Sitris

Le choix d'une vie
 
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 Mathilde

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MessageSujet: Mathilde   Mer 9 Juil - 2:22

Nom : Gaëlial
Prénom : Mathilde
Surnom : Hilda
Age : 17 ans
Sexe : F
Peuple : Hisano
Pouvoir : aucun ?
Alignement : neutre
Grade désiré : … artisane ? ^^’ (à moins qu’Eanes ne l’embauche comme espion Rolling Eyes )
Métier : artisane

Description physique :
La première impression se dégageant de sa svelte silhouette, est celle d’une grâce et d’une délicatesse toute en finesse. Légèrement plus petite que la plupart des jeunes filles de son age, elle est souvent considérée comme une fragile poupée de porcelaine dont les capacités physiques sont extrêmement limitées. Il n’en est rien, ou du moins, pas grand-chose. Issue d’une milieu bourgeois, elle a rapidement appris à se servir de toutes les ressources de son corps pour gagner de quoi survivre, ainsi que d’éviter d’être déshonorer en passant dans une ruelle un peu trop mal famée.
Après sa silhouette, c’est généralement son visage angélique qui attire le regard. Ces traits délicats, cette peau comme la neige, ces lèvres roses telles des pétales de cerisier, et surtout, surtout ces grands yeux vermeils, mélanges harmonieux de bienveillance et de malice. De fins cheveux raides tombent en cascades nacrées sur ses épaules jusqu’à la moitié de son dos.
Peu coquette, elle aime cependant arborer un aspect d’elle-même plutôt élégant, bien que simple, et présentable. Même si le noir est la couleur qu’elle porte indéniablement le mieux, elle préfère s’habiller dans les tons blancs, ou dans des couleurs plus vives. Aux bijoux elle choisit les rubans, mais sait aussi bien marier les joyaux que les galons aux vêtements.

Description Morale :
En dépit des apparences, la jeune fille est, habituellement, loin d’être un ange. Malgré son statut social non négligeable, elle a passé son enfance avec les enfants de quartiers défavorisés, préférant leur turbulence à la retenue des autres filles de bourgeois. Mathilde est naturellement espiègle et son penchant pour la franchise peut parfois passer pour de l’insolence. Par ailleurs, elle est extrêmement têtue et obstinée, et n’admet que très rarement avoir tort.
Ayant tout de même suivit une éducation respectable, l’adolescente sait se taire pour écouter ou pour ne pas vexer. C’est sa manière à elle de faire preuve de tact. De plus, malgré sa désinvolture apparente, elle mesure l’importance de chacun de ses actes afin de ne pas mettre en péril sa carrière professionnelle, ni celle de sa famille. L’honneur et la réputation sont des éléments qu’elle prend beaucoup à cœur. Elle sait qu’elle est responsable et qu’une lourde erreur de sa part peut faire basculer la vie de son entourage.
En effet, elle ne possède pas le titre de noble, et n’est donc pas assurée d’une immunité, ni au niveau de son statut, ni à celui de ses finances. C’est d’ailleurs pour cela que, malgré son esprit ouvert, elle garde une certaine rancoeur envers la noblesse, les regardant de haut, et les plus pauvres des bas quartiers, n’attendant qu’un mauvais pas de sa part pour prendre sa place. Cependant, elle estime que le véritable prestige se trouve dans le travail, et met donc toute son ardeur dans celui-ci.
Le travail, c’est véritablement ce qui la passionne, et qui lui permet de trouver du réconfort lorsqu’elle se sent mal. Car il arrive, en effet, que la jeune fille aux allures de poupée de porcelaine se prête à ce rôle, sans véritablement le désirer, et se brise aussi facilement que du verre. S’il y a bien une chose que Mathilde ne contrôle pas, se sont ses pleurs. Les larmes lui viennent comme on change de chaussettes. Que se soit en baillant, en répliquant vertement ou en étant prise de fou rire, les délicates gouttes salées trouvent le moyen de dévaler ses joues laiteuses. La jeune fille est d’une sensibilité à fleur de peau, même si cela l’énerve au plus haut point. Retournant souvent tous ses problèmes, pendant d’innombrables heures, dans sa tête, elle en arrive parfois à se mettre à bout de nerfs toute seule – oui oui elle est très forte.
Toutefois, elle met un point d’honneur à dissimuler ses sentiments atrabilaires et à évacuer la tension qu’elle s’impose en se distrayant dans les quartiers ou chez des adolescents de son niveau social.

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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 2:25

Histoire :
J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans. J’étais la fougue, j’étais la naïveté, j’étais la vertu, j’étais l’innocence. Je ne m’aventurerai pas à vous affirmer que je n’avais aucuns problèmes, nous en avons tous, sans doutes plus ou moins graves, mais toujours là pour nous prouver que la vie s’affronte. Cependant, je pense qu’il ne serait pas non plus totalement faux de déclarer que mon existence était belle.
J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans. J’étais l’espoir, j’étais l’honneur, j’étais le futur, j’étais le monde. Je suis certaine, et vous ne saurez le démentir, que j’étais alors la meilleure élève de notre voisine, qui nous faisait cours, à nous, les fillettes des commerçants. Et j’avouerai aussi, par souci d’exactitude, que j’étais aussi l’apprentie des enfants de quartiers la plus exaltée.
J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans. Quand j’ai compris que les autres pouvaient décider de notre vie. Quand mes vérités sont devenues des illusions. Quand mon univers s’est écroulé pour la première fois. Quand les premiers ruisseaux de larmes ont ternis mes joues. Quand la fulgurante vague d’acrimonie a balayé mon âme. Quand le poison de la détresse s’est diffusé dans mes veines.
Laissez moi, juste un instant, vous confier un moment de mon existence. Laissez moi, l’espace de quelques minutes, déposer une partie de mon lourd fardeau sur vos épaules. Laissez moi, tout simplement, être vivante à vos yeux, avant d’oublier à nouveau, pour pouvoir avancer.

Je suis née à Thera, petite ville portuaire de la principauté d’Hisano. J’avais alors deux frères aînés, jumeaux, âgés de 4 ans. Mes parents tenaient un atelier de couture, plutôt renommé, et aidaient de leur mieux mes grands-parents, pêcheurs de leur état. Je n’ai pas gardé beaucoup de souvenirs de l’agglomération en bord de mer, nous n’y sommes pas resté très longtemps et j’étais bien trop jeune pour garder en mémoire autre chose que de vagues impressions de fêtes et d’amusement. Trois années après ma naissance, mes grands-parents décédèrent et nous quittâmes Thera pour gagner Aliana.

Aliana, capitale de la principauté d’Hisano. Avec ses quartiers recélant bien des mystères, ses ruelles étroites et odorantes, ses gamins chapardeurs, ses commençants aigris, son palais majestueux, sa muraille devenue grisâtre avec le temps… Véritable berceau de mon histoire. Tout comme dans Thera, mes parents y installèrent leur atelier de couture. Notre boutique était plutôt confinée mais s’étalait assez en longueur pour lui donner un certain confort. Nous établîmes domicile dans les deux étages surplombant le commerce, facilitant ainsi nos activités. Lorsque j’eu 4 ans, ma mère donna naissance à une petite sœur. Rapidement, nos affaires prospérèrent et nous fûmes véritablement traités en temps que bourgeois.
Afin d’honorer ce statut, et surtout de le sauvegarder, nos parents nous apprirent l’art de la couture et nous firent donner des cours par notre voisine, ancienne tutrice reconnue du royaume d’Akane. Soucieux de nous ouvrir d’autres portes, si le marché du tissu, du vêtement, du chapeau et des tapisseries venait à décliner, nos parents s’arrangèrent avec leurs nouveaux contacts dans la ville pour nous initier aux autres métiers de l’artisanat et du commerce. Au fur et à mesure, ils avaient intégré le groupe particulier de la bourgeoisie et il devint soudain important que mes fréquentations fussent des enfants de commerçants plutôt aisés.
J’ai toujours respecté le choix de mes parents. Je sais à quel point il est difficile de vivre dans notre monde, et à quel point le travail est nécessaire. Néanmoins, je tenais aussi à rester en contact avec ceux qu’on appelle généralement les pauvres. Ou le peuple. Les paysans, les taverniers, les orphelins, les mendiants, les autres. Même s’il restait toujours entre eux et moi une certaine tension, ils m’étaient bien plus agréables, moins coincés et plus francs que ces jolies petites poupées vêtues d’élégantes robes ou ces jeunes hommes déjà à compter combien votre dot leur rapportera. Beaucoup virent très mal mon attirance pour les bas quartiers, mes parents les premiers. Cependant, petit à petit, je réussis à concilier mes ambitions et mes devoirs de bourgeoise avec mon naturel… sauvage.
Ma vie semblait donc déjà toute tracée. Un trait franc et lumineux coupant droit le ténébreux destin. Mais il y eut un zigzag. Il y eut une erreur. Alors que j’avais tout juste 13 ans.

Il faut que je vous parle de mon père. ‘Papa’, comme je l’appelais avant. Mon père était ce genre d’homme, à penser qu’il était le chef de la maison, et que ma mère devait lui obéir. Mes deux parents travaillaient pour faire rentrer de l’argent, mais c’était ‘Papa’ qui travaillait le plus, donc Maman qui s’occupait de la maison. Et de nous. J’ai lu ça, une fois, dans un livre. Que dans un couple, il y a toujours une personne qui joue l’enfant et l’autre l’adulte. Chez nous, ça n’était pas tout à fait cela. Maman était l’élève, ‘Papa’ était le professeur.
Je ne sais pas s’il est raisonnable d’aller plus loin. Par question d’éthique. Il n’est agréable pour personne de parler de ses parents, ni d’en entendre parler. C’est extrêmement gênant, car il n’est sans doutes pas moral de critiquer ses géniteurs. Mais je prendrai le risque.
Maman était une jolie femme, et beaucoup disent que je tiens d’elle. Cela me gêne énormément. En premier lieu car ma mère est décédée, dans un second temps parce que cela signifie que l’on m’a déshabillé déjà une fois du regard, et je déteste ça. Maman était très belle, mais aussi très douce. C’est peut être cela qui a sauvé sa relation avec mon père, mais c’est peut être aussi cela qui l’a mise en péril.
‘Papa’ n’était pas, à proprement parler, un bel homme. Mais il savait faire rire, tout comme il savait se faire écouter. Et je crois qu’il finit par oublier Maman. Parce que ma mère lui appartenait déjà, parce qu’elle se pliait presque aveuglement à tous ses désirs, parce qu’elle était belle mais qu’il y en avait d’encore plus jolies qu’elle. Parce que l’amour s’use avec le temps, mon père se désintéressa de Maman.
Je crois que je l’avais déjà compris, en ce temps, mais mes parents s’étaient Maman ET ‘Papa’. Alors je pense que, comme la plupart des enfants, je n’ai pas voulu voir, parce que c’était eux.

J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans quand j’ouvris brutalement les yeux. A cet age là, j’avais déjà tout d’une petite femme. La mentalité en moins. Je m’amusais des réactions de mes amis du peuple ainsi que de celles des autres enfants bourgeois. Je changeais, ils changeaient, nous changions, mais sans vouloir être présomptueuse, j’étais tout de même la plus belle des fleurs de mon age. Le regard des adultes, sur moi, avait lui aussi changé. Un peu, pour certains, beaucoup, pour la plupart. Cela me gênait plus, et les histoires de mariages arrangés entre des princesses et des rois de vingtaines d’années de plus qu’elles m’horrifiaient, et me faisaient rire. Nous faisaient rire, mes amis et moi. Mais je crois que nous aurions bien moins ri, si nous avions connu l’avenir.
Ce que je vais vous dire vous amusera peut être. Ou ne vous touchera. Mais sans doutes cela vous dégoûtera, et changera votre regard vis-à-vis de vos proches. Je ne vous oblige pas à rester là, je comprends très bien ce qu’implique savoir ce que j’ai vécu. Mais j’aimerai au moins que vous respectiez mes paroles, les confessions d’une âme déchirée.
J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans, et le regard de mes amis avait changé, et le regard des adultes aussi, ainsi que celui de mon père. J’étais belle et rebelle. J’étais la copie presque conforme de Maman, le caractère en moins. J’étais, et c’est dur à dire, devenue désirable aux yeux de ‘Papa’. J’étais devenue la femme dont avait rêvé, dont avait fantasmé, ‘Papa’. Je n’étais plus Mathilde.

Tout se passa par une morne journée d’hiver. La boutique avait été fermée pour toute la journée car nous avions bien travaillé ces derniers mois et que nous pensions pouvoir nous octroyer un jour de congé. Maman était partie prendre le thé chez des amies en emmenant ma petite sœur avec elle. Mon père et mes frères avaient quitté tôt la boutique pour aller faire deux trois courses. J’étais seule à la maison et venais de me lever.
J’avais passé une belle soirée inoubliable avec un ami de longue date et dormir jusqu’à 10h ne me semblait pas être une faute. Après un petit déjeuner plutôt pauvre car je n’avais pas très faim, j’étais allée droit vers la salle d’eau pour me nettoyer le corps. Fort heureusement, nous avions l’eau chaude et l’opération ne s’avéra pas si suicidaire que cela.
Cependant, alors que je me rinçais les cheveux, des bruits de pas dans l’escalier me parvinrent. Réprimant un sursaut de surprise, je considérais un court instant ma situation – pas très sage pour aller à la rencontre de quelqu’un fut-elle sa mère – et m’enroulais rapidement dans une serviette non loin de là. Alors que je sortais de la salle d’eau pour découvrir qui était rentré, de rencontrait mon père qui venait juste d’arriver en haut des marches.

- Bonjour Papa ! l’abordais-je avec un grand sourire. Ca s’est bien passé ?

Mon père s’avança dans ma direction.

- Ca va.

Il avait cet air un peu rougeaud qu’il prenait dans ces soirées un peu trop arrosées. Mais cela ne retint pas trop mon attention.

- Et les jumeaux ? Tu les as vendus?

- Passent leur journée chez des amis.

A y repenser, j’aurais dû me douter de quelque chose. Cette manière de parler, ces relents d’alcool, cette façon de plonger son regard à la base de mon cou… J’aurais dû, mais c’était ‘Papa’. Et aujourd’hui encore, j’ai horreur d’y resonger.

- Cool, j’finis d’me laver. Y a ton journal sur la table, s’tu veux.

En temps normal, ‘Papa’ n’aurait jamais toléré ce langage de banlieue. Mais en temps normal, ‘Papa’ n’aurait jamais fait glisser ma serviette à terre.

Je n’ai pas fini de me laver, ce jour-là. Mais j’ai cessé d’avoir un ‘Papa’. Tout comme j’ai perdu ma virginité. Je n’entrerai pas dans les détails. Tout d’abord parce que rien que de vous livrer cet instant de ma vie m’entaille profondément le cœur, et que je m’achèverai à vous restituer la scène. C’est difficile d’en parler, c’est difficile d’être comprise. Chaque fois que l’on me regarde en temps que femme, chaque fois que l’on me touche, je sens que mon corps est souillé, d’une saleté qui ne partira jamais, et je repense à cette journée. Cette journée où j’avais tout juste 13 ans, et où ‘Papa’ a cessé d’exister, et où Mathilde n’a plus été. Par ailleurs, je ne veux pas vous imposer le supplice de vivre cette scène. Je ne veux pas que vous en soyez les témoins. Et je ne veux pas que votre imagination ne se l’approprie. Pas besoin de plus d’âmes à l’agonie, vous avez déjà bien assez à faire avec vos propres soucis. Et enfin, en dernier lieu, parce que j’en ai honte. Honte d’avoir vécu ce que j’ai vécu. Vous n’en saurez pas plus à ce sujet, j’en ai déjà trop dit et commence à le regretter.

Les jours qui suivirent mon… viol. Puisque cela s’appelle ainsi. Je n’osais croiser le regard de mon père, ni rester dans une pièce en sa seule compagnie. Et j’avais peur des hommes. Terriblement peur. Je passais donc mon temps collée aux jupes de ma mère, comme le faisait ma petite sœur. Mais je la lâchai. Une fois, une seule, et cela suffit pour que le drame arriva.
Nous étions presque tous à la boutique. Les jumeaux étaient sortis chercher du tissu au marché mais ma petite sœur, Maman, mon père et moi, étions à l’atelier. ‘Papa’ était à l’étage en train de faire les comptes, alors que nous nous occupions de clients. Deux charmantes femmes de la haute noblesse. Nous leur fîmes essayer quelques robes qu’elles avaient commandées et il advint qu’elles nécessitaient encore quelques retouches. Lorsqu’elles ressortirent enfin le sourire satisfait aux lèvres, Maman nous chargea, ma sœur et moi, de nous occuper immédiatement des reprises pendant qu’elle montait donner l’argent à ‘Papa’. Nous nous exécutâmes et il n’y eut bientôt dans la boutique plus que ma sœur, moi, le silence et le tic tac de la nouvelle pendule.
Et les secondes passèrent, puis les minutes, et enfin les heures, sans que nos parents ne descendent. Si bien que les jumeaux furent rentrés avec de nouvelles étoffes avant que d’autres personnes ne nous rejoignent dans l’atelier où nous travaillions. Je me souviens m’être rapprochée imperceptiblement de ma sœur, lorsque mes deux frères furent entrés, et d’avoir grimacé, lorsqu’ils nous proposèrent de monter voir les parents ensemble. Nous avons fermé la boutique et gravi les escaliers. Pour tomber sur une scène d’horreur.

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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 2:26

J’avais 13 ans. J’avais tout juste 13 ans, quand nos parents se sont donnés la mort. Je ne sais pas comment cela s’est passé, et je ne veux pas chercher. C’est déjà bien assez douleur comme ça. Les jumeaux m’ont ordonné de redescendre avec ma petite sœur, et nous avons obtempéré. Et nous avons attendu. Nous avons attendu ce qui nous a paru être une éternité. Et puis, ils ont fait de même, avec des paquets en plus. Je devinais dans leurs bras, emmaillotés dans des draps sombres, les corps immobiles à perpétuité de nos parents.
Nous les avons enterrés dans la plus grande discrétion, dans le cimetière d’Aliana, laissant juste une stèle discrète, avec leurs initiales dessus, témoin de notre passage. Puis nous sommes rentrés, encore sous le choc, et nous nous sommes organisés.
Nous ne sommes pas héritiers de commerçants bourgeois pour rien. Nous savions nous débrouiller seuls, depuis que nous avions appris à nous servir d’une aiguille. Tout comme nous savions dresser des plans B, dans n’importe quelle situation et, en l’occurrence, lors de la mort de nos parents. Les jumeaux avaient déjà nettoyé la pièce où on avait retrouvé les corps, et notre organisation fut en place quelque peu avant que les douze coups de minuit sonnèrent.

Par la suite, nous fîmes passer la rumeur que nos parents étaient partis sur les routes afin d’aller chercher des tissus bien particuliers en comté de Fubuki. Puis, peu à peu, nous divulguâmes celle selon laquelle ils étaient morts sur la route. Etrangement, cela passa plutôt bien, et malgré mes principe et mon naturel franc, je dois avouer que cela m’arrangeait bien. D’ailleurs, les habitants d’Aliana finirent pas cesser de nous parler de nos parents, ou encore de nous comparer à eux, et nous devinrent des artisans à part entière, plus de pauvres enfants laissés à un triste sort.
Au bout de quelques années, inquiets de mon comportement toujours aussi froid et réservé que j’arborais depuis ce fameux jour, mes grands frères et ma petite sœur se mirent en tête de découvrir le pourquoi de ce changement de caractère brutal sur une longueur alarmante. Ce fut une période difficile, pour nous quatre, et la soirée où je me livrais enfin fut sans doutes une des plus pénibles de notre existence.
Et s’ils ne purent comprendre toute l’étendue de l’horreur de la chose, ils m’aidèrent à retrouver mon éclat d’antan. Et sans doutes réussirent-ils, au mieux qu’ils pouvaient. Car au cours de ma 15 ème année de vie, je retrouvais le sourire pour la première fois depuis le viol. Puis, peu à peu, ils me redonnèrent confiance en moi et m’offrir de nouvelles bases sur lesquelles me construire.
Je ne redeviendrai jamais l’innocente Mathilde que j’étais, car il subsistera toujours cette blessure, au fond de moi, comme une bavure indélébile, mais peut être serai-je de nouveau quelqu’un, un jour.

Depuis que j’ai 16 ans, nous avons un peu changé le fonctionnement de notre commerce. Nous avons constitué des équipes de deux, un garçon et une fille, l’une restant à la boutique et l’autre sillonnant le monde afin d’y exercer ses talents et faire de la publicité. Nous avions aussi prévu de faire permuter les rôles chaque année, mais je doute que cela se fera. Mon frère qui doit rester à l’atelier cette année s’est trouvé une petite amie à Aliana, et ne semble pas être prêt à la quitter 365 jours pour aller faire de la vente à domicile. Et ma petite sœur est encore un peu jeune pour parcourir ainsi les routes. Mais nous verrons bien.
Pour le moment, se sont Kyle et moi qui empruntons les chemins de Sitris. Et même si notre commerce marche plus que bien, nous ne sommes pas prêts à abandonner la vente à domicile, nous, artisans des routes !

Armes : aiguilles

Autres : Mathilde ne supporte pas le contact (j’aurai pu le mettre dans la description morale, mais bon…)

---------------------
Règlement :

Code 1 : Ortho
Code 2 : Flocon
---------------------

Hors-jeu :

Comment avez-vous connu le forum ? par un heureux hasard
Comment le trouvez-vous ? sympathique
Votre expérience du RP ? heu… près d’un an, je crois
Questions ? un pouvoir est-il nécessaire?
Autres ? oui, ça n'est pas une heure raisonnable pour poster, mais bon >.< .... je me demande aussi qui aura le courage de tout lire xD
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 14:16

Bienvenue à toi

Alors là...moi j'ai eu le courage de tout lire mais je ne sais pas si je le referais...

Dans le genre histoires tristes je pense que pour Sitris tu as la palme...(tu mets illandir minable là^^)

(Quelqu'un d'Hisano pour changer^^)
Pour le pouvoir ce n'est pas nécessaire je pense, mais disons conseillé (enfin si ça fini en guerre on va dire que c'est plus pratique...)

Encore une fois, bienvenue^^
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 14:29

Hesako minable ahahah ^_^

Bienvenue ! Triste l'histoire ><
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 14:35

Morgan, loin de moi l'idée de te contredire mais ... je ne vois pas d'Illandir ici; cependant je distingue un certain Hesako. Un comte que l'on peut, je pense, qualifier de hautement paranoïaque ou de fou si vous voulez; mais attention ! Les hommes ont souvent tendance à confondre les germes de la folie avec le génie le plus pur.

Hum, veuillez m'excuser pour la présomption dont je viens de faire preuve; elle était mal placée et relève de la vanité et d'un manque de politesse des plus grands: Il est de mise de, tout d'abord, souhaiter à cette gente Dame que voilà un bienvenue grandiose mêlé à l'espérance d'un pauvre rpiste que la noble dame se plaira en ce lieu; Quoiqu'il en soit, Fubuki reste ouvert...

(Et à bientôt pour une nouvelle fiche mouahahahaha! Illandir, c'est moi, et j'ai justement deux trois nouvelles que je viens de retranscrire sur world; et au passage, très belle fiche, dans les tons mélancoliques, alliant parfaitement la tristesse des événements avec quelques touches philosophiques -ou métaphysiques, à vous de voir- dont on devine à peine la profondeur)
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 14:40

Le point positif c'est que voilà une fille qu'Hesako n'est pas prêt d'avoir^^

Enfi loin de moi l'idée de te contredire mais ta "présomptuosité" ne figure pa dans mon dictionnare^^ Bref on est HS là Donc re-Bievenue^^

(han le méchant il a édité xd)
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 16:15

Merci beaucoup! Very Happy

(tu devrais le savoir, Morgan, les personnes haut placées n'aiment pas perdre la face Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 16:36

Bienvenue! =)

Amuse-toi bien sur le fow' ^^

(Par contre, sorry, pas le temps de lire ta fiche today T.T' Mais bravo pour la longueur mdr)
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 16:37

Jolie fiche, j'aime beaucoup ^^

Bienvenue parmi nous Wink
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 17:15

Mais non, mais non, c'est Morgan qui vous induit lâchement en erreur: je tentais, fort mal, je l'avoue et le confesse en croisant votre regard empreint de la pureté ingénue qui est propre aux enfants et aux saintes, d'égaler une politique française qui a eu l'extrème intelligence d'inventer le mot "bravitude". Cependant, je m'en sors d'une manière éxécrable, et j'ai donc convenu avec moi-même de cesser toutes cette vaine agitation cérébrale et de remettre correctement le mot fatal et abject que j'avais futilement inventé; ainsi, toute l'histoire vous est conté et je ne doute pas que vous comprenez tout ceci fort aisément What a Face

hum hum...Vous disiez donc? Que les personnes hauts placées n'aiment pas perdre la face?
Moi j'affirme que vous avez une idée de moi haut placée >.< (oyé oyé ! bonnes gens ! contemplez ce jeu de mots on ne peut moins bien tourné! )

Bref, de peur de vous ennuyer, je me retire avec panache et vous laisse bien bête en ce lieu précaire qui ouvre cependant les portes de Sitris!


Dernière édition par Hesako le Mer 9 Juil - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 9 Juil - 18:54

Sors donc bien Hesako >.>

Voilà une fiche aussi impressionante que magnifique Smile
Vraiment, chapeau bas ^^

Je crois qu'il n'y a aucune raison que ta fiche ne soit pas validée.
Bienvenue ici et amuse-toi bien Smile

Pour le pouvoir, c'est un don naturel, donc tous les habitants d'Hisano ont le pouvoir de contrôler la Terre, ceux d'Akane le Feu ou les Ténèbres, ceux de Fubuki l'Eau ou la Lumière, etc...
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MessageSujet: Re: Mathilde   Jeu 10 Juil - 18:15

Bienvenue !

Magnifique fiche vu la longueur, je la lirai bientôt ^^ (déso' que ça soit pas tout de suite mais j'ai pas le courage XD)

Note : précisons pour le pouvoir que vous ne pouvez en possédez qu'1 ! Ici le problème ne se pose pas, mais par exemple pour Akane, le pouvoir dépend de la famille. Si vous êtes nés dans une famille issue du peuple des ténèbres, vous aurez les ténèbres et inversément pour le feu.
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MessageSujet: Re: Mathilde   Jeu 10 Juil - 19:30

Okay!
Merci beaucoup pour les précisions! ^^
Et je n'vous en veux pas de ne pas lire, moi même je n'en aurai pas eu le courage ^^'

(très fin le jeu de mots, Hesako Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: Mathilde   Lun 14 Juil - 22:03

Yuk....Encore la dernière....

Enfin quelqu'un que je peux controler! Bienvenue! (Je plaisante ><)

J'ai lu l'histoire. Très bien écrite. J'aime bien^^

Pour ce qui est du grade, c'est comme tu veux^^ Ou alors tu continue le porte a porte ou bien...Tu espionne au porte à porte^^

Vive Hisano^^
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mar 15 Juil - 21:38

Comment ça, que tu peux contrôler (c'est ce qu'on va voir uhuhuh xD)!
Je vais (pour la peine, na!)... continuer le porte à porte ^^ mais on verra bien si ça continuera... lorsque nos personnages se croiseront! ^^
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 16 Juil - 19:27

Ahhh ! Je devais te dire un autre truc Mathilde !

j'adooore ton vava et ta signature (vive l'allemand =D première fois que je vois de l'allemand sur un avatar =D)
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MessageSujet: Re: Mathilde   Mer 16 Juil - 21:40

Merci! ^^
Ca me chagrinait de ne voir que des avatars en français ou en anglais! xD
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MessageSujet: Re: Mathilde   Jeu 17 Juil - 15:37

sûr XD

et en plus, l'allemand c'est génial =D
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