Sitris

Le choix d'une vie
 
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 Grande Salle

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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 1 Juil - 19:05

L’être humain est un être complexe qui se compose de biens des choses, d’apparence futile pour certaines, ou complexes pour d’autres ; cependant, par essence pure, chacune de ces choses, de ces composants organiques si petits que l’œil humain ne pouvait les percevoir à l’œil nu, possédait une utilité qui leur était propre, si subtil que le commun des mortels la dédaignait ostentatoirement et que seul les grands sages savent appréhender sans tomber dans l’erreur humaine et préserver dans le mauvais chemin. De la même manière, chaque action qui avait lieu de par le vaste monde aux injuste lois, chaque petit mouvement, chaque battement d’aile d’un simple oiseau pouvait se répercuter des dizaines, des centaines, des milliers et des millions de fois, s’amplifier et terminer sa course en ravageant tout sur son passage, brisant d’éphémères existences sans pitié, saccageant les créations des hommes, fruits de dures années de labeurs acharnée empreint de souffrance, de privation, de sueur mêler à du sang : C’était ce qu’on appelait des catalyseurs. Et cet homme là, ce forgeron de talent, spécialisé dans les armes de l’ombre en était un. Chacun de ses actes, de ses paroles, tout ce qu’il entreprenait était dangereux. Car par lui seul il n’était rien, mais son discours était alléchant, terriblement séduisant et concupiscent. Les âmes faibles des paysans rongés par la faim et les vicissitudes du temps écouteraient ce discours, l’ébruiteraient autour d’eux, puis peu à peu le bruit courrirai, allant en s’enflant avant de devenir hors de contrôle. Une révolution naîtrait alors. Mutinerie qui atteindrait, même indirectement chaque pays. Hesako ne pouvait permettre qu’une telle chose se produise, son devoir était de protéger son peuple. Et le forgeron était une menace pour son peuple : Il fallait l’éliminer, ou au moins l’empêcher d’agir. Car sinon, Sitris connaîtrait à nouveau le fracas des armes s’entrechoquant, le chant plaintif et pernicieux des mourants, ultime ode à la vie ; Sitris serait à nouveau couvert du sang par les hommes versés et verrait ses petit ruts, ses petits cours d’eau ,purs, ses rivières et ses fleuves, ses mers et ses océans se teintaient d’une abject couleur pourpre qui se reflétera dans le ciel apocalyptique que les morts damnés visite en silence.

En quelques secondes, le comte grava l’image de Saïph dans son esprit. Jamais il n’oublierai le nom et l’apparence de ce dernier. A partir de ce jour, sa vie, ou au moins sa liberté, étaient menacées. Il serait traqué par les agents de Fubuki ; où qu’il aille, il serait poursuivi. Tel était désormais son destin. Destin que le forgeron s’était lui-même tracé en exposant dangereusement son projet stupide.
Hesako ne tenait pas particulièrement à tué, ou à priver qui que ce soit de sa liberté, cependant, c’était son devoir. En tant que comte de Fubuki, acteur de la paix et homme aspirant à la tranquillité et non pas à la furie de la guerre il le devait. C’était à la fois une souffrance de condamner des hommes au trépas, à l’emprisonnement et un honneur. L’honneur de préserver le pays des conflits ethniques qui n’auraient d’autres issues que l’anéantissement du peuple des hommes. Il s’agissait du paradoxe humain dans toute sa noir splendeur : L’Homme Haïssait la guerre et chantait les louanges de la vie et cependant ne pouvait s’empêcher de combattre leurs voisins –que ce soit par cupidité, concupiscence ou quelques autres motifs que ce soit, engendrant ainsi des tueries inutiles et vaines. Mais ainsi était-il fait, et le temps, s’il coulait inexorablement, ne laissant derrière lui que l’ombre de pâle souvenir, n’assagissait pas les âmes des hommes. Il coulait, et il passait.

Avant même qu’Hesako eut peut prendre la parole – ce qui aurait été à coup sûr une mauvaise idée- Naline s’était vigoureusement levée et avait réprimandé sévèrement le forgeron. Le comte ne put s’empêcher d’esquisser un fugace sourire sur son visage maladif. La Princesse possédait un fort caractère, un caractère entier, terriblement séduisant. Sans s’en rendre compte, le jeune seigneur laissa son regard s’éternisait sur les larges bandes de peaux que laissait apparaître les vêtements de la jeune fille. La vue splendide de cette beauté d’Akane était bien plus plaisante que les quelques paroles de la reine auxquelles Hesako se sentit obligé d’ajouter :


-C’est également le point de vue de Fubuki et la principale raison de ma présence en Akane en ce moment même. La paix est bien préférable à la guerre, maître forgeron, et vos discours, qu’ils contiennent une once de vérité ou non, ne changeront rien à la donne. Fubuki ne veut pas de ces armes de l’ombre, de ces armes qui engendrent la mort, mais la mort à mauvais escient. Car, sachez-le, vivre est un luxe de nos jours. Il est préférable de garder la vie aussi longtemps de cela est possible ; il est préférable également de ne pas vouloir attenter un peu trop à cette vie trop précieuse pour chacun de nous.

Sans se soucier de la réaction du forgeron qui, de toute manière, ne pouvait que s’incliner, le comte se tourna vers la reine et continua, d’un ton plus avenant :

-Bien, si monsieur le forgeron accepte la proposition, je pense qu’il est temps pour chacun de se retirer. Nous finaliserons cela demain, cela vaudra certainement mieux. Je suis fatigué ce soir, et je pense qu’il en est de même pour chacun d’entre nous. N’est-il pas mieux donc de se reposer et remettre à demain ce qui n’avancera pas plus avant ce soir ?


Dernière édition par Hesako le Jeu 10 Juil - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 4 Juil - 14:02

Elle avait déglutit, se rendant compte un instant qu'elle s'était bien trop vite emportée. Une fois de nouveau assise, son regard se porta sur Hesako qui avait surement découvert sa vrai nature. De toute manière elle lui avait fait part de son caractère lors de leur combat, où la victoire fut accordée à l'homme. Elle eut un instant l'impression qu'il la regardait, mais elle détourna les yeux avec l'impatience nerveuse de connaître la réaction de sa mère. Pourvu que cette dernière ne lui demande pas de quitter les lieux, non pas que la princesse appréciait cette discussion, mais parce qu'elle se voyait très mal partir devant ces deux garçons.

Etrangement, Naline eut l'impression d'apercevoir de la fierté et de la satisfaction dans le regard de sa mère. Aurait-elle donc bien agi ? Bien que sa colère ne soit pas prévue. Ses paroles devaient être bonnes, elle n'avait fait que dire ce qu'elle pensait, sur un ton assez vif, certes...
La belle femme s'empêcha de sourire pour ne pas paraître malpolie envers le forgeron, néanmoins elle croisa les jambes sous la table avant de se détendre, satisfaite.

La reine exposa son avis, avec un calme irréprochable que la princesse admirait. Elle fit ensuite une proposition au forgeron en affirmant que le projet de ce dernier était refusé, heureusement. Pour tout dire, Naline en voyait pas un tel homme prendre en main ce que demandait sa mère, c'est pourquoi elle espérait qu'il refuse...
Cette fois, elle ne put cacher son sourire envers Leyla lorsque la dame lui fit passer l'épée que Saïph lui avait prêté. La princesse riva son regard sur le manche lisse, avant de manipuler la lame avec délicatesse du bout de ses doigts. Elle observait avec attention le métal finement taillé, toutes les subtilités prouvant que le paysan était bien un forgeron, si c'était bien lui qui l'avait faite bien sûr. La jeune femme semblait presque admirative devant l'arme blanche, l'étudiant de haut en bas, jusqu'à critiquer intérieurement les fissures minimes, visibles à l'intersection de la lame et du manche. Elle paraissait solide, un peu légère et surtout facilement maniable.
Une fois son analyse terminée, Naline rendit la lame à son propriétaire en regardant le nouveau jouet partir sur un air de regret.

Elle écouta les paroles d'Hesako qui, finalement, ne faisait que répéter ce qu'il avait déjà énoncé, lui ou la reine. En revanche sa dernière phrase soulagea grandement la princesse lorsqu'il demanda à ce que l'audience s'arrête. Ça aurait du être à Leyla de le dire ça, il n'est pas chez lui et se permet bien des choses, néanmoins la princesse n'était pas prête à disputer de ce genre de futilités, encore moins avec le comte.
Cependant Naline ne se leva pas. Elle attendit que sa mère le fasse pour faire de même, mais elle murmura à l'intention de cette dernière.


- Mère, j'aimerais vous parler seule à seule si vous voulez bien...

Elle tourna ensuite la tête vers Hesako avant de déclarer poliment.

- Puis je vous faire attendre quelques minutes avant de vous conduire à votre chambre ? Je vous remercie...

De toute manière, il n'avait pas vraiment le choix et sans attendre sa réponse, la princesse avait déjà reconcentré son regard sur la reine en attendant une réponse de cette dernière.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 4 Juil - 16:57

Les yeux noirs de la Reine se rivèrent sur le Comte de Fubuki, qui semblait avoir été convaincu par le discours de Naline, oui qui devait avoir pris position avant l'intervention inattendue de la princesse. En parlant de cette dernière, Leyla jeta un bref coup d'oeil à sa fille adoptive, espérant qu'elle s'était calmée mais qu'elle ne culpabilisait pas trop pour son intervention qu'elle jugerait peut-être déplacée. Mais l'attention de la princesse semblait s'être reportée sur l'épée que lui avait fait passer sa mère, sachant pertinemment que Naline s'y intéresserait, bien plus qu'à la conversation se déroulant dans la pièce. Leyla ne put s'empêcher de sourire en voyant l'oeil expert de sa fille parcourir la lame forgée par Saïph pour relever le moindre défaut ou faire le bilan des qualités d'une telle arme. Certes, ce bilan ne serait pas entendu par les autres protagonistes, mais Leyla savait qu'il était établi dans l'esprit de sa fille. A force de la côtoyer, elle avait fini par comprendre comment, en partie, Naline réfléchissait.

L'attention de la souveraine se reporta sur Hesako. Tant mieux, celui-ci ne désiraiot pas la guerre, ce qui faisait un ennui en moins pour la Reine d'Akane, qui voyait se profiler un bon nombre de difficultés devant son envie de faire d'Akane un royaume pacifique, néanmoins bien protégé en cas de problème. Et c'était notamment cette volonté qui était mal comprise puisque la majuere partie des regards exutérieurs à Akane voyaient la force militaire du pays de la Rose rouge comme une menace, et non un outil d'auto-défense. D'ailleurs, il existait même des esprits du Royaume qui voyait la chose ainsi... Ce qui n'arrangeait pas les affaires. Enfin bref. Pour le moment, elle n'aurait plus qu'à se concentrer sur Hisano et Kazuyoshi, même si il fallait garder un oeil sur Fubuki. Enfin, la priorité, c'était d'abord de s'occuper d'Akane elle-même, qui n'était pas aussi stable qu'on pourrait le croire.

Visiblement, Hesako tenait vraiment à sa vie. Si bien, que cela pouvait paraître... indigne. Indigen pour un souverain d'attacher autant d'importance à sa propre vie. Pour Leyla, un gouverneur devait faire passer les intérêts de son pays avant les siens, et notamment sa vie. Bon, d'accord, elle aussi cherchait quelque part à droger à cette règle en se créant une double identité, mais son dévouement pour Akane restait le même. Les habitants d'Akane voyaient en elle un être capable de gouverner, capable d'assouvir leurs désirs, capable de sacrifier sa vie pour eux. Est-ce que les habitants de Fubuki avaient une pensée semblable ? Leyla se doutait bien que la réponse était positive, et qu'un bon nombre d'entre eux auraient été déçus de voir à combien Hesako estimait le prix de sa propre vie. D'ailleurs, ceci eut pour effet de faire redescendre Hesako dans l'estime de la Reine, qui ne voyait pas le Comte comme quelqu'un de très méritant. Dès le début de cette réunion, elle l'avait vu d'un mauvais oeil à cause de son parler, et Leyla jugeait qu'il faisait partie du genre de personne que l'on eput stôyer que lorsqu'elles se taisent. Parce que cette fois-ci, il aurait encore dû garder sa langue dans sa poche.

Leyla se retint de fusiller le Comte du regard. Certes, il venait de clore l'audience, audience que Leyla n'avait jamais demandée, mais ce n'était pas à lui de le faire. Certes, la Reine exécrait les formalités et les discours pompeux, mais la politesse restait toujours telle qu'elle l'était. Enfin, Hesako venait de mettre fin à un moment pénible de la vie d'une souveraine. Elle pensait donc qu'elle pouvait lui pardonner - même si l'impression qu'elle avait de lui ne s'était pas franchement améliorée.

- Bonne idée, soupira la Reine, pour ne pas faire trop long.

Ses yeux noirs se posèrent sur Naline. Elle se souvenait toujours de lui avoir dit qu'elle accompagnerait Hesako jusqu'à la chambre qui lui était réservée, et cette parole tenait toujours. Et il était d'ailleurs trop tard pour la retirer. Hesako n'était pas remonté dans l'estime de la Reine, contrairement à ce que Naline semblait éprouver. Ce qui pouvait paraître embêtant aux premiers abords, mais Leyla ne voulait pas imposer quoi que ce soit à sa fille. D'ailleusr, cette dernière avait devancé la Reine en lui demandant explicitement une conversation en privé... En même temps que Naline, Leyla tourna la tête vers son invité, avec l'intention de lui donner quelques directives, puisqu'il n'était pas chez lui.

- Si vous pouviez avoir l'amabilité d'attendre dehors, fit Leyla avec un faux sourire.

Sourire à cet homme ne lui disait pas grand chose puisqu'elle ne l'estoimait justement pas à grand chose. Mais bon, on ne put pas se permettre d'être impoli envers un invité de marque... Elle aurait été Ley, elle lui aurait balancé à la figure tout ce qu'elle pensait, mais elle n'avait pas ce loisir en tant que Reine. Son regard d'encre se posa sur Naline, après qu'elle eut fait un signe aux autres de sortir de la salle, même à Saïph, qui sembla s'exécuter sans broncher.

- Aucun problème, fit Leyla à sa fille, en souriant.

Cette fois-ci, il s'agissait d'un sourire franc, un sourire qui n'était pas formel et qui pouvait bien être dédié à ses proches...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Dim 6 Juil - 16:43

[HRP : je profite qu'Hesako soit en vacance pour commencer la discussion, avec un peu de chance elle sera finie quand il reviendra ^^ ]

Naline s'était levée, alors que sa mère venait de demander à ce cher comte de les attendre dehors. Tant mieux, la jeune fille se retint à nouveau de sourire pour ne pas paraître impolie auprès d'Hesako, en revanche elle lui lança un regard confiant avant d'ajouter.

- Je vous rejoins dés que possible.

Une fois qu'elle furent totalement seules, la princesse d'Akane poussa un assez long et surtout très profond soupir. Par où commencer ? Déjà commencer futilement de la réunion pour montrer qu'elle ne s'en était pas désintéressée.

- Désolé de m'être emportée, si maître Tensh l'apprenait, il me tuerait sur place. Fit-elle en esquissant un sourire légèrement moqueur en pensant à la réaction de l'homme en question.

Maître Tensh était considéré en partie comme son tuteur. Il tentait d'éduquer, de moins en moins certes, la princesse au rôle qui devait normalement l'attendre lorsque Leyla ne serait plus capable de gouverner le royaume. Il insistait énormément sur la maîtrise d'émotion, et à chaque fois que Naline s'énervait il la réprimandait. Heureusement qu'il n'avait pas participé à l'audience...
La jeune femme continua en étirant ses bras devant elle, regardant sa mère en souriant toujours.


- J'ai encore beaucoup de choses à apprendre... Mais j'ai pas pu m'en empêcher, j'avais envie de lui sauter dessus...

Elle baissa légèrement la tête, s'imaginant une nouvelle fois la scène. Si elle avait fait ça... Enfin de toute manière, même s'il avait dit la pire des bêtises elle ne l'aurait pas fait. Quoique...

- Enfin bref.. Je ne vais pas tourner autour du pot, je veux te parler d'Hesako. Tu as surement déjà du voir que l'ambiance n'était pas très professionnelle entre nous, ben en fait c'est pire que ça, je l'ai embrassé.

Sur l'instant, elle trouva l'annonce plutôt brutale en plus d'être soudaine... Histoire de s'enfoncer davantage, Naline rajouta.

- Je lui ai fait visiter le parc, et on s'est assis au bout d'un moment. Il m'a montré des peintures qu'il avait faite, puis j'ai eu envie de l'embrasser, et il m'a pas repoussé.

Elle releva la tête vers sa mère, fronçant légèrement les sourcils. Durant la réunion elle avait eu le temps d'y réfléchir entre deux crises de colère, puis elle s'était rendue à lévidence sur une chose, elle n'avait pas l'impression d'être amoureuse. Le désir l'avait poussé à faire ça, pourtant elle se voyait mal vivre avec cet homme, épouser cet homme... Elle n'était pas amoureuse, simplement attirée. Elle voulait rester libre...

- Pourtant je suis pas amoureuse... Oh je me suis mise dans une belle galère, qu'est ce qu'il va attendre de moi après ? Quand je l'ai embrassé, c'était par simple envie, mais je me vois mal aller plus loin avec lui, son caractère, sa façon de penser ne me plait pas spécialement...

Elle se mordit la lèvre en regardant sa mère. Cette dernière allait peut-être la réprimander, il faut dire qu'avoir embrassé le comte juste par sensualité... Elle faisait penser à une libertine maintenant...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 9 Juil - 23:23

Dès qu'Hesako fut dehors, Leyla poussa un long soupir, se détendant. Ce que c'était long, ces réunions... Parfois longuement inintéressant. Cette fois-ci, la Reine avait juste pu voir combien sa fille n'était pas faite pour la politique. Ce qui n'était pas forcément une critique, vu qu'elle ne souhaitait pas charger les épaules de sa fille d'un fardeau aussi lourd que la direction d'un royaume. Elle savait très bien que cette tâche pouvait se révéler être ardue, et elle ne souhaitait pas que les êtres qui lui étaient chers en fassent l'expérience. Tiens, c'était peut-être pour cela que son prédecesseur lui avait filé le titre... Ce n'était pas très responsable, mais bon. Naline n'avait pas les critères requis pour être une reine, alors tant mieux. En entendant les excuses de sa fille, la Reine ne put que sourire, pensant à son tour à la tête du dit maître Tensh.

- Bah, j'imagine que tu sais te défendre face au vieux Tensh. Au pire, ça lui f'ra les pieds.

La souveraine devint toutefois un peu plus sérieuse par la suite. Lui sauter dessus ? Il était vrai qu'en entendant la colère résonner dans les propos de la princesse, on pouvait s'en douter... Ce qui n'était toutefois pas très bon pour la réputation d'Akane. De toute façon, Leyla n'avait pas choisi Naline pour fille par sa retenue. Au contraire, elle appréciait le caractère fougueux de l'adolescente pleine de vie. La Reine planta son regard noir dans celui de Naline, celle-ci pouvant à moitié deviner les propos qui allaient suivre.

- Il est clair que tu n'es pas faite pour la politique.

Le ton avait été légèrement moqueur, mais le fond était réaliste. Jamais Leyla ne mettrait le pouvoir entre les mains de Naline. Car faire ceci, ce serait envoyer la princesse et le royaume dans le mur. Strike. Mais le but de Leyla n'était pas détruire ce qu'elle avait eu tant de mal à construire, ainsi que ses prédecesseurs. Et elle ne ferait pas non plus de Naline l'une de ces hauts placés qui se proclamaient conseillers du souverain d'Akane. L'avenir de la jeune femme ne se trouvait pas dans ce domaine. Si Naline excellait dans quelque chose, c'était en matière d'armes, et qui disait arme pouvait peut-être dire armée. Mais contraindre Naline aux règles strictes de l'armée ne semblait pas non plus être une bonne solution. Leyla voyait sa fille comme une libertine, au bon sens du terme. Et il y avait des chances pour qu'elle quitte un jour le palais d'Hana et qu'elle se mette à marcher seule sur son chemin. La Reine s'efforçait de ne pas peser à ce jour-là qui serait sûrement l'un des plus douloureux de sa vie. Naline était sa fille. Non pas de sang, mais de coeur.

L'évocation du nom d'Hesako fit perdre tout son sourire à la mère. Comme si elle ne s'était pas déjà pris la tête avec ce semi-idiot. Semi puisqu'il arrivait quand même à diriger Fubuki convenablement, d'après els échos que la Reine avait eus. Mais la personnalité même du Comte était jugée comme déplaisante du point de vue de Leyla. Cet homme n'avait pas grand intérêt. En tout cas, c'était l'image qu'elle avait gardée, et si Hesako ne faisait aucun effort, cette image resterait dans l'esprit de la jeune femme, qui n'était pas vraiment clémente quant à son jugement sur les auters personnes - exceptés ses proches. Il était sûr que si elle rencontrait le Comte en tant que Ley, elle lui balancerait directement ce qu'elle pensait de lui, de but en blanc. Mais le pire restait apparemment à venir. 'Ambiance pas très professionnelle'. Leyla fronça les sourcils. Vu ainsi, ça ne présageait rien de bon. Au moins une relation amicale, et elle n'était pas sûre de pouvoir s'y faire.

Silencieuse, Leyla écouta sa fille parler jusqu'au bout, sans l'interrompre, gardant juste son regard noir rivé sur sa fille et les sourcils légèrement froncés. Raaaaaa, mais comme si elle avait eu besoin de tout ça ! Enfin, Naline n'était pas la seule à blâmer. Pourquoi donc ce stupide Comte n'avait rien fait ? Pourquoi avait-il laissé la princesse d'Akane poser les lèvres sur les siennes ? Cela n'arrangeait en rien l'estime qu'avait Leyla pour Hesako, c'est-à-dire, au niveau des abysses. Après tout, cela arrivait d'avoir une envie de ce genre, surtout lorsqu'on était dans la tranche d'âge à laquelle appartenait Naline. En fait, la Reine ne voulait pas blâmer sa fille, même si elle aurait droit à des réprimandes. Il était bien sûr plus facile de mettre la majeure partie de la faute sur quelqu'un que l'on appréciait pas des masses.

- Tu sais quoi ? fit Leyla avec un graaaand sourire. J'ai bien envie de le couper en rondelles, l'Hesako.

De nouveau, son sourire la quitta et elle fixa gravement sa fille. Un peu de réprimandes ne faisait pas de mal, surtout pour quelqu'un qui est sensée tenir le rôle de mère auprès de la fougueuse Naline.

- Je sais que cela peut arriver mais... la prochaine fois, évite. Pour une fois, maître Tensh a raison, apprends à te contrôler. Surtout sur ce terrain là.

Le regard noir de la Reine quitta la jeune fille pour se lever vers le plafond. La souveraine se mit à faire les cent pas, penseuse. Puis elle finit par s'arrêter, concluant sa petite marche par une grimace. Souvenir souvenir...

- Tu sais euh... Ca m'est d'jà arrivé hein... Quand je me rappelle la tronche du gars que j'ai embrassé... Il était plutôt mignon, mais en y repensant, c'était plutôt comique de voir son visage paniqué, continua-t-elle avec un sourire mi-sadique mi-moqueur. Mais bon, j'en suis pas vraiment fière non plus.

Le regard de la Reine se posa de nouveau sur la princesse, un sourire chaleureux aux lèvres. Jamais elle ne pourrait entièrement blâmer ceux qu'elle aimait, et en particulier Naline...

- Prends ça comme une expérience de vie à ne plus jamais retenter. Enfin, c'est c'que j'ai fais. Pour Hesako, j'aimerai bien lui tirer les oreilles, mais je sais pas si j'ai ton autorisation... Enfin, Ley aimerait bien... termina-t-elle, son sourire de nouveau moqueur.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 29 Juil - 15:34

Depuis le temps, Naline se défendait effectivement face à Maître Tensh, et des disputes éclataient bien souvent entre les deux. L'un voulant apprendre quelque chose à son élève et râlant comme un vieux bougre lorsqu'elle faisait quelque chose de travers, l'autre ne supportant pas qu'on la réprimande ou la punisse et qui se montre têtu comme une mule quand elle ne veut pas faire quelque chose d'obligatoire.
Mais Naline pensait que l'homme l'aimait bien quand même... Depuis tout ce temps.

La reine regarda sérieusement sa fille, et la jeune femme sentit que les paroles qui allaient suivre n'allaient pas lui plaire beaucoup. Pas faîte pour la politique... Mais comment pourrait-elle reprendre la suite de sa mère si elle en était incapable ? Elle n'avait aucune envie d'être reine, mais s'il le fallait elle le deviendrait. Bien qu'elle savait que Leyla s'arrangerait peut-être pour qu'elle ne le soit pas... Enfin peut-être, même si Naline connaissait très bien sa mère, cette dernière gardait sa part de mystère et de calme qui rendait le respect qu'éprouvait la princesse pour elle plus fort encore.


- J'essaie de m'améliorer mais...

Elle ne finit pas sa phrase, ne trouvant pas d'excuse et n'en ayant pas pour la continuer. Elle n'avait aucune excuse, la clé était dans sa maîtrise des émotions. Tant qu'elle se laissera submerger par la colère, la tristesse, la joie, la gaité ou autre chose aussi facilement, elle ne pourra pas faire de politique. Pourtant, l'on disait que c'était les enfants qui contrôlaient mal leur émotions, mais elle n'était plus une enfant... Et puis elle se plaisait comme ça, même si elle plaisait moins à d'autres.

Naline vit le sourire de sa mère s'effacer lorsqu'elle parla du 'sujet principal'. c'était plutôt fâcheux, mais elle devait continuer. Elle s'était mise dans une belle galère et demandait maintenant de l'aide pour s'en sortir, elle ne paraissait pas très responsable.
La reine semblait l'écouter avec attention, bien que les paroles de la fille ne soient pas très agréables et joyeuses. Lorsqu'elle eut fini, Leyla répondit exactement le contraire que pensait la princesse. Cette dernière était persuadée que sa mère lui ferait comprendre qu'elle avait fait une grosse erreur, au lieu de ça...
Elle esquissa un petit sourire pour accompagner celui de la dame.


- Le pauvre. Lâcha t-elle sur un ton bas et ironique.

[i]Elle effaça son sourire lorsque sa mère le fit, et baissa légèrement la tête en mettant les mains au dos, comme le fait un enfant qui se fais gronder.


- Désolé... J'essayerais d'éviter... Fit-elle sur un ton non convaincue.
À vrai dire elle n'était pas sûre du tout de pouvoir résister à la tentation la prochaine fois qu'un garçon l'attire, c'était... intense.

Peu après, la reine poussa un soupir et sa fille la regarda marcher un peu en réfléchissant. Elle l'entendit ensuite raconter une anecdote similaire sur sa propre vie. Naline était toujours fière et heureuse d'en apprendre plus sur sa mère.


- Il s'y attendait vraiment pas ?

Elle avait du mal à s'imaginer Leyla embrasser un garçon. À moins que ce ne soit Ley ? Non, puisque Ley était un garçon. Enfin.... officiellement.

La dame parla d'ailleurs de Ley, et Naline afficha un petit sourire complice.


- Ley peux, mais ça ne risque pas de rendre l'alliance plus tendue ?

Elle ajouta en regardant la porte par laquelle était sorti le comte, là où il attendait normalement.

- Je lui ferais comprendre que ça n'ira pas plus loin... Heureusement que les autres chefs d'état sont des femmes.

Elle passa sa main dans ses longs cheveux, réfléchissant à la manière de faire comme si de rien n'était, sans pour autant lui montrer que ce n'était pas fini... Sur un ton songeur, elle ajouta en repensant à la bataille qu'elle avait livré contre Hesako.

- Il ne vaut rien face à Ley.

Elle esquissa un nouveau sourire, fière de se dire que même si elle même avait perdu ce combat, sa mère était bien plus capable de mettre le comte au tapis, et c'était tant mieux.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 1 Aoû - 0:04

Cela peinait Leyla que de voir sa fille essayer de se montrer digne pour reprendre la succession du Royaume, mais elle ne laissa rien transparaître. De un, elle n'était pas sûre des intentions de Naline, de deux, elle ne voulait pas blesser sa fille en lui avouant qu'elle ne lui laisserait pas le pouvoir entre les mains, la guerrière risquant de se croire rejetée et jugée indigne par sa mère adoptive. Et cette dernière voulait absolument épagner ceci à Naline, qui faisait partie des êtres qu'elle chérissait le plus au monde. Certes, Maître Tensh voulait lui aussi faire de Naline la prochaine Reine d'Akane, mais c'était bien là l'un des rares points de désaccord entre la Reine et le vieux maître. Et se moquer du maître de la princesse était plutôt gentillet, même si elle savait que le vieillard pouvait parfois s'avérer être agaçant. Mais Leyla l'aimait quand même bien, et c'était l'une des rares personnes au sein du palais auxquelles elle pouvait faire entièrement confiance. Dans ces personnes était d'ailleurs bien évidemment incluse Naline, mais aussi Aaron, l'espion assassin qui était le plus proche d'elle dans ce service là. En fait, ces personnes étaient à la fois les personnes auxquelles elle faisait le plus confiance, mais qui connaissaient aussi la double identité de la Reine. Bon, entre eux, ils ne savaient peut-être pas que l'autre était au courant de ce secret, mais bon, ce n'était pas trop grave, et cela rendait la chose assez amusante.

La Reine ne put se retenir de sourire en entendant la remarque de Naline à propos d'Hesako et de l'envie de sa mère de le découper en rondelle. Ceres, cela avait été dit sur le ton de la plaisanterie, mais dans le fond, la Reine avait été sincère. Le pauvre, comme disait la princesse. Mais bon, comment avoir de la compassion pour un tel homme ? Séducteur, indigne, délaissant ses devoirs pour sa vie et son plaisir, beau parleur, etc, etc... Bref, rien que du positif. Joke. Franchement, OU se trouvaient les qualités de cet homme ? Comment avait-il pu arriver sur le trône de Fubuki ? Ah oui, par succession... Parfois, ces Fubukiens avaient de drôles d'idées. Quant à la leçon de Tensh, Leyla irait lui en toucher deux mots, histoire quil ne se prenne pas trop la tête avec la princesse mais qu'il lui serve le bon discours. Leyla devait se préoccuper tout de même un minimum de l'éducation de Naline... Sans toutefois porter atteinte à sa liberté. Le juste milieu. A la question de Naline, Leyla ne put s'empêcher de sourire :

- Pas le moins du monde, répondit-elle, moqueuse. Moi non plus d'ailleurs. Tu sais, c'est une envie, un désir qui vient s'balader par là et qui a la mauvaise idée d'nous tenter...

C'était à l'époque où elle passait ses épreuves pour entrer dans la faction d'assasinat et d'espionnage. Même si elle le faisait en tant que Ley, elle s'efforçait d'avoir une vie en tant que Leyla pour ne pas paraître trop suspecte. Et cela avit marché. Toutefois, elle ne s'était pas vraiment attendu à ce que sa en tant que Leyla prenne un tel virage, elle-même s'étant crue incapable de faire une chose pareille. Et après, elle n'avait jamais réessayé. Jamais réessayé de faire connaissance avec son entourage plus ou moins lointain, pour prétendre avoir une vie normale. Elle avait continué sans.

Concernant Ley, elle n'avait pas l'intention d'aller voir Hesako en montrant explicitement qu'elle était agente d'Akane. Et en plus, elle serait là-bas pour des raisons purement personnelles, et si Hesako entrait en guerre à cause de cela, elle le jugerait vraiment comme indigne souverain, et donc bon à être éliminé, même si elle ne cherchait pas vraiment la guerre. Et puis, de toute façon, la confrontation entre Ley et Hesako avait de fortes chances de se limiter aux mots, même si le Comte était un peu trop beau parleur, ce qui avait tendance à taper sur les nerfs de Ley.

- Il ne devrait pas y avoir de problèmes. Tu avais l'intention de faire de même avec les autres chefs d'état ? rajouta-t-elle d'un ton railleur. Evite, sinon je commencerai à m'inquiéter... Enfin, je n'ai rien contre ce genre de relation, mais épargne-moi les mauvaises surprises.

Le tout était bien évidemment dit sur le ton de la plaisanterie, Leyla ne ênsant pas vraiment à ce que sa fille ait de telles tendances amoureuses. Si elle le voulait vraiment, elle ne l'empêcherait pas, mais ce n'était pas vraiment dans la nature de la princesse... Enfin, d'après ce que Leyla savait d'elle.

- Je n'en doute pas, mais qu'est-ce qui te fais dire ça ? fit la souveraine d'un ton interrogateur.

Avait-elle déjà vu le Comte en action ?
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 1 Aoû - 0:50

Alors comme ça, voilà que sa mère avait eu la même expérience, plus jeune. Bien sûr elle n'était pas vieille, mais plus que Naline et surtout beaucoup plus mure. La jeune fille avait du mal à la voir en train d'embrasser un homme sur une simple envie, comme elle l'avait fait elle même. Mais Leyla était une dame pleine de surprise, Ley aussi d'ailleurs.
La princesse souriait en imaginant la tête d'un garçon, dont elle ne connaissait pas le visage, après un baiser inattendu. Comment avait-il réagi ? Bien ou mal ? Etait-ce Leyla qui avait tout de suite réagi en se rendant compte de ce qu'elle faisait ? Ou bien ont-ils continué ? Naline se retint de poser ces questions, le problème n'était pas dedans, c'était du passé. Le problème résidait dans l'erreur de la princesse, et cette dernière était rassurée de pouvoir compter sur un modèle qui avait fait les même bêtises qu'elle et qui avait assez d'expérience et de sagesse pour la comprendre, et la conseiller.

Les paroles qui suivirent firent sourire Naline, qui secoua légèrement la tête en affichant un sourire sarcastique.


- Comme si... Murmura t-elle en levant les yeux au ciel, comme si j'allais tomber amoureuse de femme. Je n'suis attirée que par les mâles, ces choses viriles qui ne voient et entendent que ce qui les arrange.

Elle passa machinalement sa main dans sa longue chevelure, gardant son sourire aux lèvres. Elle était bien plus en confiance maintenant qu'elle savait que sa mère ne la punirait pas ou ne la gronderait pas. En revanche, cette dernière posa une ultime question qui effaça tout sourire de la bouche de la princesse, et marqua un léger temps de silence chez elle...

- Parce que... Personne ne peut battre Ley. Murmura t-elle pour essayer de se rattraper.

Ouh, comme il était dur de mentir à la personne que l'on aimait le plus au monde. Comme il était dur de cacher quelque chose à sa mère... Naline sentit une vague de chaleur la submerger au visage, et son coeur se mit à battre un peu plus vite. Elle n'aimait pas sa propre façon d'agir, et une partie d'elle même lui hurlait de dire la vérité... Sa conscience pesait dans son esprit, et elle plongea son regard marron dans les yeux sombre de la reine.


- Il m'a lancé un défi... J'ai accepté... Il a gagné...

Elle devint aussitôt rouge de honte. Non pas pour s'être battue, mais pour avoir perdu ce combat... Elle ne le supportait toujours pas, n'admettant pas sa défaite. Comment ? Elle savait que plus tard, avec plus d'expérience elle mettrait cet homme au tapis, mais pour le moment elle était obligée de sentir une défaite peser sur ses épaules. Et puis de toute manière elle n'avait pas usé de son don qui aurait pu largement corser le combat...

- Cet idiot... Murmura t-elle en baissant la tête, honteuse.
Sa mère n'allait peut-être pas réagir avec le sourire cette fois...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Sam 2 Aoû - 20:02

Leyla laissa échapper un petit rire lorsqu'elle entendit sa fille murmurer quelques propos à propos de ses tendances passionnelles et des caractéristiques propres aux hommes. Un esprit féminin aurait tout de suite été d'accord avec Naline, et, la Reine, étant un esprit féminin, approuvait sans l'ombre d'un doute les dires de sa fille. Qu'est-ce qu'ils pouvaient être têtus, ces représentants de l agente masculine... Avoir une ouïe sélective, c'était comme cela que ça s'appellait. Certes, la souveraine n'était pas mariée et n'était jamais réellement tombée amoureuse, mais elle avait tout de même quelques connaissances en la matière. Elle avait déjà soupçonné quelques-uns de ses élèves de la faction d'assassinat et d'espionnage d'être tombé sous son chrame qui n'avait pourtant rien d'extravagant. Et en fréquentant ces personnes, Leyla avait pu se rendre compte combien l'esprit d'un homme était à la fois simple et compliqué. Enfin bref, cette connaissance ne lui servait pas à grand chose puisqu'elle était Reine d'Akane, prisonnière du pouvoir, ou espionne, mais en tant qu'homme. L'amour lui était donc presque interdit.

La souveraine planta son regard noir dans les yeux de sa fille lorsque cette dernière affirma que personne ne pouvait battre Ley. L'hésitation dans la voix de la pricesse était trop perceptible pour que la Reine croit ne serait-ce qu'un instant à cet argument. D'autant plus que côté politique, être douée pour dicerner le vrai du faux était particulièrement utile. Très utile, parce que les politiciens pouvaient s'avérer être des menteurs invertérés. Toutefois, il sembla que Naline ait décidé d'elle-même de défaire ce mensonge, mentir à sa mère adoptive étant visiblement insupportable.

Mais bon, il fallait dire que l'explication de la princesse ne fit pas particulièrement plaisir à la Reine. D'ailleurs, toute trace d'un quelconque sourire s'effaça du visage de cette dernière, qui gardait ses yeux sombres braqués sur sa fille. Lorsque cette dernière baissa la tête, visiblement honteuse, un éclair d'indulgence passa dans les yeux de la souveraine d'Akane. Mais ce n'était pas suffisant pour que la Reine passe le savon avec le sourire comme elle l'avait fait précédemment. Le geste de Naline envers Hesako avait été exécuté suite à une pulsion tentatrice, à laquelle on pouvait durement résister. Mais accepter un défi de la oart du Comte de Fubuki était autre chose, puisque la Princesse avait eu tout le loisir de réfléchir à ses actions.

- Ce n'est pas parce que Maître Tensh peut s'avérer être agaçant qu'il ne faut pas du tout écouter ses propos. D'après ses dires, il t'a répété un bon nombre de fois ce qui était correct ou non face à quelqu'un du même rang que lui. Et tu devrais suivre ses conseils. Parce que je ne suis pas vraiment fière de toi sur ce coup-là.

Leyla s'interrompit, puis poussa un soupir. Elle baissa les yeux vers ses mains puis retira ses gants de soie blanche, et les fourra dans une de ses poches. Elle en ressortir au passage un simple élastique, dont elle se servit pour s'attacher les cheveux. Elle passa machinalement un doigt sur la cicatrice qui barrait le coin supérieur de son oeil gauche, habituellement cachée par sa chevelure d'ébène. Puis elle releva les yeux, et regarda de nouveau sa fille.

- Mais je suis d'accord, cet homme est vraiment un idiot. Indigne souverain, va, murmura-t-elle en regardant la grande porte par laquelle était sorti Hesako. Je sors par derrière, ajouta-t-elle en rivant son regard sur une autre porte, empruntée habituellement par les domestiques ou les habitués du palais. Y a-t-il autre chose dont tu as besoin ? N'oublie pas de conduire monsieur à sa chambre. Ley arrivera incessament sous peu. Tu désires être là quand il y sera ou non ?
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Dim 3 Aoû - 13:14

Naline avait fait une bêtise, une grosse grosse bêtise... Mais elle n'était pas la seule responsable ! Elle avait quand même sa part, et sa faute purement professionnelle pesait sur ses épaules, surtout à l'entente des propos de sa mère. Savoir que cette dernière n'était pas fière du tout de sa fille adoptive, c'était... démoralisant. La princesse avait honte, elle n'avait presque pas hésité pour accepter ce défi qu'elle pensait gagner facilement. Et elle savait que si on lui en redonnait un, elle aurait beaucoup de mal à refuser.

Elle ouvrait totalement les yeux sur cet homme et sur ce qu'il s'était passé en réfléchissant sous l'influence de sa mère, et il est vrai que cette dernière avait entièrement raison. Elle revoyait la scène du combat, comment avait-elle pu perdre aussi facilement ? Non, là n'était pas la question, c'était plutôt, comment avait-elle pu accepter une telle chose ? Espérons que personne ne les ai vus...

Quelques secondes plus tard, la dame s'attacha les cheveux, et Naline reconnue le début de coiffure de ce cher Ley. Il allait donc venir ? Enfin venir... Il était déjà là, sa mère n'était pas schizophrène.


- Eh bien... Murmura la jeune femme lorsque Leyla lui demanda si elle souhaitais être encore là quand Ley arrivera.

Naline aurait bien dit non, pour laisser sa mère arranger ses propres problèmes, mais.... C'était totalement lâche, et indigne d'une princesse en plus. Ce serait une autre erreur, et si elle voulait devenir aussi forte, courageuse et aussi sage que sa mère, elle devait être là quand Ley y sera. Elle ne devait pas faire que regarder, mais aussi participer. Et affronter le regard du comte, affronter la déception de ce dernier, qui sera surement grande...


-Oui, je vais rester avec lui en attendant Ley.

Elle regarda la porte par laquelle sa mère allait passer, qui n'était pas empruntée par cette dernière habituellement. Les domestiques allaient faire des yeux ronds en voyant la reine passer au même endroit qu'eux...
Puis elle regarda la grande porte, derrière laquelle se trouvait le comte Hesako.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 5 Aoû - 11:06

Que les domestiques fassent les yeux ronds quand elle passerait par la porte de derrière, Leyla s'en fichait éperdumment. De un, ils avaient appris à ne pas se mêler des affaires de la Reine et ne poseraient donc aucune question, de deux, la Reine était dans son palais et pouvait donc bien faire ce qu'elle voulait, et de trois, elle s'arrangerait pour passer le plus discrètement possible. Il y avait donc peu de chance que plus d'un domestique ne remarque le passage de la Reine, qui, après tout, était aussi une tueuse et une espionne expérimentée. Enfin bref, tout cela pour dire qu'une telle sortie ne dérangerait personne dans le fond, et qu'on laisserait supposer à Hesako que la souveraine soit sortie après lui, après qu'il se soit éloigné de la grande salle de réunion.

En entendant la réponse de Naline, Leyla sourit. Apparemment, sa fille avait l'intention de réparer les erreurs commises, ce qui enchantait grandement la Reine qui avait l'occasion de voir sa propre fille apprendre sous ses propres yeux. Ardessant donc ce sourire amical et empli de tendresse à sa fille, la Reine tourna les talons et se dirigea vers la porte évoquée précédemment. Posant sa main sur la poignée sculptée - non mais sans blague, dans un palais, même la porte des domestiques est un minimum décorée - elle riva son regard noir sur Naline. Elle lui sourit une dernière fois, lui fit un clin d'oeil complice, puis ouvrit la porte et se glissa dans le petit couloir sur laquelle elle donnait.

- A tout à l'heure, furent les premières paroles que Naline put entendre de sa mère en tant que Ley.

En effet, sa voix avait été plus grave, laissant supposer qu'elle venait soit d'un homme ayant une voix à tendance plutôt aigue - sans trop l'être - soit d'une femme à la voix très grave. Telle une ombre, la Reine regagna ses quartiers puis termina ses préparatifs...
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