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Le choix d'une vie
 
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 Grande Salle

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MessageSujet: Grande Salle   Mar 4 Mar - 21:47

le silence était revenu entre les deux compagnon, mais ce n'était plus un silence pesant, il était doux, empli de sagesse et de pensées. Naline menait la marche, il lui fallait amener le comte dans la salle où l'attendait sa mère, chose qui s'avérera simple. La princesse ressentait un pincement dans le cœur... Un pincement qui dépassait celui qui lui reprochait d'avoir lâché l'homme. C'était un pincement qui l'inquiétait au sujet de sa mère, espérons qu'elle n'attende pas depuis longtemps, espérons surtout qu'ils ne soient pas en retard...

D'une vive allure Naline traversa le palais, le comte étant derrière elle. Des pensées plus responsables et plus politiques vinrent alors dans son esprit. Le comte de Fubuki avait-il été invité pour une demande d'alliance ? La princesse allait-elle être conviée au rendez vous ?

La jeune fille ne savait pas, et Hesako ne semblait pas en savoir plus. Ils arrivèrent tous deux devant une grande porte et une nouvelle pensée plus comique s'immisça dans son esprit. Sa mère ressemblait à un homme, le comte ressemblait à une femme... Voilà qui était ironique, cette idée arracha un léger sourire à la princesse, sourire qu'elle fit disparaître aussitôt lorsqu'elle mit la main sur la poignée. Un des gardes la regarda et il ouvrit lui même la porte, la reine les attendait surement de l'autre coté...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 4 Mar - 23:13

Naline marchait vite. Vraiment vite. Si vite qu’Hesako avait du mal à suivre le rythme imposé par la jeune femme. A présent, le jeune seigneur ne pensait plus à elle ; ou plus exactement, des sujets importants occupaient son esprit troublé. Et l’heure n’était plus à la divagation. Hesako s’en rendait compte en traversant les couloirs et salles somptueuses quoique raffinés du palais royal. Le palais était à l’image du jardin : Calme, silencieux, baignant dans une sérénité qui apaisait les esprit tout en étant remplie d’une joie austère et rafraîchissante.

L’agitation fébrile de l’âme d’Hesako s’évanouissait peu à peu comme une chimère dans le vent, laissant place au calme. Hesako ne put s’empêcher d’admirer les fresques du château ainsi que les peintures magnifiques qui étaient exécutées avec tant d’adresses qu’on aurait put croire les croire animées d’une vie propre. Mais en même tant qu’il admirait le décor du palais, en même temps qu’il suivait Naline qui marchait toujours du même pas rapide, il se posait certaines interrogations :
Pourquoi donc avait il été invité par la reine d’Akane ? Elle voulait certainement discutée avec lui de l’avenir commun des deux pays, mais et si c’était autre chose ? Si c’était au contraire pour lui signifier une guerre imminente ? Ou peut-être était-ce simplement pour autre chose…Le jeune seigneur espérait que la monarque nourrissait des projets pacifiques plutôt que belliqueux ; il ne tenait en aucun cas à devoir contre le peuple d’Akane. Pas après avoir rencontré Naline. Comment pourrait il massacrer le peuple de celle-ci ? A chaque fois qu’il toucherait à un seul d’entre eux, il aurait l’impression de blesser la belle princesse. Et cela, jamais il ne pourrait le supporter.

Au bout d’une marche courte, mais rapide, Naline et le comte débouchèrent sur une immense porte gardée par plusieurs gardes dont Haeke ne devina pas le nombre. Mais peu importait après tout, il était là pacifiquement. Du moins pour le moment. Mais Hesako n’avait pas l’intention d’offenser la reine d’une quelconque façon.

La porte en question était véritablement gigantesque. Des motifs étranges, entrelacés les uns dans les autres étaient gravés sur le bois sombre. Hesako marqua un temps d’arrêt à la vu de cette porte. A ces yeux, elle était vraiment impressionnante : dans son château, les portes étaient relativement basses, bien loin de la magnificence de celle-ci. Aucun doute n’était possible, derrière cette barrière se trouvait la reine d’Akane. L’idée de la rencontrer si rapidement effrayait un peu Hesako. Surtout après avoir passé un moment pour le moins agréable avec la fille de celle-ci. Mais ce n’était plus le moment de se défiler, il fallait y aller. Aussi, Hesako suivit Naline d’un pas qu’il voulut le plus volontaire possible.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 4 Mar - 23:40

Cela faisait quelques minutes déjà que la Reine attendait dans la salle d'audience s'empêchant de soupirer à chaque minute qui passait, appuyant sa tête dans sa main et le coude posé sur la table. Le garde qui se trouvait en face d'elle lui adressait des regards emplis de reproche face à une telle posture qui ne siait pas à une Reine comme elle, mais elle l'ignorait royalement. Elle ne voyait pas où était le problème, puisque l'invité semblait avoir oublié les horaires. Ses doigts fins pianotaient machinalement la table de bois en face de laquelle elle était assise, et elle ressassait des idées noires à propos de cette invitation surprise lancée pour le Comte de Fubuki. A la base, il n'aurait même pas dû être là.

Se retenant de peu de planter ses ongles dans le bois verni, elle re-songea à la raison de la venue de Sire Hesako en ces lieux. Elle n'aait été mise au courant que la veille. En vérité, ce n'était pas elle qui avait envoyé l'invitation, mais l'un de ses conseillers encore trop entreprenant. Cependant, elle ne pouvait virer les hauts placés qui l'entouraient, sous peine de réduire le palais royal à état de désert humain.A la mort du Roi, les conseillers avaient dû penser que l'avènement d'une nouvelle Reine serait pour eux l'occasion d'accéder au pouvoir en faisant de la souveraine une marionnette sur le trône. Seulement, Leyla n'était pas du genre à se laisser faire, et ils avaient donc procédé autrement.

Pour en revenir à Hesako, le conseiller en question avait gentiment invité le Comte sans l'accord de la Reine, en prétextant - prétexte qui allait maintenant servir de discussion - une demande de négociation avec le Comté de Fubuki et un traité commercial vis à vis de l'armement, notamment. Ainsi, le fournisseur d'armes en qui elle avait confiance avait lui aussi été invité, Saïph Beltegeuse. Et le fait que les deux conviés soit en retard mettait moins en rogne la Reine que le motif et la raison de cette stupide invitation. Il fallait faire du ménage dans les hautes sphères d'Akane, c'était clair et net. Seulement, même si elle était la Reine légitime, elle avait peu d'alliés politiciens, et manquait donc de soutien pour intervenir aussi brutalement dans la hiérarchie. Revendiquer sa supériorité ne ferait qu'empirer les choses, qui était déjà à un stade assez critique pour la Reine. Quelle bande d'imbéciles, ces conseillers...

Les bruits de pas de quelqu'un qu'elle connaissait bien la tira de ses sombres pensées. Les pas de Naline. C'était l'un des dons presque naturels de la Reine, celui de reconnaître les pas des personnes qu'elle connaissait. Ce n'était pas franchement utile, mais bon. C'était mieux que rien. Et avoir une bonne oreille était une qualité pour une espionne. En parlant d'espionne, elle savait que certains conseillers s'arracheraient les cheveux si ils apprennaient qu'elle menait une double vie pour conserver sa liberté. Mais elle n'avait aucune critique à recvoir d'eux puisque eux-mêmes prenaient des libertés qu'elle ne souhaitait pas. Elle craignait que bientôt, Akane déclenche une guerre sans qu'elle n'ait eu son mot à dire...

Le garde qui était à l'extérieur se porta apparemment volontaire pour ouvrir la porte massive. Que faisait Naline ici ? Sa présence ne dérangeait pas vraiment Leyla, mais il était rare que la Princesse se mêle des affaires politiques du pays... Mais de toute façon, elle avait toujours laissé une marge de liberté à sa fille, et qu'elle vienne ne la dérangeait guère... Mais ce ne fut pas Naline qu'elle vit la première, mais le Comte de Fubuki, entrant dans la salle d'un pas déterminé. La Reine se leva et examina rapidement le visage du Comte. Il était à peu près comme l'avaient décrit ses espions, voire même dessiné, à quelques différences près. Elle-même, en tant que Ley, n'avait pu que l'apercevoir de loin, au milieu de la foule acclamante. A première vue, Hesako ressemblait fortement à une fille, ce qui faillit tirer un petit sourire à Leyla, car elle-même possédait des traits androgynes, elle ne pouvait le nier, et elle en tirait d'ailleurs profit. Mais le Comte ne devait sûrement pas avoir l'esprit aussi tordu que le sien pour jouer à un tel jeu. Si sa liberté n'était pas en jeu, elle aurait sûrement pu se vanter de cet exploit qu'elle accomplissait en endossant à chaque fois le rôle de Ley.

La jeune femme s'inclina devant le souverain de Fubuki, tout en jetant un regard à Naline qui se trouvait derrière Hesako. Tiens donc, ils étaient ensemble ces deux-là... Encore une chose qui ne dérangeait pas beaucoup la Reine car elle ne souhaitait pas imposer de contraintes à sa fille. Elle-même savait ce qu'était l'envie de liberté, et elle ne pouvait imposer trop de contrantes à Naline. Si elle l'avait voulu, la Princesse aurait été beaucoup plus encadrée qu'elle ne l'était à présent, mais Leyla ne l'avait justement pas souhaité. Se redressant, elle esquissa un petit sourire et s'adressa en même temps à sa fille et à son invité.

- Allez-y, entrez, installez-vous. Faîtes comme chez vous.

Puis son regard se redirigea vers Hesako. Sa mauvaise humeur semblait l'avoir quittée, mais il restait toujours dans son esprit un petit nuage noir à propos de tous ses ennuis et tout le bazr qui va avec le dur métier de Reine. Mais elle essaya de ne pas montrer une once de cela, et resta agréable et polie.

- Bienvenue, Messire le Comte. J'espère que votre voyage s'est bien déroulé et que vous avez pu apprécier à loisir la beauté, si je puis dire, du Royaume d'Akane.

Sincèrement, toutes ces formalités gonflaient vraiment la Reine d'Akane. Seulement, elle n'avait pas trop le choix. Celui qui se trouvait en face d'elle devait peut-être avoir un point de vue divergeant du sien et elle ne pouvait se permettre d'offenser le souverain d'un autre pays. La jeune Reine se rassit et regarda tour à tour Naline et Hesako.

- Attendons l'arrivée de notre dernier invité et nous pourrons commencer. Je m'excuse pour cette attente.

Saïph se faisait un peu attendre, mais au point où elle en était, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 5 Mar - 18:14

La reine était là, comme prévue. Avait-elle attendue depuis longtemps ? Naline sentait un froissement dans son estomac, elle s'en voulait d'avoir fait attendre sa mère. Cette dernière les invita à s'installer tous les deux. La princesse était-elle conviée à ce rendez-vous ? Peut-être sa présence gênait-elle la reine ? Cette dernière ne lui en avait jamais fait la réflexion, mais Naline ne voulait surtout pas être un poids pour sa mère.
-Voulez vous que je vous laisse seuls, où puis je assister à cette audience, mère ?
Elle parlait le plus poliment possible, comme on le lui avait appris. Elle espérait bien sûr une réponse positive mais ne protestera en aucun cas un ordre de Leyla si cette dernière lui demandait de quitter la pièce. Naline regarda Hesako, il était entré le premier d'un pas plutôt décidé, alors quelques secondes auparavant il semblait nerveux.

Qu'allait-il se passer ensuite ? La réunion ne durera probablement pas toute la nuit, le comte allait surement dormir au palais. Et la princesse, que devait-elle faire ? Lui souhaiter bonne nuit ? Se proposer volontaire pour l'accompagner à sa suite ? Le suivre discrètement pour venir toquer à sa porte ? Où tout simplement aller dormir sans le revoir ? Et le lendemain, qu'allait-il faire. Partira t-il tôt le matin ? Viendra t-il lui dire au revoir ? Peut être restera t-il quelques jours de plus ? Non, le choix de la princesse était pris, avant toute chose il lui fallait agir à ce propos, elle savait quoi faire. Mais cela attendra la fin de l'audience bien évidemment.

Son attention se reposa sur sa mère lorsque cette dernière parla d'un troisième invité. Qui pouvait-être cette dernière personne ? Naline n'en avait pas entendu parler pourtant. La gouverneur de Kazuyoshi ? Le(La) ***** d'Hisano ? Un autre membre important du royaume d'Akane, peut-être le général Yasha allait-il leur faire l'honneur de sa présence après tout.

Afin de passer le temps et de laisser le temps à ce nouvel inviter de venir, la princesse laissa errer son regard à travers la pièce, lorsqu'au bout d'un moment elle ne se rendit pas compte que ses yeux s'étaient posés et observaient avec tendresse l'homme devant elle...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 5 Mar - 18:52

Le pas vif du comte résonna dans la pièce dans laquelle il venait d’entrer. La reine d’Akane l’accueillit en s’inclinant devant lui respectueusement –Hesako fit de même- et entama les formalités d’usages : formalités qu’Hesako détestait par-dessus tout.. Cela n’avait pas de sens. C’était une sorte de discours réglé comme du papier à musique que l’on déblatère en présence de quelqu’un d’important pour faire bonne figure et s’attirer les faveurs de la personne en question. En somme, c’était de l’hypocrisie, ni plus, ni moins. Cependant, le protocole était ainsi, et il était impossible de déroger à ces règles.

-Je vous remercie de votre acceuil chalereux et cordial, répondit le comte à la jeune reine en prenant place en face de celle-ci.

Hesako détailla son interlocutrice. Le jeune seigneur fut surpris de constater qu’il y’avait dans l’apparence de cette femme quelques choses de …masculin. Oui, masculin ! Il semblait qu’il avait affaire à un homme et non à une femme. Chose singulière puisque on ne lui avait pas dressé ce portrait là de la monarque. Toutefois, Hesako ne s’en formalisa pas.
Outre cette apparence déroutante, le jeune homme s’aperçut que Leyla possédait des traits fins, typiquement féminins cette fois-ci, et qu’une volonté sans faille se lisait dans ses yeux insondables. Vraisemblablement, Hesako s’était trompé : Il avait eu l’image d’une femme mûr, aigrie par le poids de la charge si lourde de reine malgré son jeune âge, doublé de présomptueuse et ingrate. A n’en pas douter, il s’était trompé. Leyla lui paraissait tout le contraire de cela, et il sentait qu’il se dégageait d’elle une aura particulière qu’il n’arrivait pas à définir.

-Oui, le voyage fut agréable, continua le comte, long et ennuyeux mais cela en valait la peine. J’ai put visiter un peu Hana, et je me suis extasié du jardin que vous possédez. Votre fille… a eu l’extrême gentillesse de me le faire visiter, et je dois dire que je n’en ai pas à m’en plaindre ; bien au contraire.

A la mention de la fille de la reine, Hesako eut le réflexe de la chercher des yeux, et détourna la tête un bref instant. Réaction ô combien stupide. Le jeune seigneur voulait éviter que l’on sache ce qui s’était passé entre eux, ce qui été compréhensible : si cela s’apprenait, il ne donnait pas cher de lui. Et de Naline, par la même occasion. Le comte se repris après avoir aperçut la belle princesse juste derrière lui. Il lui semblait qu’elle le regardait, mais il n’en était sur. Comment l’aurait il put après l’avoir vue si fugacement ? Le mal était fait. On avait sûrement remarqué son geste et déjà, les esprits pernicieux de certains être vicieux devait se mettre à réfléchir à la signification de ceci et inexorablement, finirait par savoir. Tout en continuant à parler, Hesako se maudit intérieurement pour son irresponsabilité et serra les poings si forts que ses phalanges en blanchirent. Dieu qu’il était bête !

Le comte acquiesça aux paroles de la reine. Qui pouvait bien être ce troisième invité ? Sûrement quelqu’un d’important. Peut-être était-ce le général Yasha. Non, après réflexion, ce ne pouvait être lui : ce dernier aurait sûrement évoqué ce sujet lorsqu’il s’était rencontré un peu plus tôt. Ce devait être un conseiller où un grade du même acabit.

Encore et toujours les conseillers. Le jeune seigneur les considéraient plus comme des obstacles que comme des personnes a même de lui donner des conseils. A vrai dire, il se passait souvent de leur avis et ne leur accorder que le minimum d’importance. Mais cela, il le devait à eux même : Plusieurs fois ils avaient voulu prendre une partie des pouvoirs du comte ; ils avaient ce qu’ils méritaient. Cependant, Hesako doutait que Leyla fasse de même. Elle ne devait sûrement pas rencontrer les même problèmes que lui. D’ailleurs, ses informateurs que l’on pourrait même qualifier d’espion lui avait rapporté que la reine d’Akane était une personne autoritaire qui ne se laissait pas marcher sur les pieds.

Le silence finit par être pesant dans la salle et Hesako commença à penser que le mystérieux invité ne viendrait finalement pas. Toutefois, le jeune seigneur se contint et ne fit aucune remarque. Après tout, il était lui-même au retard et se permettre ce genre de chose ne lui vaudrait rien d’autre que la défaveur de la reine. Tout le contraire de ce qu’il souhaitait.

Néanmoins, Hesako finit par en avoir assez de ne pas pouvoir s’exprimer, de rester là, assis à ne rien faire d’autres que d’observer machinalement les faits et gestes –peu intéressants- des personnes présentes dans la salle. Aussi, après avoir ôter le coude qui été posé sur la table massive, il dit pour meubler le silence :

-Votre majesté, permettez moi de vous demandez où vais-je dormir cette nuit ? Non pas que je cela me dérange de prendre du repos ici, loin de la : j’ai déjà put apprécier la beauté de vos jardins, la somptuosité de votre château ; je ne doute donc pas que vos chambres doivent être elles aussi d’un confortable bien plus qu’appréciable. Toutefois, l’escorte qui m’a accompagné jusqu’en Akane est resté dans un hôtel dont je ne me souviens plus le nom. Il me semble qu’il y avait un parterre de fleur violette devant. Aussi, il faudrait faire prévenir mes hommes qu’ils ne dormiront pas à cet hôtel, fort charmant certes, mais dans le palais royal même. Du moins, si vous voulez bien nous accueillir.

Hesako se demanda un instant s’il n’était pas présomptueux de dire ça. La reine lui faisait déjà un grand honneur en l’invitant, il ne fallait pas qu’il abuse de son hospitalité. Ce serait montrer une image bien piètre de Fubuki. Et plus que cela, cela compromettrait une possible alliance. On en revenait toujours à ce point la, mais c’était après tout le cœur de tous les événements qui se déroulaient à présent. Cependant, ce qui était fait était fait ; on ne pouvait revenir en arrière. D’autant qu’Hesako doutait que Leyla se formalise pour cela. Ce serait presque…mesquin. Et le jeune seigneur avait la certitude que la reine était dénuée de cela. Il n’y avait à cours sur en elle aucune once de mesquinerie.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 5 Mar - 19:41

Le Comte avait l'air de s'y connaître aussi bien qu'elle en formalités, ce qui était normal, quand on y repensait. Toutes les personnes des hautes sphères du pouvoir étaient familiarisés avec ces stupides pratiques qui revenaient à prononcer des paroles dénudées de sens. Qui avaient été prononcées par tellement de personnes qu'elles en devenaient vides, creuses. Des paroles que les murs de cette salle devaient avoir entendu une centaine de fois. Enfin, comme si les murs pouvaient entendre. Quoique, les murs ont des oreilles, mais Leyla l'aurait su dans ce cas-là.

Chassant ces pensées de son esprit, la jeune Reine faillit grimacer en entendant la question de Naline. Certes, elles se trouvaient en présence d'un étranger, et leur relation devait paraître un minimum respectable. Seulement, Leyla n'aimait pas vraiment que ses proches s'adressent à elle dans ce parler, soutenu et trop poli à son goût. Elle entendait trop de vouvoiement dans sa vie 'professionnelle' pour qu'elle en entende aussi avec ses proches. Sauf que le Comte n'aurait sûrement pas bien vu une relation trop familière entre la mère et la fille. Ne connaissant pas le Comte, elle devait être prudente avec lui. Mais cela ne l'empêchait pas d'analyser tous ses gestes, tous ses regards. Et à ses paroles, bien entendu.

C'est ainsi qu'elle apprit que Naline avait pris la liberté de faire visiter les lieux au Comte de Fubuki. Cela ne dérangeait pas vraiment Leyla qui laissait une marge de liberté à Naline. Cette dernière ne semblait d'ailleurs ne pas voir compris que sa mère s'était adressée à la fois au Comte et à la princesse, étant donné que cette dernière avait demandé si elle devait les laisser seuls ou non. Et que Naline assiste à cette réunion stupide ne dérangeait pas la Reine puisque de toute façon, Hesako n'était pas là par sa volonté mais par celle de l'un de ses conseillers. D'autant plus qu'il siègerait à la table quelqu'un que l'on considérait comme un paysan, donc le fait que Naline reste n'était pas un problème. D'ailleurs, le paysan en question se faisait un petit peu attendre... Rien qu'un petit peu. C'était par la voix de l'un de ses rares bons conseillers que Leyla avait appris que Saïph était quelqu'un de fiable. Et elle avait d'ailleurs envoyé Aaron pour vérifer les dires de son conseiller, et il s'était avéré qu'il n'avait pas eu tort. Aprésent, c'était à elle de rencontrer ledit Saïph.

- Ma fille, asseyez-vous et prenez votre aise. Votre présence ne me gêne guère.

Et n'avait pas l'air de déranger le Comte non plus, qui avait cherché Naline des yeux suite à sa mention dans son récit. Leyla n'était pas dupe, et elle voyait bien que Hesako avait l'air gêné. Mais elle aurait le loisir d'interpréter cette gêne plus tard. Elle ne devait pas paraître impolie au Comte en lui posant des questions qui étaient peut-être infondées. Peut-être était-ce elle qui était dans le faux. Seulement, le regard de Naline la persuadait du contraire. Question discrétion, c'était pas tout à fait gagné... Naline avait-elle oublié que la capacité d'analyse faisait partie des talents requis aux espions ? Ou peut-être avait-elle simplement oublié que sa mère jouait un double rôle, continuant d'exercer sa pratique de l'espionnage. Mais de toute façon, elle resterait motus et bouche cousue tant que le Comte de Fubuki serait là.

La question d'Hesako la tira de ses pensées. Visiblement, le Comte avait l'air soit de vouloir sympathiser avec la Reine d'Akane, soit il était gêné par le silence qui régnait et qui pouvait paraître pesant. Ce silence ne dérangeait pas vraiment la Reine puisque cela faisait tout de même une vingtaine de minutes que le silence durait pour elle, puisqu'elle avait été là avant les invités. Ou plutôt, l'invité plus l'invitée surprise.

Cependant, la foule de compliments qui sortait de la bouche d'Hesako ne plaisait guère à Leyla. Se fichait-il d'elle ? La croyait-il si dupe, si naïve ? Ces compliments ne faisaient ni chaud ni froid à la Reine d'Akane, mais ils servaient juste à souveraine de se faire une idée du Comte, qui, pour le moment, ne volait pas bien haut dans son estime. Mais quelque chose retenait Leyla de voir chuter le Comte aussi bas que le niveau de la mer dans son estime : le regard de Naline, regard qui traduisait bien des pensées chaleureuses à l'égard du Comte. De ce fait, la jeune Reine essaya de faire abstraction de cette hypocrisie, même si elle influençait involontairement le jugement de la souveraine. Trop de compliments tuait le compliment. Leyla n'avait jamais vu le Royaume d'Akane aussi beau que ce qu'Hesako le décrivait, et elle savait qu'elle ne verrait jamais de pays aussi beau que celui que décrivait Hesako dans son imaginaire fleuri. Pour le moment, le Comte portait l'étiquette de beau perleur dans l'esprit de la Reine.

Le château était loin d'être beau, il était même austère. Comment pouvait-on dire que ce bloc de basalte était une oeuvre d'art ? Certes, une ou deux fleurs se baladaient par-là, et le souverain de Fubuki n'avait pas tort à propos du grand jardin que Naline avait dû lui montrer. C'était d'ailleurs parce que le château n'était pour elle qu'un bloc de basalte qu'elle avait fait entretenir un petit coin de beauté qui plaisait à la fois à elle-même et à sa fille.

- Je ne vois pas pourquoi je vous refuserai l'hospitalité en ces lieux. Je pense qu'effectivement, vous feriez bien de prévenir votre escorte. Quant au lieu exact où vous allez dormir, je crois que ma fille se fera un plaisir de vous amener jusqu'à votre chambre.

Leyla s'était efforcée de garder un ton neutre. Car la voix allait de paire avec la pensée et donc le jugement, qui, pour le moment, n'était pas fameux. Quant à Naline, elle pensait que le fait qu'elle lui montre la chambre ne lui ferait que plaisir. A Naline, pas au Comte. Le Comte, elle s'en fichait presque. Presque.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 5 Mar - 20:38

La jeune princesse avait adressé un léger sourire à sa mère en guise de remerciement. Elle prit ensuite place aux cotés de cette dernière, s'efforçant de ne surtout pas prendre sa position habituelles : Jambes croisés. Gardant les genoux côtes à côtes sous la tables, les mains posées dessus et la position la plus élégante possible, elle avait décrochée son regard du comte lorsqu'elle se rendit compte que c'était trop voyant. Elle décida de rester en place et d'attendre patiemment ce nouvel invité. Un nouveau silence s'installait, silence qui ne gênait surtout pas la jeune fille car elle aimait cela. Mais ce doux silence fut brisé par la voix du comte qui parla de logis. Naline analysa la réaction des deux personnes, elle même n'avait pas pensée à l'escorte de l'homme. Elle apprenait la façon de parler, bien qu'elle ait toujours du mal à retenir et que ces maudis conseillers ne cessaient de la reprendre sous prétexte que la reine n'apprécierait pas que la princesse ne sache pas parler convenablement.
S'ils savaient où ils pouvaient se la mettre leur morale...
Naline fut surprise par les dires du comte. Qu'est ce qui lui prenait ? C'est sûr, il ne pouvait pas savoir que Leyla n'était pas très apte à ce genre de compliment, mais il exagérait... Etait-ce comme ça qu'ils se parlaient à Fubuki ? La princesse faillit froncer les sourcils. S'il ne voulait pas attirer une mauvaise opinion de sa mère, le comte ferait mieux d'en faire un peu moins... Peut-être le silence était-il préférable après tout. Lorsqu'il eut finit, ce fut Leyla qui répondit. Elle acceptait bien évidemment l'hospitalité, et la reine ajouta quelque chose que la princesse releva avec surprise. Que ce soit elle qui accompagne le comte à sa chambre ? Avec plaisir bien sûr, mais Leyla avait donc bien remarqué quelque chose... Naline renforça alors sa première idée sur sa décision, oui, elle le fera. Elle agira comme elle se l'est dit quelques minutes plus tôt, avec franchise et honnêteté.
Afin de faire passer le temps qui s'avérait silencieux à nouveau et surtout pour éviter que ce ne soit Hesako qui brise le silence qui s'installait, Naline demanda en tournant la tête vers sa mère.

-Qui est la troisième personne ? Est ce que je le connais ?
Ça ne l'avancerait pas à grand chose si elle le connaissait où non mais la princesse voulait savoir quel individu pouvait bien avoir été invité par la reine en plus du comte de Fubuki.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 5 Mar - 22:06

Hesako fronça imperceptiblement les sourcils. Les paroles de Leyla avaient été prononcées d’un ton neutre, trop neutre justement. Le jeune seigneur sentit une boule se nichait dans son estomac. Elle savait que quelques choses s’étaient produites entre lui et Naline. Voilà qui était fort fâcheux pour lui. Surtout pour lui. La reine semblait laissait sa fille libre de ses actes, lui par contre, ce n’était qu’un simple étranger. Un étranger certes plus ou moins « prestigieux » mais un étranger tout de même. Hesako se retint de pousser un soupir peu élégant. Il venait de se fourrer dans les ennuis jusqu’au cou. A moins que la proposition de son interlocutrice ne soit que pur hasard, mais cela, le jeune seigneur en doutait plus que fortement.

Naline s’assit à côté de sa mère et Hesako eut la certitude que Naline n’était pas la véritable fille de Leyla. Il n’y avait aucune ressemblance entre les deux êtres. Strictement aucune. Pas la même démarche, ni les même traits, les mêmes yeux, la même couleur de cheveux…Cependant, il y’avait une exception : La reine et la princesse possédait toutes les deux cette aura qui faisait penser Hesako à un félin.

A la réponse et à l’air de Leyla, Hesako comprit que ses tournures de phrases soutenues et ses efforts pour avoir une élocution convenable ne servaient à rien. Strictement à rien. Au contraire, cela risquait plutôt de le faire passer pour un beau parleur qui déverse des flots de paroles inutiles pour dire des choses simples. En fin de comte, il n’avait qu’à se comporter normalement. Pas de fioriture inutile, juste de l’efficacité ; voilà qui plaisait à Hesako. D’autant qu’il n’avait pas envie de passer la nuit sur une réunion dont on attendait d’ailleurs toujours un des acteurs. Selon toute vraisemblance, cette réunion ne était superficielle. Leyla avait l’air de s’en contreficher complètement, sa fille, elle, devait sûrement à bien autre chose qu’à des alliances strictement politiques et qui n’était rien d’autres que des promesses futiles qui ne seraient pas respectés, ou si peu …

Le comte tint donc sa langue et ne prononça plus d’autres paroles qui ne l’auraient fait qu’a coups sûr s’enfoncer davantage. Déjà qu’il ne devait pas avoir une très bonne réputation auprès de la reine…Autant ne pas en rajouter une couche, cela ne pourrait lui être que bénéfique. Et puis, quoi dire ? Pas grande chose d’important. De quoi meubler le silence qui était à présent plus préférable qu’autre chose. En somme, valait mieux se taire et attendre. Exercice qu’Hesako faisait volontiers : préférant ne rien faire plutôt que d’agir stupidement.

Au bout de quelques instants qui parurent duraient une éternité, le comte se mit à jouer avec ses doigts, les entremêlant les uns dans les autres, machinalement. Malgré son apparente impassibilité, il commençait sérieusement à en avoir assez d’attendre, toujours attendre un invité inconnu qui pouvait tout aussi bien ne pas venir. Et dans ce cas, il aurait poireauté pour rien. C’était vraiment rageant…Enfin bon, il fallait faire avec, mais tout de même. Mais il n’avait rien à dire : d’abord parce qu’il été invité, et ensuite parce que…il avait été lui-même en retard. Pas autant que le mystérieux invités certes, mais suffisamment pour pouvoir se confondre en excuse. Ce que au passage, il n’avait pas fait. Il l’aurait peut-être du, mais il n’y avait pas pensé. Et comme la reine ne s’en était pas formalisée, il n’y avait pas pensé, voilà tout. Encore une chose sans importance à laquelle il pensait stupidement. Il y’en avait tant finalement ! La reine avait raison : il fallait penser à l ‘essentiel.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 7 Mar - 0:48

[Petit retard... -_-'Embarassed]

Le problème avec les magasins et les artisans, c'est la responsabilité que l'on devait à chaque client et qui était différent à chacun. De plus, la phrase "Le client est roi" donne le droit -le devoir- à l'artisan à être un laquais ou pire. Le fait est que Saïph avait passé la soirée à chercher des armes dans son entrepôt pour d'une part fournir les clients et d'autre part, préparer les festivités du conseil auquel il fut invité; il devait donc trouver une piece de chaque configuration de défense, une arme de chaque sorte d'attaque et quelques pieges autodéfensifs. L'état de stress dans lequel fut pris Saïph toute la journée se fir ressentir dans ses actions et chaque commende lui prenait la moitié d'une heure à raison d'une douzaine de commende dans la journée. Au moins, son établssement ne risquait pas de faillir dans les prochains mois.

Seulement, Saïph avait oublié un détail, il y a deux jours, il avait fourni des armes à un particulier et fut surpris de le revoir le soir, au moment où il s'appettait à se rendre au conseil, lui demander remboursement, dédomagement et échange des articles de la vente précédente. Lui expliquant qu'il devait fermer, l'homme s'emporta de cette ignomonie à laquelle, d'aprés lui, Saïph s'était laissé aller en tepms que vendeur d'arme. Il avait donc sortit deux épées courtes et s'était occupé des entailles que l'on voyait orner ses joues, entailles profondes qui seigneraient encore lors du conseil de la reine. POur une raison qu'il ignore, le client avait eu le temps de lancer un couteau sur Saïph toujours avait que celui-ci n'ait compris ce qui se passait et le couteau se ficha dans son épaule, une chance qu'il ne sache pas viser. Trente secondes plus pard, le vendale était étalé sur le trotoir de la rue, les bras en croix, les épées brisées à ses côtés. Le mécanisme d'auto-défense avec les balles de Saïph avait eues raison de lui.

Suite à cette attaque, Saïph fut comntraint de trouver de nouvelles armes à présenter au conseil puisque l'individu avait détruit la moitié de celles que Saïph portait dans ses bras au moment de fermer. La suite n'était pas compliquée à deviner: Saïph s'était dirigé à pas de course au palais, se sachant en retard et priant pour que le conseil est au moins commencé par le plus important ou par les sujet dont les hauts représentants n'avaient en aucunement besoin de ses avis.

Saïph se présenta au bout du couloir, s'étouffant et haletant, à un portier-garde austère qui laissait voir ses dents blanches à force de les serrer pour une raison que Saïph ignorait. En arrivant devant le garde, celui-ci fit un mouvement pour lui ouvrir la salle mais Saïph lui fit signe d'attendre un moment qu'il reprenne sa respiration et son halène. Ses pensées se bousculaient dans sa tête:

*S'ils m'on attendus, je vais recevoir un soufflon pour retarder la séance; s'il ne mont pas attendus et commencé par des sujets dont il ont besoin de mes qualités, je vais me prendre un soufflon, idem...le mieux fut qu'ils aient commencés et qu'il aient abordés les sujets les moins intéressants.
Quelles sont les politesses déjà? Votre-Vos-majestés, preincesse... et aprés? Oh, on verra bien!*


Aprés une minute de repos, Saïph se remit droit devant le garde et, sans qu'il lui dise un mot, il ouvrit la porte qui se mit en branle devant le nouvele arrivant mistère, arborant un joli ématome sous l'oeil droit et deux profondes coupures sur les joues dont il essuya rapidement le sang d'un revers de mains, ses cheveux ébourifés à cause de sa course et dont il avait oublié de remetre coiffés.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 7 Mar - 23:34

[HRP : C'est pas grave xD]

Le Comte semblait s'impatienter, et Naline voulait apparemment en savoir plus sur le troisième invité. Leyla se retint de froncer les sourcils. Qu'y avait-il à dire sur Saïph ? Qu'il était un bon fournisseur d'armes, mais qu'il était aussi un paysan. Or, cela ne semblait pas très convenable d'inviter quelqu'un qui se trouvait à l'opposé de la Reine hiérarchiquement parlant à une réunion qui était sensée être de la plus haute importance, même si la jeune Reine s'en contrefichait, en raison de l'absurdité de la situation. Elle, qui se trouvait au sommet, se retrouvait à mener des réunions qu'elle n'avait jamais ordonnées. Sauf que poser un lapin au Comte au dernier moment aurait été très mal vu et elle n'avait pas eu d'autres choix que celui de maintenir cette réunion futile. Au moins, Naline et Hesako semblaient avoir eu le temps de s'apprécier, et c'était bien la seule chose positive que Leyla voyait là.

Et encore, elle ne jugeait pas ce point complètement positif, étant donné que l'estime qu'elle avaitpour Hesako frôlait le niveau de la mer, récompense à sa première prise de parole que la Reine avait peu appréciée. Comme quoi, qui sème le vent récolte la tempête. En plus de cela, cet excès de compliments et de belles paroles avait fait remonter l'humeur noire que la Reine entretenait avant l'arrivée du Comte, mais s'efforçant de rester aimable et poli. Elle ne devait pas faire n'importe quoi face à l'un des hommes les plus importants de Sitris.

Leyla entreouvrit la bouche pour répondre à la question de sa fille mais la referma bien vite. Des pas dans le couloir semblaiet lui indiquer que le troisième convié était enfin arrivé. Du coin de l'oeil, la jeune Reine vit que le Comte commençait à s'impatienter en jouant des doigts sur la table de bois verni. Mauvaise idée de la part des décorateurs de mettre un bois de telle qualité... Dès que l'on appuyait l'ongle dessus, une trace restait, inéluctablement, bien que les serviteurs faisaient de leur possible pour dissimuler ces marques. Et étant donné que c'était un réflexe inné de l'humanité de tapoter la table des doigts lorsque l'on stressait ou que l'on s'impatientait, les traces d'ongle n'avaient pas fini de se multiplier... Bientôt, il faudrait changer la table. Enfin, Leyla ne jugeait pas cela vraiment nécessaire, mais les conseillers qui l'accompagnaient et qui ne juraient que par l'apparence trouvaient dramatique la présence de ces marques laissés par différents hommes hauts placés.

La porte s'ouvrit, répondant à la question de la Princesse. Leyla se retint de grimacer en voyant le bel hématome et les deux coupres que l'homme arborait en entrant. Non pas que les apparences la gênaient elle, mais qu'elles étaient susceptibles de gêner Hesako ou Naline. La Reine, elle, avait pensé en premier qu'il avait dû lui arriver quelque chose qui lui avait valu ces blessures et ce retard. Mais peut-être qu'Hesako penserait différemment et sortirait une phrase du genre 'vous êtes en retard' ou 'belle tenue dites-moi'. Leyla le croyait capable de cela et prenait un peu per pour Saïph. Mais histoire de rattraper le coup, elle se leva, s'inclina légèrement et fit mine d'avoir en face d'elle un homme présentable et prêt pour une réunion de la plus haute importance - même si le cas de la réunion était faux.

- Bienvenue à vous, Sire Saïph Beltegeuse. Si vous voulez bien prendre place...

La Reine se rassit, laissant le choix de la place à prendre au fournisseur d'armes. Le garde referma la porte, et Leyla laissa quelques instants de silence s'écouler puis finit par déclarer solennellement - sur un ton qu'elle n'appréciait guère :

- L'audience peut donc commencer.

Encore une fois, elle se retint de grimacer. Les formalités, ce n'était pas vraiment son truc même si elle faisait cela depuis des années et qu'elle ne laissait jamais rien paraître lorsqu'elle apparaissait en tant que Reine auprès de hauts placés de Sitris. L'image qu'elle donnait d'elle était tout à fait différente que celle que ses proches pouvaient avoir ou que les gens avaient de Ley. Pourtant, Ley, c'était elle, et il ne fallait pas l'oublier, et il était d'ailleurs étonnant qu'elle adopte autant de comportements différents en étant une seule et même personne. Elle était à la fois Reine, espion et femme, et ces trois rôles faisaient partie intégrante de son être.

- Nous pouvons donc maintenant évoquer la raison pour laquelle nous sommes réunis en ces lieux. Mais d'abord, je vous présente Naline, Princesse d'Akane, Sire Hesako, Comte de Fubuki, Saïph Beltegeuse, fournisseur d'armes du Royaume, et moi-même, Leyla MenwëlReine d'Akane.

Des formalités, et encore des formalités... Mais bon, c'était une case obligatoire par laquelle elle devait passer à chaque fois qu'elle réunissait les hauts dignitaires de son pays ou qu'elle en recevait des autres pays.

- Je vais aller droit au but. Il est question d'une demande de traité commercial à propos des armes entre nos deux pays respectifs, le Comté de Fubiki et le Royaume d'Akane. Quelques uns des mes conseillers et moi-même avons jugé bon d'établir des reations avec votre Comté, Sire Hesako, et, étant donné que nos deux pays respectifs possèdent une force militaire assez conséquente, l'armement serait un bon début pour entamer une relation que j'espère pacifique.

Leyla insista sur ce dernier mot, qui était sûrement en désaccord avec certaines des idées de ses conseillers. Certains d'entre eux souhaitaient la guerre directe avec les autres pays de Sitris, d'autres usaient de stratagèmes pour ensuite vouloir, d'une manière ou d'une autre, engager le conflit. Comme par exemple, se rapprocher pacifiquement du Comté de Fubuki qui possédait une force militaire non négligeable et pouvoir ainsi porter un meilleur coup une fois les deux pays plus proches. Cependant, le terme 'pacifique' utilisé par la Reine était plus que sincère, elle qui ne souhaitait pas voir une guerre déclarée.

- J'ai ainsi pensé que Sire Saïph serait un bon point de départ pour cette relation commercial, au vu de la qualité de son travail. Evidemment, si l'un d'entre vous est contre un tel engagement, j'attends vos réactions et m'adapterai en fonction de celles-ci.

La consigne était la même pour tous, même pour Naline. Leyla ne comptait pas l'exclure de la discussion, mais elle savait aussi que sa fille ne se trempait pas trop dans les affaires politiques. Mais si elle voulait réagir, elle ne l'empêcherait pas.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Sam 8 Mar - 0:20

Elle était prête à écouter les réponses, lorsqu'une présence arriva sur les lieux. Ce n'était pas en entendant les bruits de pas que Naline s'en rendit compte, c'était en observant la réaction de sa mère qui s'en était rendu compte avant tous le monde. La princesse regarda alors la porte s'ouvrir, et elle se retint de froncer les sourcils en voyant approcher un homme dont une écorchure saignait encore légèrement et possédant un œil plutôt esquinté. Il venait de se battre ?
Voyant sa mère saluer respectueusement cet individu, Naline se leva alors et inclina la tête de la même façon avant de se rassoir. En voilà au moins un qui ne s'en faisait pas sur les manières et les apparences entre 'grands esprits'.
La reine expliqua la raison de la présence du comte en ces lieux. Les formalités sortant de sa bouche, la Princesse savait que sa mère n'aimait pas cela, mais elle n'était pas dérangée pas tant de politesse, bien qu'elle trouve que ce soit bien souvent exagéré, et que elle même ne parlait pas d'un langage aussi soutenu, même en faisant des efforts.

Saïph Beltegeuse, fournisseur d'arme. L'homme paru alors soudainement plus sympathique aux yeux de la jeune fille. Il était forgeron pour ainsi dire, et si la reine l'avait invité, c'est que ses armes devaient être remarquables. Naline s'empressera de lui demander des précisions la dessus, en espérant qu'il veuille bien lui montrer quelques unes de ses œuvres. La princesse se passionnait pour toutes les armes, en particulier pour les lames.

La reine exposa pleinement son idée, elle évoqua ses conseillers jusqu'à le sujet d'armement entre les deux pays. Pourquoi pas, puisqu'il s'agissait d'armes, Naline était entièrement d'accord avec sa mère et approuvait parfaitement cette idée. De plus si elle se mêlait de cette affaire il se pouvait qu'elle en voie passer pas mal d'armes. Saïph serait un peu le 'représentant' de cet engagement. Naline aurait aimé en savoir un peu plus sur cet homme mais elle ne pouvait se permettre d'en demander davantage en pleine audience. En toute sincérité, la princesse se demandait si elle avait bien fait de rester ici. Après tout elle n'était pas indispensable, et puis une réunion de ce genre était assez ennuyeux. Bien sûr elle avait hâte que tout se termine afin de parler à sa mère en privé, de demander deux trois petites choses à Saïph, notamment un rendez-vous, et enfin de raccompagner ce cher comte dans ses appartements...

- Excusez moi, commença t-elle en regardant le fournisseur. Elle savait que ce n'était peut être pas le moment, mais elle ne put s'empêcher de poser cette question, dans quel genre d'arme êtes vous le plus spécialisé ?
Sa question n'avait surement pas sa place, mais si on le lui reprochait, elle ne dira plus rien et c'est tout...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Lun 10 Mar - 23:54

La première chose à laquelle s'attendait Saïph en rentrant serait des sermons sur son retard ou sa tenue mais ils ne vînrent pas et la première phrase prononcée le décora du titre de "Sire" pour lequel il ne comprenait pas le sens quand on le luiait à lui; seulement, il ne fit pas la remarque de sa stupefaction à voix haute, les dirigeants l'invitaient à un réunion des hautes strates des deux pays présents, il n'allait pas en plus les embêter avec ses réactions stupides sur sa bassesse comparée à la leur. A la suite de cette rapide réfléxion, saïph remarqua qu'elle lui proposait de prendre place; encore autre chose lui qui s'était attendu à être debout, mais cette fois son ébulition intérieure n'eut pas plus le temps de s'activé car déjà, la porte se refermait derrière lui, le prenant prisonnier de cette assemblée de hauts dirigeants.

Au moment d'aller s'asseoir, il vit son reflet dans un miroir de la salle, lisa trop rapidement ses chavaux et les voyants ébourifés, s'éssuya la joue gquche d'un revers de la main de manière à nettoyer le peu de sang qui en coulait et se dirigea vers sa place.
Avant de s'asseoir, il exprima ses excuses:


"Ma reine, M. le comte, princesse, je m'excuse pour mon retard et pour mon accoutrement et d'avance pour les risques d'erreur de langue que je pourrais employer dans cette salle en votre compagnie."

L'audience, d'aprés les mots de la reine, pouvait commencer et commenca rapidement avec les raisons de ce rassemblement qui avait paru évident pour Saïph vu qu'il ne trempait dans la politique que au niveau de la fourniture de l'armée d'Akane et de la garde du château de la reine. Elle expliqua qu'elle voulait un accord et celà fit sourire intérieurement Saïph: où allaut le monde si on convoquait des dignitaires des pays voisins pour leur déclarer la guerre en face, avec assez d'hommes chez la personne qui aurrait invité le dignitaire pour battre une trentaine de fois l'escorte de celui-ci?
De toute façon, sa position à cette table n'était pas encore indispensable et Saïph pensait que le "meilleur" restait à venir.
Quand Naline demanda la parole, Saïph crut que la princesse s'opposat à ce que "sire" Beltegeuse soit parmi eux et en fut quelques peu étonné de savoir qu'elle voilait des renseignements sur sa spécialité des armes.
Il ne sut s'il pouvait, pouvait répondre ou si la réponse était non à toute forme de discussion. Il regarda la reine pour savoir s'il pouvait répondre, sans dire un mot et sans savoir que dévisager une reine ne se faisait pas vraiement...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 12 Mar - 21:53

Un bruit de porte qui s’ouvre attira l’attention d’Hesako. Ce devait être la fameux invité. Ce n’était pas trop tôt ! Toutefois, Hesako ne fit aucune remarque désobligeante. D’abord parce qu’il n’était pas chez lui, mais dans le palais de la rein d’Akane, et ensuite parce qu’il n’était pas assez mesquin pour cela. Lui-même était bien arrivé en retard. Certes, le retard du dernier venu était plus grand que le sien, mais tous deux, ils s’étaient fait attendre. Et vraisemblablement pour de bonnes raisons. Lui, retenue par Naline –bien que ce petit retard l’ait enchanté- l’autre, parce qu’il avait eu quelques problèmes. Hesako avait la certitude que l’homme qui venait d’entrer dans la pièce s’était battu. Ce n’était pas bien difficile à deviner puisque du sang coulait le long de son visage hâlé aux allures paysannes quoique plein d’intelligences ; Le jeune seigneur voyait en effet au regard de Saïph qu’il était loin d’être idiot. D’ailleurs, ce n’était sûrement pas pour rien qu’il avait été convoqué au palais de la reine elle-même.

Le jeune seigneur prit la peine de répondre en faisant un petit signe de dénégation :

-Ce n’est rien, je suis moi-même arrivé en retard ; aussi, vous êtes tous pardonné ! Quant à votre accoutrement…Il me semble que ce n’est pas de votre faute. C’est du moins l’impression que j’ai.

Hesako se tut et laissa le nouveau venu prendre place tandis qu’il le détaillait avec intérêt. Celui-ci possédait un visage fin, un regard volontaire et des cheveux or. Outre cela, l’homme possédait des vêtements que l’on pourrait nommer « paysans » qui laissait voir une silhouette musclé ; de part et d’autres, de larges bandes de peaux apparaissaient et étaient couvertes de cicatrices qui témoignaient du passé du forgeron. L’allure de cet homme, le ton de sa voix intriguèrent Hesako. Ce personnage semblait à la fois grossier et raffiné ; il se dégageait de lui une aura indéfinissable qui rendait le jeune seigneur mal à l’aise. C’était pourtant stupide, il n’avait pas l’air dangereux. Et d’ailleurs, quel intérêt aurait il eut à s’en prendre à lui alors qu’il ne le naissait que de nom ? S’il le naissait…Car, si dans le comté de Fubuki, il était très connu, il devait sûrement en être autrement pour le royaume d’Akane qui n’avait que très peu de contact avec le peuple de Fubuki. Ce qui était peut-être tout aussi bien. Les deux peuples ne s’étaient jamais vraiment aimés. De par leurs ancêtres qui, déjà, était opposé. Toutefois, l’heure était peut-être venue de faire une alliance avec Akane, même si cette alliance ne représentait pas grand-chose. Après tout, ce n’était que des mots ; si Leyla décidait d’attaquer, pacte ou non, elle le ferait. Qu’importe les mots. Cependant, le jeune seigneur doutait que celle-ci ai la folie de tenter un tel acte. Non pas qu’elle n’en soit pas capable, à l’observer, Hesako avait déduit qu’elle pouvait se révéler dangereuse, mais parce que cette guerre ne ferait que ruiner son pays. Et Fubuki par la même occasion. Mais cela, elle devait s’en fiche.

Et effectivement, c’était bien d’une alliance dont il était question. Une alliance militaire qui ne pourrait qu’être bénéfique aux deux pays. Mais en un sens, cela pouvait se révéler être une très mauvaise chose. En effet, si des relations commerciales s’installaient entre les deux pays, les informations concernant l’armement de Fubuki pouvait revenir aux oreilles de Leyla où de ses conseillers, et vice-versa. A vrai dire, ce n’était pas tant la reine que ses conseillers qu’Hesako redoutait. Ceux-ci étaient en général plutôt des pestes qu’autres choses. Il passait leur temps à essayer de gagner un peu plus de pouvoir que leurs voisins tout en tentant de gagner ses faveurs. Choses qui étaient en général compromise puisque le jeune seigneur détestait la cupidité et l’avidité de pouvoir, surtout lorsque les méthodes employées consistaient souvent à porter des coups bas à son adversaire.

A l’évocation du forgeron, Hesako tourna la tête vers ce dernier. Il s’appelait donc Saïph Beltegueuse et était une artisan de talent. Voilà donc pourquoi il avait été convié à l’audience. Hesako ne doutait pas que le forgeron ne soit pas à la hauteur de sa réputation, mais il voulait faire de ses propres yeux à quoi ressembler les pièces de Saïph :

-Je pense qu’une alliance serait en effet préférable pour nos deux pays. D’autres part, je ne cherche pas la guerre, qui n’engendrerait jamais que le chaos, je préfère privilégier l’équilibre du monde et ainsi, éviter à mon royaume les désastres d’un conflit. Je suis donc d’accord pour mettre en œuvre une relation commercial entre Fubuki et Akane au niveau de l’armement ; cependant, il me semble qu’il serait préférable de pousser cette relation encore plus loin, et d’aller jusque des échanges commerciaux de produits bénéfiques à nos deux nations. Mais avant toutes choses, je voudrai voir les armes que sire Saïph serait dans la possibilité d’échanger au comté de Fubuki. De mon côté, je m’arrangerai pour faire de même. Cependant, ne croyait pas que je dénigre sire Saïph, ou ai une quelconque réserve envers ce projet. Je voudrai juste savoir quels produits sont susceptibles de parvenir jusque chez nous.


Et Hesako ne mentait pas. Il détestait cela, bien qu’il ait l’habitude de cacher nombre de choses. Comme ses sentiments. Le comte aimait en effet ne pas laisser transparaître ses émotions, ce qui était d’ailleurs presque une question de survie. N’importe quoi pouvait être retourné contre lui par n’importe qui ; une simple rumeur pouvait l’obliger à capituler ou à commettre la pire des folies. Cela s’était déjà vu. Outre cela, son étrange phobie le contraignait à cela. Mais au fil du temps, il s’y était habitué.
Tout en attendant une éventuelle réaction de la reine ou du forgeron, Hesako se mit à observer les rainures de la vieille table en bois. Etrangement, il se demandait à quoi rimait cette audience. A quoi rimai cette alliance. Certes, ce serait profitable au deux pays. A court termes. Car ensuite, qu’est ce qui empêcherait Leyla de vouloir envahir Fubuki ? Rien, strictement rien. Il n’y aurait comme barrière pour s’y opposer que de frêles mots qui seraient bien vites oubliés.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Jeu 13 Mar - 22:36

Leyla s'empêcha de justesse de sourire lorsqu'elle entendit la question que posa Naline à Saïph. Elle savait que sa fille s'intéressait à tout ce qui touchait du domaine de l'armement, et plus particulièrement celui des lames. D'ailleurs, elle lui laissait une liberté au niveau des dépenses, sachant qu'elle était tentée par toutes les lames qui lui passaient sous les yeux, de la simple dague à la grosse flaberge en passant par le katana ou l'arme spéciale de la Reine. Et Saïph devait sûrement s'y connaître et posséder des armes dans le domaine. Sauf que le concerné ne répondit pas, semblant attendre un accord de la part de la souveraine d'Akane. Sauf que cette dernière se fichait pas mal de qui prenait la parole et quand. Elle voulait juste que cette réunion ait un bon dénouement et qu'elle se termine assez vite, histoire de faire le moins d'erreurs possibles. Par ailleurs, elle sentait le regard de Saïph s'attarder sur son visage, et cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de sourire.

Elle préférait l'ignorance et la maladresse du fournisseur d'armes plutôt que la formalité et les discours pompeux de ses conseillers. Parfois, côtoyer les gens du peuple s'avérait être beaucoup plus intéressant que les hauts dignitaires du pays. Sauf que Leyla n'avait pas vraiment choisi d'être la Reine d'Akane, même si elle avait dû accepter, tous les espoirs du roi défunt reposant sur ses épaules. Elle s'en serait bien passée, mais bon. Etre chef des services d'espionnage et d'assassinat lui satisfaisait amplement, mais il avait fallu qu'on vienne la chercher. Mais en même temps, le fait qu'elle soit nommée Reine évitait qu'il y ait quelqu'un de pire qu'elle sur le trône. Et sil elle n'avait pas été nommée Reine, elle n'aurait sûreent pas rencontré Naline. C'était l'une des personnes auxquelles elle tenait le plus, voire, la personne à laquelle elle tenait le plus.

La prise de parole d'Hesako la ramena à la réalité. Le Comte de Fubuki acceptait, et il n'y avait d'ailleurs aucune raison pour qu'il ne refuse, à moins qu'il ait une ou deux affaires personnelles en rapport avec l'approvisionnement en armes. De plus, elle avait entendu dire que le Comte ne cherchait pas spécialement la guerre, mais plutôt la paix. Cependant, la proposition d'Hesako la fit froncer des sourcils, voyant un petit problème dans ce qu'il avançait. Et elle ne tarda pas à exposer ce qui posait problème dans les suggestions du Comte.

- Ne pensez-vous pas qu'engager des relations aussi brusquement et aussi ouvertement ne provoquerait pas des vagues de protesations, aussi bien au niveau du peuple que des hauts dignitaires de nos deux pays respectifs ? Certains gardent encore dans leur coeur une haine à propos de ce que les ancêtres d'Akane ont fait. M'est avis qu'il vaudrait mieux y aller prudemment.

Le regard de la Reine glissa sur Saïph, sur lequel l'attention générale semblait s'être reportée. Il n'avait plus aucune raison de refuser de montrer ses créations, ayant à la fois la demande de Naline et celle du Comte sur le dos. Cependant, Leyla préféra donner son accord, implicitement au moins, puisque Saïph ne semblait pas habitué aux manières des hauts dignitaires des différents pays. Et on ne pouvait pas lui en vouloir.

- Puisqu'on vous le demande gentiment, faîtes donc, fit la Reine avec un petit sourire engageant.

Mine de rien, elle aussi était curieuse de savoir quel genre d'armes fabriquait le paysan, pour voir de ses propre yeux si les dires de ses espions et de son conseiller étaient vrais. Non pas qu'elle n'avait pas confiance en Aaron, mais elle aimait bien voir les choses de ses propres yeux...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 19 Mar - 0:31

La reine de ce conseil préféra attendre de répondre au dénommé Hesako avant de faire signe à Saïph qu'il pouvait commencer de débaler son étale de ses armes. Cependant, une question, turlupinait son esprit tortueux et son manque de savoir politique allait surement plomber l'esprit de cette salle, mais en tant qu'invité, il supposait qu'il pouvait poser les questions et énnoncer ses problèmes. Il se tourna donc vers l'assistance te s'adressa à toues les personnes présentes dans la salle.

"Avant de vous montrer mon art, je voulais savoir en quoi cette réunion, et par le fait cette alliance, ne s'est pas organisée plus tôt? Je veux dire que cela fait plus d'un siecle que l'on vit tous dans cet état d'esprit et qu'il vous en a fallut plus pour envisager une possible alliance et alors éviter les possibles guerres. je ne suis pas vraiement au fait de la politique des autres pays, mais j'ai cru comprendre qu'eux aussi créeaient des alliances. Alors je vouslais savoir pourquoi tout ce temps avant que les dirigeants ne se réveillent et qu'ils ayent l'intéligence de créer ces alliances et pourquoi ces pays ouvrent les yeux dans les mêmes décénies pour rester large.
De plus, je sais que ce n'est pas mon domaine mais, je ne suis pas sur que l'alliance économique soit en plus nécéssaire car, si les autres pays l'apprennent-ce dont je ne doute pas-ne voudront-ils pas se venger de n'avoir pas créé une alliance collective et non personnelle et qui n'avantagerait que deux des quatre pays?"


Il espérait que sa déclaration ne jette pas un froid trop polaire pour que la réunion puisse continuer dasn la bonne entente des dirigeants ici présents.
Saïph se rassit en scrutant les diférents visages; les personnes debout autour de la table ne semblaient pas trés à l'aise, ou peut'être fu-ce une idée de fournisseur d'Akane.
Cela dit, la question le turlupinait depuis qu'il se savait convoqué à se conseil: il avait deviné et en était presque sur de la raison de ce rassemblement.
Selon lui, chaque pays avait reçu une sorte d'alarme déclanché par une peur de la guerre qui les avaient pousés à s'allier avec les premiers venus sans réfléchir à leurs actes; sans essayer d'imaginer les retentissements que ces alliances pourraient créer chez les autres pays limitrophes.
A ce propos, la mentalité des 7 pays de Waffalo avaient étés réfléchies et mlises en oeuvre pour éviter une mésentente entre alliés, même si la guerre avait éclatée entre plusieurs groupes d'alliés.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mer 19 Mar - 20:14

La princesse retint un soupir. Elle demandait à ce paysans de lui en dire plus sur ses armes, et il posait une question à coté, hésitant à lui répondre ? Mais pour qui se prenait-il ? La jeune fille n'était pas la meilleure en terme de patience, et son respect envers cet homme diminuait. Non pas parce que son grade était moins élevé que celui de la princesse, mais parce qu'il ne prenait aucune initiative et posait une question débile au lieu de répondre à de simples questions qui concernaient son propre domaine !
- Peut-être parce qu'organiser une alliance c'est pas si facile et qu'il faut attendre que l'économie du pays soit apte à supporter les dépenses qu'elle va faire avant de se lancer dedans... Répliqua t-elle sur un ton assez proche de la froideur. Elle essayait de se contenir, il aurait été mal vu qu'elle s'énerve, mais la jeune femme se vexait bien trop rapidement et elle n'avait pas pour habitude d'être frustrée.
Afin de se calmer un peu, son regard décrocha du visage poisseux du forgeron pour vagabonder dans la pièce. D'abord elle regarda très brièvement sa mère, espérant que cette dernière ne lui reproche pas son comportement à la fin de la séance. Ensuite elle aperçut Hesako, il semblait intéressé mais pensait également pensif. Puis elle tourna la tête pour regarder une à une les personnes présentes dans la salles. Gardes du corps, serveurs... Ils étaient tous obligés de rester planté là ? Naline mourrait d'envie de se lever pour se défouler sur eux, les réprimander, les renvoyer... Mais quelle image aurait-on d'elle après cela ? Ses yeux finirent par se poser sur la table dans lequel beaucoup de doigts tapaient à ce moment. Voulant se défouler, sa main droite passa devant la gauche pour cacher le doigt qui s'enfonçait le plus profondément possible dans le bois, dans le plaisir d'un beau gnon...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Jeu 20 Mar - 12:44

Des vagues de protestations ? Hesako s’empêche de rire. Des protestation, il y’en avait partout que ce soit au niveau du peuple ou à celui des hauts dignitaires. Cependant, le peuple, lui, ne poserait pas de problèmes envers cette idée qui était certes un peu brusque. Les conseillers en revanche, ne se priveraient pas de l’accabler de reproche à grand coups de sermons ponctués de grands gestes qui ne serviraient finalement à rien si ce n’est attirer la foudre du comte sur eux. Puis, ils finiraient par se taire, s’apercevant que leur petite plaidoirie ne marchait et s’en irait ruminer dans leur coin. Après tout, tant mieux ! Il ne les aurait ainsi plus dans les pattes pour entraver ces projets et avorter toutes ces tentatives de contact avec les autres pays par exemple. Et Hesako était certains que Leyla pensait de même. D’après les paroles de la reine et de par les informations qu’il avait reçu, le jeune seigneur savait que Leyla était très jeune et que ses propres conseillers tentaient d’affaiblir son pouvoir par n’importe quel moyen. Mais vraisemblablement, la reine ne semblait pas se laisser marcher sur les pieds.

-Il est vrai que c’est une proposition un peu rapide, admit le comte, brutal même, je dois le reconnaître. Mais pour parler franchement, je suis certain que le peuple de Fubuki ne protestera pas, cela fait longtemps qu’il à cesser d’avoir une attitude belliqueuse à votre encontre et serait d’ailleurs plus pour une relation amicale avec Akane plutôt qu’une relation tendue. Quant au divers conseillers Il y’aura peut-être quelques râleurs, mais on ne peut pas faire que des heureux.

Non, on ne le pouvait pas. Surtout lorsque les râleurs en question n’était pas que « quelques » comme il l’avait affirmé mais une large majorité. Mais enfin, c’était lui qui dirigeait le comté de Fubuki, personne d’autres. Certes, il ne devait pas faire n’importe quoi non plus, mais Hesako ne voyait pas vraiment ce qu’il y’avait de mal à faire une alliance avec le royaume d’Akane. D’autant que le royaume en question possédait une puissance militaire importante et Hesako n’avait aucune envie de déclencher une guerre qui au final n’engendrerait rien d’autres que la destruction de deux pays. Mais au-delà de cela, le jeune seigneur ne pouvait tout de même pas entrer en guerre contre le pays où Naline vivait. Autrefois, cela aurait été différent. Autrefois. A présent, il y’avait Naline. Mais l’heure n’était pas à ces pensées, et Hesako revint au sujet, après s’être aperçue que son regard s’était posé sur le visage de la princesse. Décidément, elle exerçait sur lui un charme si puissant qu’il ne pouvait s’empêcher de penser à elle.

Toutefois, si Hesako avait dévisagé Naline, il n’avait pas moins suivi la conversation et s’apprêtait à répondre lorsque la belle princesse le coupa. Celle-ci s’exprima d’une voix froide, tranchante qui étonné Hesako. Il savait combien la princesse pouvait être redoutable pour l’avoir expérimenté lui-même, mais il ne comprenait pas l’objet de sa colère. Le jeune seigneur espérait qu’il n’avait pas encore commis une erreur et ne s’était pas ainsi attiré les foudres de Naline. Hesako n’avait aucune envie de devoir réitérer ses plus plates excuses à la princesse qui ne lui pardonnerait peut-être pas. Mais après tout, il n’avait rien fait qui puisse lui déplaire –ou du moins ne le voyait.

-Maître Saïph, commença Hesako qui ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi celui-ci posait une question aussi idiote, ne vous trompez pas. Des alliances ont déjà été envisagées dans le passé, simplement la situation des pays n’était alors pas propice à ce genre de choses. Et ce, pour divers raison qui sont assez connu : je pense au renversement du comte Djinno où à l’assassinat de Neanon Fubuki, mon père. Et certainement que des événements du même acabit ont dû avoir lieu dans le royaume d’Akane.

Ce n’était tout de même pas très compliqué de comprendre ça. Où alors le forgeron était stupide, ou alors il le faisait exprès. Mais à l’air très sérieux de celui-ci, Hesako eut la certitude que la première possibilité devait être la bonne.

-Quant à savoir si les autres pays se vengeront comme vous dites, continue le jeune seigneur, j’en doute fortement. Tout simplement parce que Hisano n’est pas d’un naturel offensif, et ne se risquera pas à attaquer Fubuki ; et que Kazuyoshi est en train de conclure des accords avec le général des armées Fubukiennes.

Hesako se retint d’en dire plus. Il en avait déjà bien trop dit. A présent, Leyla allait être au courant d’une possible alliance entre Kazuyoshi et le comté de Fubuki. Et à cause de cela, peut-être refuserait elle de faire de même. Mais après réflexion, le jeune seigneur ne pensait pas que cela changerait grand-chose. La venue de Yasha dans la capitale de Kazuyoshi n’était un secret pour personne, et si la reine ne souhaitait pas d’alliances, il n’yen aurait pas, voilà tout. Hesako ne s’en formaliserait pas et retournerait simplement plus vite à Fubuki. Non pas que cela l’arrangeât car là-bas, enfermé dans sa forteresse, il serait loin de la douce Naline. Mais le destin était ainsi, on ne pouvait le changer. Au moins, se disait Hesako, il pourrait peut-être envoyer à celle-ci les esquisses qu’il peignait et qui ne profitait à personne. Vraisemblablement, la princesse avait apprécié… Mais l’on verrait ça plus tard. Pour l’heure, il était en audience et il ne devait pas l’oublier.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Lun 24 Mar - 16:41

Tiens donc, quelque chose n'allait pas, et cette chose n'était pas des moindres. Saïph avait eu l'immense privilège d'être convié à une runion - futile, certes - et profitait apparemment de cette occasion pour éclaircir les choses dans son esprit de paysan élevé loin du pouvoir. C'était compréhensible après tout, mais Leyla aurait préféré éviter ce genre de confrontation orale, car elle et les deux autres protagonistes risquaient de se montrer désagréables en retour d'une telle remarque qui en aurait sûrement blessé plus d'un au pouvoir. D'ailleurs, cette remarque blessait quelque part Leyla, puisque le fournisseur d'armes ne pouvait comprendre sa condition de Reine que si elle la lui expliquait en détails. Or, loin d'elle l'idée d'exposer sa vie et les désavantages du pouvoir devant le Comte de Fubuki.

Cependant, l'idée du paysan n'était pas tout à fait fausse concernant l'alliance économique entre Akane et Fubuki. Mais comme le disait le Comte de Fubuki, les deux autres pays n'avaient pas d'intentions belliqueuses envers Akane et Fubuki, bien que la rancune envers les habitants du royaume ne se soit pas encore estompée. Même si Hesako l'affirmait, il y avait toujours des exceptions à la règlle, et c'était en principe de ces exceptions dont il fallait se méfier. De plus,Kazuyoshi et Hisano étaient pacifiques d'apparence mais rien ne disait qu'il ne se cachait rien derrière cette attitude. Car cette attitude, certains des hauts dignitaires d'Akane voulaient l'adopter, souhaitant par la suite enfoncer le couteau dans le dos de Fubuki, le comté étant l'obstacle majeur en cas de guerre.

La Reine jeta un bref regard à Naline. Cette dernière n'avait visiblement pas apprécié la remarque de Saïph, puisqu'elle attendait probablement que l'artisan montre ses créations. Cependant, il s'agissait de la première audience à laquelle la Princesse assistait, et Leyla ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, même si il faudrait qu'elle lui touche deux mots à propos de cela. Même lorsque celui qui était en face provoquait la déception, rester aimable était l'une des choses primordiales à faire. Or, la remarque de Saïph suivie de la réaction de Naline venait de jeter un froid sur l'audience. Cependant, Hesako laissa échapper quelque chose qui attira l'attention de la jeune Reine. Un accord entre le Comté de Fubuki et l'Etat de Kazuyoshi ? Leyla était consciente qu'elle ne pourrait en apprendre plus là-dessus, mais il fallait qu'elle se méfie. Son regard noir passa sur tous les protagonistes de la salle. Prenant une inspiration, elle commença les explications faites majoritairement pour Saïph :

- Sire Saïph, comme l'a si bien dit ma fille, une alliance n'est pas une décision que l'on prend à la légère. Sachez qu'un pays n'est pas comme une arme que l'on manipule comme on le souhaite lorsqu'on la créé. Prendre la décision de créer une alliance est une décision aussi lourde et conséquente que l'orsque l'on décide d'engager une guerre. Mais là ne sont pas mes intentions, mais je voudrai que vous sachiez qu'une alliance est une chose qui va au-delà des mots, qui touche à la fois l'économie d'un pays, mais aussi la pensée de ses habitants. Sire Hesako, je n'en doute pas que votre rancune envers les habitants du Royaume de la fleur rouge ne soit nullement présente dans votre coeur, mais comment pouvez-vous être aussi sûr de la pensée de vos vassaux ? Durant l'existence entière de l'humanité, il n'y a jamais eu une idée qui eut fait l'unanimité du peuple, comprenez-le. Aussi je sais qu'au sein d'Akane, certains ne désirent que la paix avec les autres peuples de Sitris, mais je sais aussi que d'autres n'ont pas évacué leur dégoût pour les autres peuples qui ont rejeté la faute sur eux. Et certains ont même gardé une haine ancestrale pour les habitants de votre comté, pour les membres du peuple qui est l'opposé du mien. Moi-même, je préfère passer par-dessus ces idées là, mais certains des miens ne le feront pas. D'où le fait que je refuse d'entamer une relation trop brusque avec Fubuki.

De ce côté-là, sa décision était claire. Elle ne pouvait créer une alliance aussi forte avec Fubuki du jour au lendemain, car c'était la volonté du peuple d'Akane. Elle savait ce dernier belliqueux, et elle se devait de répondre à ses attentes. Elle était leur Reine, et mieux valait que ce soit elle plutôt que quelqu'un de pire. Le regard de la souveraine se posa de nouveau sur Saïph. Elle n'avait pas répondu à l'intégralité de ses questions, et elle tenait à le faire.

- Sire Saïph, que savez-vous du Royaume d'Akane lui-même ? Le pouvoir ne se transmet pas par succession, mais par nomination. Mon prédecesseur n'a oeuvré que pour une paix interne à Akane, et non pas pour une paix avec les autres peuples de Sitris. Loin de moi l'idée de le critiquer, car le peuple d'Akane est un peuple que l'on pourrait qualifier de 'neuf', qui n'a qu'un siècle d'existence. Ce siècle d'existence, saviez-vous qu'il a été miné par des guerres intestines à Akane ? Comment envisager la paix au-delà des frontières si la guerre sévit à l'intérieur même du pays ? Et même si le peuple d'Akane ne fait qu'un, il existe encore des rivalités entre ses membres, car la paix d'Akane est venue par le sang et la mort, même si le conflit a fini par se régler pacifiquement. Certes, Akane est à présent une nation importante, mais mon devoir est de répondre aux attentes d'un peuple qui a été divisé par le passé. Pensez-vous que ceci peut se faire par un claquement de doigt ?

Leyla n'en dit pas plus. Elle considérait que Saïph en avait déjà apprit assez, et elle ne voulait pas faire apparaître Akane comme un faible pays aux yeux du Comte de Fubuki. Akane devait paraître forte devant les autres pays. Sinon, la réputation même des habitants du Royaume en pâtirait. Les yeux noirs de la Reine se posèrent un moment sur Naline, qui paraissait en avoir après la table. Le regard de Leyla voulait à peu près dire 'il faudra que l'on s'échange deux mots après', mais la souveraine n'était pas sûre à propos du fait que sa fille ait compris ce message silencieux. Puis, de nouveau, son regard se posa sur Hesako.

- Créer une alliance entre nos deux peuples, et créer une alliance entre Kazuyoshi et Fubuki reviendrait à faire de mon peuple et celui de l'Etat de l'harmonie des alliés. Or, nous sommes encore moins sûr de l'état d'esprit des gens de Kazuyoshi à l'égard des gens de mon peuple. Précipiter les choses ne contribuerait qu'à un basculement néfaste, et les apparences pacifiques peuvent vite se transformer en tensions guerrières.

Pour la dernière fois, le regard de Leyla changea de protagoniste, se fixant de nouveau sur Saïph. Il ne fallait pas oublier le but de premier de la réunion qui prenait une dimension beaucoup plus grave que ce qu'elle devait l'être à la base...

- Après tout, c'est à vous de voir si vous êtes d'accord ou non, Sire Saïph. En fonction de cela, montrez, ou ne montrez pas, ce que vous avez amené avec vous.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Lun 24 Mar - 23:51

Saïph avait tenté de formuler ses idées pour qu'elles passent plus facilement, rencontrant le moins d'obstacles possibles, mais il savait tout de même que les réactions ne seraient pas de son côté et même plutôt contre lui et ses questions. Heureusement, les tons ne changèrent pas de trop, bie que plus froid. Le changement le plus visible fut celui de la princesse Naline qui avait l'air trés intéréssée par les armes de Saïph et dont le ton qui avait suivi son discours fut bien plus froid que celui des autres.
Surement involontairement, le comte démontra que saïph ne se trompait pas au niveau des autres alliances de Sitris.
Bien que ses dires ne furent pas hauts portés dans l'estime, on ne lui demanda pas de quitter la salle. D'autres points auraient voulus êtres approfondis par le forgeron mais celui-ci les laissa de côté pour rentrer dans la conversation.


"Ma reine, quelles que fussent été vos réponses, je ne m'y serais opposés: je n'ai en aucun cas pouvoir de décision ou d'action sur les hauts dirigeants des pays.
Pour répondre d'abord à la princesse, je n'ai pas de réelle spécialité, je produis en masse dans les épées, dagues, couteaux et autres, bien que je préfère innover et inventer des armes dénommées 'de l'ombre'. On pourrait qualifier ces armes de 'cachées' ou 'd'armes trucages'; des armes que pourraient utiliser des prestidigitateurs dans leurs spectacles de rues. Je fabrique aussi des explosifs à retardements, qui se déclanchent aprés un temps variable. Les armes de l'ombre et les explosifs ne servent pas à tuer: ce sont des armes que l'on prend pour des objets banals."


Saïph sotrit de sa poche deux de ses balles, de petites tailles, qu'il brandit au-dessus de la table et les laissa tomber. Celles-ci firent deux trous de leur taille dans le bois de la table. Il n'avait pas envisagé qu'elles fassent autant de dégats. Il s'excusa rapidement puis sortit une autre balle, bien plus légère que les deux précédentes et la fit rouler en direction de Naline sur la table en espérant qu'elle la ratrappe. Pendant qu'elle roulait, il sortit deux épées, une dague, une sorte de bracelet de bonne taille, de faux ongles en metal et autres broutilles qu'il transportait pour l'occasion. Si cet étalage ne suffisait pas, il en avait d'autres dans son sac car, tous ses outils, ils les portaient sur lui.


"Je m'excuse d'abord pour la pagaille que je mets sur cette table et pour les deux trous de tout à l'heure. Ensuite, je vais m'adresser à la princesse Naline: est-ce que vous arriverez à savoir de quoi s'agit cette balle que je viens de vous faire parvenir. Ensuite, je vous présenterais les particularités des autres"
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Mar 25 Mar - 12:06

Hesako semblait se ficher un peu des armes, il était préoccupé par l'alliance, ce qui était normal puisque c'était la raison de sa venue... Leyla en revanche appuya les dires de Naline mais cette dernière eut la désagréable impression de sentir des reproches à son égard dans les yeux de sa mère. C'était parce qu'elle s'énervait ? Allons bon... Naline retira ses mains de la table et les posa sur ses cuisses pour essayer de montrer qu'elle était calmée, ce qui n'était pas vraiment le cas. Lorsque Saïph répondit enfin à sa question, elle voulut faire mine de ne pas écouter mais fit un effort en tendant l'oreille. Surtout qu'elle était intéressée par ce sujet.
Des objets explosifs ? Des fausses armes ? Mais quel était ce forgeron de pacotille ! Un vrai forgeron ne s'embêtait pas de babioles, mais par ses mains se formait de redoutables armes ou de solide défenses. Sinon à quoi pouvait-il servir ? Il n'était pas là pour amuser la galerie avec ses jouets.

Tous en continuant ses explications, le jeune homme sortit de sa poche deux étranges boules en acier. Il les lâcha sur la table et elles explosèrent au contact, formant au passage deux belles égratignures sur le bois... Et dire qu'à chaque fois on reproche à la reine et à la princesse d'abimer cette table...
Naline regardait ce phénomène avec moins d'intérêt que les dagues qu'il sortit par la suite, mais elle rattrapa néanmoins la plus petite balle pour examiner cet objet nouveau.
Si on en fabriquait des plus douces, qu'on y mettait de l'eau... Se la farine, voire de la peinture dedans ! On pourrait créer un nouveau jeu où l'on se balancerait ces balles pour qu'elles explosent sur l'adversaire. Mais ce n'était surement pas fait pour ça, sinon Naline en voudrait terriblement à ce faux forgeron.
La princesse releva des paroles du garçon. Il la mettait au défi ? Le défi de savoir comment était fabriquée cette balle ? Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de chose, mais elle ne pouvait pas dire qu'elle ne savait pas, bien trop fière...

- Peut-être une sorte de papier de verre confronté à un morceau de bois qui s'enflammerait sur un frottement provoqué par un choc de la balle... C'est de l'aluminium ?
Elle avait dit cela sans beaucoup d'entrain. Son regard s'était posé sur les dagues, surtout les manches pour voir si l'homme savait y faire. Une fois qu'ils auront fini le sujet sur ces choses, elle passera aux lames...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Sam 29 Mar - 23:15

Certes, les minorités étaient ce dont il fallait le plus se méfier. Mais Hesako n’avait aucune envie de céder à cause de quelques individus trop stupides pour posséder une once d’intelligence et qui refusaient ce qui était pourtant bénéfique pour tout le monde. Cependant, si le peuple d’Akane refusait cette alliance, c’était une autre affaire. Hesako savait la rancœur de ce peuple aux ancêtres haïs pour leur témérité qui avait causé des bouleversements irréversibles. Bouleversements qui avaient aboutis à la création de Sitris et des quatre grandes nations qui gouvernaient à présent ce vaste espace. Quatre nations pour quatre grands peuples issues de leurs ancêtres Waffaliens. Chacun de ses peuples avait leur spécificité et on retrouvait les traits de caractères de leurs ancêtres. Ainsi, Le peuple d’Akane était-il plus tourné vers la guerre, délaissant la beauté, l’amour, l’art, la perfection tandis que les Fubukiens, se préoccupaient de ces choses jugeait futiles par les uns, utiles pour les autres. Il en était de même pour la principauté d’Hisano et l’état de Kazuyoshi. La reine avait donc raison : il valait mieux ne pas précipiter les choses et forçaient la main aux opposant. Cet acte, trop brutal, pourrait les pousser à des actes de pures folies. Et ces actes pourraient ébranlés la stabilité de Fubuki par une guerre civile par exemple. C’était davantage cela que craignait Hesako ; Les luttes intestines du royaumes d’Akane il s’en fichait, ou presque. Tant que cela n’empêchait pas les accords, cela ne le concernait nullement, et n’avait pas l’intention d’intervenir. D’ailleurs, le cas échéant aurait été certainement mal perçu par le peuple d’Akane et le conflit ne se limiterait alors plus à des confrontations intérieures mais à une guerre ouverte entre les deux nations. Du moins, c’était ce que prévoyait Hesako et il était certains de ne pas être loin de la vérité en raisonnant de cette manière.
Pour revenir à l’alliance que le jeune seigneur avait proposé, Leyla n’aurait pas put être plus clair et précise : C’était non, et rien ne la ferait changer d’avis. Hesako le devina à son ton, et resta choît.

La suite laissa le comte perplexe : La jeune souveraine expliquait au forgeron les fines subtilités de la politique, que vraisemblablement, il n’avait pas saisi- ce n’était certes guère étonnant, puisque ce n’était après tout qu’un paysan qui passait son temps à forger des armes et non pas à ruser, convaincre à force de paroles malicieuse et menteuse, étudier l’économie du pays, engager au mieux les réformes nécessaire ; en somme tout ce qu’un chef d’état digne de ce nom se doit de faire. Toutefois, il ne fit aucune objection et se contenta d’écouter discrètement les explications de Leyla. Il était en fait bien plus occupé à contempler le cristal de ciel nocturne par la fenêtre exiguë qui donnait sur la cour du château d’où venait le bruit de chevaux qui renâcle ou d’une porte qu’on ouvre brutalement, invariablement suivi d’une fugace parole qui s’évanouissait bien vite dans le silence ambiant.
Bien vite, Hesako laissa ses pensées dérivées au grés de leurs envies : il pensa à l’été qui commençait à peine au comté de Fubuki et qui s’annonçait, une fois de plus, torride ; il pensa à son escorte laissait à l’auberge, sans nouvelle de lui ; il s’égara sur les récoltes d’orges, de blés et de maïs qui allait commencé dans les jours prochains.
Les paroles de la jeune souveraine ramenèrent brutalement Hesako sur la terre ferme, le coupant de sa douce rêverie éveillée. Leyla était décidément une reine pleine de bon sens. Et Hesako ne pouvait qu’acquiesçait, même si c’était à contrecœur :

-Vous avez raison ma Dame, soupira le comte. J’ai été présomptueux et n’est pas pris en compte tous les éléments comme je l’aurais dût. Je vous prie de m’excusez et de recevoir mon total accord sur l’alliance prochaine qui unira nos deux peuples. Alliance, qui ne consistera qu’en un échange d’arme comme prévu initialement.

Allons bon, voilà que Saïph se mettait à flagorner en assurant à la reine de sa totale confiance envers ses décisions. Une nouvelle fois, Hesako ne put s’empêcher de penser à autres que cette réunion, qui, au final, se révéler être d’une futilité affligeante. Pour un peu, le jeune seigneur aurait déploré le fait d’être venu jusqu’en Akane et obtenir un aussi piètre résultat qu’il ne pouvait cependant qu’éprouvait. Le comte repoussa cette idée aussi vite qu’elle était venue :
S’il n’avait pas entrepris ce voyage, jamais il n’aurait rencontré Naline et jamais leur destin ne se serait croisé.

La démonstration du Forgeron laissa Hesako de marbre. Certes, il était vrai qu’aux premiers abords, cela paraissait « impressionnant », mais en y regardant mieux, il ne s’agissait de rien d’autres que d’armes de prestidigitateurs ou d’assassins. Ce qui, d’un côté, n’était d’aucune utilité dans un combat réel, de l’autre, était d’une bassesse à laquelle le comte refuser de s’abaisser. Saïph venait de lui fournir la preuve qu’il n’était, pas un si bon forgeron que ça. Cependant, il écouta jusqu’au bout et se pencha pour observer les armes que le forgeron avait sortis.
Il s’agissait d’armes de bonne facture à la lame tranchante et au maintien équilibré ; en outre, elles étaient d’une légèreté appréciables et pouvaient ainsi être manié facilement. Finalement, cet homme était peu être autres choses qu’un vendeur de pacotilles dont la renommé n’était dû qu’à ses artifices et tours de passe-passe.

-Ce sont de belles armes, lâcha Hesako d’un ton badin comme s’il ne s’agissait que de fleur et non, pas d’arme qui apportait la mort.

Mais visiblement, le forgeron était occupé à autre chose avec la princesse. Le jeune seigneur leva les yeux au ciel tandis que Naline répondait à la question de Saïph. C’était une réunion supposée sérieuse tout de même, pas la cour du château où on pouvait causer librement de n’importe quels sujets ! Et apparemment, le forgeron ne l’avait pas compris. Hesako ne dit rien, mais lança un regard de reproche à Naline.
Si celle-ci entrait dans le jeu du paysan, il n’était pas sorti de là ; et Hesako n’avait plus qu’une envie désormais : celle de s’étendre dans des draps propres et frais et de plonger dans un sommeil salvateur.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Dim 6 Avr - 16:30

Saïph avait raison, il n'avait aucun pouvoir sur les décisions que prenaient les dirigeants. Par contre, ce qu'il ne semblait pas avoir compris, c'était le fait qu'il ait le choix sur sa propre implication dans le traité. S'il avait été convoqué, c'était tout d'abord parce qu'il était considéré comme l'un des pivots de ce commerce, et il pouvait tout aussi bien refuser d'échanger avec Fubuki. Dans ce cas-là, la Reine ou ses conseillers auraient sûrement cherché quelqu'un d'autre, et le Royaume ne manquait pas d'artisans de qualité dont faisait partie Saïph. Mais apparemment, il semblait peu s'en soucier, le fait qu'il ait à élargir sa clientèle ne semblant pas le déranger ou percuter son esprit insondable pour une haute dignitaire d'Akane. Certes, la reine essayait un minimum de comprendre les gens de son peuple, mais certaines choses restaient à jamais mystérieuses dans son esprit, bien qu'elle soit sûrement la personne la plus proche du peuple dans les hautes sphères par son double jeu d'espion et de Reine.

Leyla se demanda pendant un bref instant si Naline serait vraiment intéressé par les inventions innovantes du fournisseur, mais au fond, elle se doutait bien que sa fille préférerait les armes classiques et efficaces comme les lames. La Reine, quant à elle, eut un impercptible froncement de sourcils en voyant le forgeron lâcher les deux balles sphériques sur la table, celles-ci creusant deux jolis trous dans le bois ciré et brillant. Elle baissa ensuite pendant un bref instant les yeux vers l'endroit où était posée sa main. Elle passa son doigt ganté de soie sur la surface de bois et sentit les entailles qu'avaient fait ses prédécesseurs. Décidément, il était temps de changer cette table... Avec un bois un peu plus résistant que celui-ci. Ce serait peut-être moins esthétique, mais après tout, qui se souciait du design d'une simple table de réunion ? Enfin bref, après ces spéculations captivantes sur la table, la Reine reporta son attention sur Hesako qui venait de réagir à ses propos, sur l'alliance économique refusée par la dirigeante d'Akane.

Finalement, il acceptait sans trop de réticences le refus de Leyla sur l'alliance commerciale entre les deux pays. Leyla sentait bien que le Comte aurait souhaité aller plus loin, mais la Reine devait veiller avant tout sur son peuple avant de s'occuper de celui des autres. Rien qu'un échange d'armes pouvait provoquer une polémique, Fubuki et Akane étant les deux pays de Sitris les plus puissants militairement parlant, et tout deux entretenant des relations plutôt tendues dues au passé des deux pays. D'ailleurs, Leyla était plutôt sceptique sur le fait que le Comte soit aussi sûr de lui à propos des pensées des gens de son peuple, celui d'Akane ayant encore du mal à ne plus regarder les gens de Fubuki comme des ennemis ancestraux. Cela devait sûrement être de même de l'autre côté de la frontière, peut-être avec un peu moins d'ampleur. Après tout, les peuples de l'Eau et de la Lumière étaient réputés pour être pacifiques... Contrairement à leurs homologues du Feu et des Ténèbres qui étaient toujours un peu plus excités que les autres habitants du monde. C'était bien dommage, et un peu plus dur à gouverner pour la Reine. Mais bon, on faisait avec ce que l'on avait.

Leyla resta silencieuse devant les paroles d'Hesako. De toute façon, elle n'avait pas à confirmer puique c'était elle la première qui avait refusé, et qui avait d'ailleurs proposé un échange d'armes entre les deux pays - ou plutôt ses conseillers, mais ça, c'était une autre affaire. Son regard noir se riva de nouveau sur Saïph, ainsi que l'objet que Naline tenait entre ses doigts. De quoi cela était fait ? La Reine en avait aucune idée, et de toute façon, elle n'était pas spécialisée dans ce domaine. Cependant, elle voyait bien que les artifices du forgeron étaient peu appréciés par les deux autres protagonistes, et elle ne put s'empêcher d'envoyer une bouée de sauvetage à Saïph, de façon à ne pas trop le laisser couler.

- Cela peut en effet être utile, dans des circonstances plutôt... spéciales.

Enfin, au moins, cela pouvait déstabiliser les adversaires qui ne s'attendaient pas trop à ce qu'on leur sorte ce genre de chose à la place d'une bonne dague ou d'une épée. Le problème, c'était que ces trucs-là étaient plutôt bruyants, et pour espionner, ce n'était pas tout à fait l'idéal. Sauf si on voulait se faire repérer volontairement, mais ça, c'était encore autre chose. Leyla n'ajouta rien de pus, n'ayant rien à dire. Ce n'tait pas elle la spécialiste, même si son double rôle nécessitait une connaissance plutôt avancée en matière d'armement...
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Dim 6 Avr - 20:23

Saïph souriait. Il souriait devant son étalage de "pacotille", devant ses spécialités. C'était vrai, ces armes ne tuaient pas à chaque coup et ce n'était pas leur utilité première puisque les éppées et dagues se trouvaient pour plus chèr, Saïph avait inové et mis au point des armes qiu touchait à toutes les classes de population d'Akane, des plus riches aux plus pauvres. Les personnes de haut rang ne voyaient pas souvent les avantages de ces armes artisanales puisque aucun bruit ne s'émiettait sur le territoire comme quoi ces outils de pacotilles étaient trés appréciés par le petit peuple. C'est vrai, Saïph n'aiat pas réagit et pensait qu'il aurait affaire à des personnes qui seraient des "fadas" d'armes et remarqueraient dessuits l'originalité, l'aisance, la facilité d'utilisation de ces armes qui avaient pour cible commerciales les pauvres qui n'avaient aucune éducation militaire et dont le simple fait de manier une éppée demandait des mois de pratique. Voilà pourquoi Saïph avait sortit ses petits riens, pour essayer de monter, tout d'abord, de la simplicité de fabrication et d'utilisation d'armes qui sont normalement faites pour un public militaire, bourgeois ou autre, et pour leur faire comprendre qu'avec ça, toute la population pourrait se battre en cas de guerre.

Il répondit à Naline dés qu'elle eut donné une réponse, sans tanter de choisir ses mots, les sortants comme ils venaient:


"Vous n'êtes pas loin, princesse; Ces balles sont séparées en leur sein par deux fines membranes qui séparent deux éléments: l'une contient de l'eau, l'autre du sodium, contenu dans le sel. Au moindre choc un tantinet violent, la membrane se déchire et les deux composant se mélangent. Je ne rentrerais pas dans les détails, mais ça produit un assez beau feu d'artifice! En général, tout ce qui se trouve à diz-quinze mettres est soufflé par l'explosion qui en résulte. Celle-ci n'est qu'une vague réplique-elle ne pourrait même pas vous brûler-mais je puis vous assurer que le résultat est assez surprenant."


Le phrase du comte lui fit touner la tête vers celui-ci, mais n'y pretta pas attention. Ce fut les paroles de la reine qui le fit réagir. Il remarqua alors que le ton qu'avait pris Hesako était presque ennuyé et que la princesse ne regardait que les lames de ces dagues éxposées au regard. La reine, si elle avait voulu le sortir de cette situation, ne fit simplement que lui faire prendre conscience de cette attention si peu minutieuse qu'on lui apportait. Il pensa alors qu'expliquer le pourquoi de ces armes:


"Bon, je ne vais pas vous embêter plus avec mes annêries, je vais juste vous dire pourquoi je les aies créées: Les armes ne sont créées que pour la guerre, c'est normel, mais qui sont les acteurs de la guerre? Les personnes dont c'est le métier! Un métier avec plusieures années d'apprentissage qui coûtent cher! Avec ces "trucs", même les plus pauvres et ceux qui ne sont pas formés pour peuvent ce battre, même si l'éfficacité ne sera pas même que celle des acteurs principaux de la guerre; mais quelle est la proportion de guerrier pas rapport aux paysans dont je fais parti? Elle est infime!!! les payusans sont trois à quatre fois plus n,ombreux que les guerrioer! Imaginez que chaque paysan en âge prennent les armes! Imaginez que le nombre de cette armée soit deux fois plus nombreuse! Avec ces armes, nous serons en surnombre avec une force de frappe importante et facile d'utilisation, même pour de simples villageois! C'est tout ce que je voulais dire."


Saïph sortit donc une éppée dont on ne sait où et la montra aux protagonistes en présence. Il fit alors passer une dague à Naline et l'autre à Hesako. L'éppée, il la privilégia pour sa reine. Il récupéra aussi les balles qu'il rengea mais laisa le bracelet sur la table, ainsi que les faux ongles. Il les réservait pour la suite!
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Dim 6 Avr - 23:10

- Me brûler... Répéta la princesse avec un petit sourire. Cet objet lui paraissait totalement inutile, et lorsqu'elle leva les yeux pour redonner ce 'machin' à son propriétaire, elle fronça les sourcils devant le lourd regard rempli de reproche que lui lançait Hesako. Qu'est ce qui lui prenait à celui là ? Monsieur n'est plus intéressé par la conversation alors il le montre clairement aux autres ? Naline tourna la tête, elle sentait la colère monter en elle... Encore ?
D'abord un forgeron de pacotille qui l'ignore, puis le compte qu'elle a... Enfin le compte, qui lui reproche quelque chose, eh bien quelle journée ! Et ce soir elle va se faire crier par sa mère peut-être ? La cerise sur le gâteau...
La princesse redonna ces objets au paysans, avant de froncer davantage les sourcils devant les paroles de ce dernier.

- Non ! S'exclama t-elle en se levant. Oui, parce qu'elle en avait un peu marre d'être assise, et là au moins elle évitera d'abîmer davantage la table. Naline regarda Saïph comme s'il était inconscient, comme une mère s'apprêtait à crier sur son enfant.
- Vous vous rendez compte que vous voulez inciter les paysans à faire la guerre ? La reine se bat pour apprendre le pacifisme au peuple, pour des alliances, et vous, vous voudriez tout détruire avec vos babioles ? Mettez ces objets dans les mains d'un compétent, de quelqu'un qui a suivi une formation, il saura comment s'en servir et le conservera jusqu'à ce qu'il en ai besoin. Mettez maintenant ce même objet dans les mains de quelqu'un qui n'a jamais touché une arme de sa vie. Pensez vous réellement que son état d'esprit est le même que la personne que j'ai énoncé précédemment ? Pensez vous qu'il ne voudra pas profiter de ce petit morceau de puissance qu'il a obtenu, par exemple pour une vengeance personnel... Rien de bien méchant me direz vous, vos machins ne font pas beaucoup de bruits, mais si des miliers de personnes l'utilisent, est ce que vos boules seront aussi silencieuses ?
Elle voulait que le forgeron comprenne bien son erreur. Mettre des armes à la porté des paysans, c'était comme donner un couteau à un enfant. Viendra bien le moment où il se blessera, lui ou quelqu'un d'autre avec. La princesse se sentait offusquée, elle sentit à ce moment et devant le calme de la reine, qu'elle n'était pas encore prête à supporter ce genre d'audience... Cependant elle continuant en s'exprimant aussi vivement, repoussant la chaise derrière elle.

- Et qui s'occupera de l'économie du pays si nous envoyons tout le pays en guerre ? Ceux qui ont décidé de ne pas toucher aux armes, n'ont-ils pas leur raison également ? La raison pour laquelle une formation de d'art de la guerre existe, c'est pour apprendre non seulement le maniement de l'arme à un homme, mais c'est aussi pour lui éduquer la façon de s'en servir, quand et comment il faut le faire. Des règles existent dans notre pays, vous le savez aussi bien que moi, et je suis déçue que vous n'ayez pas réfléchi aux conséquences que provoquerait un tel objet dans les mains de n'importe qui. Abandonnez cette idée maintenant, et remettez vous donc dans le classique...
Naline regarda un bref instant la dague qui se trouvait devant elle. Oui, elle paraissait simple, c'était une dague quoi... Cependant la princesse tira sa chaise et se rassit, son regard était plutôt préoccupé par cette épée qui était dédiée à sa mère.
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MessageSujet: Re: Grande Salle   Ven 30 Mai - 19:08

A première vue, l'idée de la composition des balles était plutôt bonne, contrarement à l'utilisation, qui devait être plus surveillée. Leyla ne doutait pas de l'inventivité de Saïph, mais elle voyait très bien que ce dernier n'était pas du tout habitué à la politique et à la gestion d'un pays. Le discours qu'il tenait pouvait à première vue paraître futé, ayant la possibilité de surprendre plus d'un adversaire par le nombre de soldats qu'Akane pourrait acquérir. Sauf que... ce n'était pas ce que recherchait la Reine. Elle, elle voulait la paix, une union des peuples qui avaient été divisés pendant si longtemps. Elle pouvait très bien paraître idéaliste, son but n'était pas de mettre à feu et à sang les autres pays, ni le sien. Confier une arme à une personne non initiée reviendrait à mettre le désordre dans son propre pays, de raviver les anciennes rancoeurs internes au pays du Feu et des Ténèbres. Mais en plus de cela, armer les populations rurales avait cmairement pour but de se préparer à une guerre imminente, et ce n'état pas non plus ce que souhaitait la Reine. Akane était déjà l'une des puissances militaires de Sitris, et augmenter les effectifs ne serviraient qu'à attiser la méfiance des pays voisins. Loin de là l'envie de la souveraine.

La main de la jeune femme passa une fois sur la table, ramenant vers elle l'épée que venait de lui faire passer le forgeron. Ses doigts fins efflureurant le métal froid, elle s'apprêta à répliquer calmement à Saïph, sachant pertinnemment que son idée était mauvaise, même si l'intention avait sûrement été bonne. Toutefois, Leyla n'eut rien le temps de faire, sa fille se levant brusquement et criant un non qui attira tous les regards vers elle. Mais peu semblait lui importer, et au fond, la Reine comprenait. Naline n'était pas faite pour ces audiences pendant lesquelles on restait assis pendant des heures à débattre sur un sujet touchant plus ou moins la population de Sitris. Naline était une guerrière et non une politicienne, et cela, la Reine l'avait bien perçu. Si bien qu'elle voulait épargner à Naline la succession du trône, sachant pertinnemment que certaines personnes d'Akane souhaitaient une transmission du pouvoir par filiation et non par nomination. Seulement, Leyla voulait respecter la tradition, évitant à Naline le destin cruel de Reine qui était déjà tombée sur l'ancienne espionne, et qui avait en quelque sorte ruiné sa vie.

Cependant, Leyla fut touchée par les paroles de Naline. Sa fille croyait en ses efforts pour garder la paix dans le pays qu'elle gouvernait, et elle les reconnaissait. Le fait qu'elle se soit mise en colère en était la preuve même, si bien que la Reine n'intervint pas, laissant sa fille la liberté d'achever son discours qui exprimait clairement les pensées mêmes de la souveraine d'Akane, même si le discours de la princesse était guidé plus par l'émotion que par autre chose. En effet, les termes utilisés n'étaient pas les mêmes que ceux que Leyla auraient employés en tant que Reine, en tant que responsable d'Akane. Prendre de la distance par rapport aux sentiments était son devoir, devoir bien trop lourd et pervers. Ronger els sentiments des hommes était propre au pouvoir, et la double identité de Leyla découlait de ce manque d'expressivité qu'elle pouvait éprouver en tant que Reine. Cette dernière porta son regard sur sa fille lorsque celle-ci se rassit. Son regard n'était pas un regard de reproche, non, il s'agissait d'un regard plein de gratitude, remerciant la princesse d'avoir pu exprimer les sentiments que la Reine n'aurait pu exhiber.

Ses yeux se baissèrent ensuite sur l'épée forgée par Saïph. Ses doigts fins passèrent de nouveau sur le métal, et son regard parcourut pendant quelques minutes l'arme, relevant chacune de ses caractéristiques. En dépit de ses idées déplacées, Saïph était un forgeron de qualité, ce qui était cependant plutôt inquiétant si l'on suivait son mode de pensée. Mais elle ne pouvait faire quelque chose à cet homme qui n'était après tout qu'un simple paysan qui faisait ses premiers pas dans le monde complexe de la politique. Sans un mot, Leyla fit passer l'arme à Naline, qu'elle savait intéressée par les armes blanches, plus que par les balles de Saïph, d'ailleurs qualifiées de 'pacotille'. Une fois qu'elle fut sûre que l'épée fut entre les mains de Naline, elle planta son regard noir dans celui de Saïph.

- La princesse vient d'exprimer le point de vue d'Akane et de sa souveraine, fit-elle d'une voix neutre. Le monde n'est pas si simple que vous semblez le croire, et j'ai le regret de vous dire que votre projet ne sera pas accepté. Maintenant, si vous refusez d'être un simple fournisseur d'armes, dites-le, ou donnez-moi votre accord sur le contrat de base entre Akane et Fubuki.
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