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 Le grand Parc

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MessageSujet: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 16:53

Il la suivait. Tant mieux pour lui, ça lui évitera de se perdre dans le palais. De toute manière la princesse serait partie à sa recherche, elle n'aurait pas eu le choix ne serait-ce que pour qu'il arrive le soir dans la salle où sa mère l'accueillerait. Il ne disait plus rien, et la princesse devinait que son sourire avait disparu. Sa colère quant à elle était toujours là, et elle restait plongée dans ses pensées sans arriver à chasser cette rage qui ne cessait de lui rappeler cette défaite.
Ses doigts tressaillirent lorsque la voix du comte retentit dans les couloirs silencieux du palais. Il... il s'excusait. Il se mettais dans l'embarras et faisait clairement comprendre à la princesse que cette dernière n'était pas indifférente à ses yeux. Avide, cupide, non... C'est pas ce qu'elle pensait de lui. Naline s'efforçait de garder la même impression qu'elle avait eu la première fois, avant ce combat. Mais depuis sa défaite elle était tellement frustrée que le comte lui paraissait comme un ennemi, enfin... Avant ses excuses.
Continuant de marcher en regardant droit devant elle, elle écoutait d'une oreille attentive son discours. Ah ça, il était beau parleur, bien que ses paroles paraissaient lus hésitantes et mal préparées. Il la suppliait de chasser sa colère, alors qu'il ne savait même pas pourquoi elle l'était. C'était la défaite qui l'avait mise dans cet état, il l'avait peut être compris en fin de compte...

Lorsqu'il eu fini sa tirade, la jeune fille poussa une grande porte qui donnait à nouveau en plein air. La nuit était maintenant pleinement tombée et de simples bougies éclairaient faiblement les lieux. Bien sûr le parc était moins beau qu'en plein jour mais la nuit on pouvait apercevoir une infime partie de sa splendeur.
Naline restait silencieuse. Elle emmena le comte vers le centre, ils passèrent devant des lignées de fleurs qui, à chaque mètres, avaient une couleur différentes. Des dizaines de buissons taillés représentés des silhouettes humaines, animales, parfois mythiques. Une odeur fraiche et parfumée s'épanouissait des fleurs aux alentours et les allées étaient couvertes de graviers rouges. Des arbres regorgeant de fruits, d'autres de fleurs et d'autres encore de simples feuilles vertes étaient entreposés tout autour. Des oiseaux chantaient encore faiblement et à part eux il n'y avait pas âme qui vive.
Restant toujours sans réponse la princesse profitait de la douceur des lieux pour essayer de se calmer. Son humeur s'était largement amélioré depuis les excuses du comte et ses membres s'étaient tous détendus. S'il voulait retrouver la princesse d'avant, il fallait en faire plus mais la jeune fille allait lui en laisse la chance. Oui, c'était vache. Puisque c'était de sa faute, elle et son caractère de cochon. Elle en était consciente mais aimait les bonnes grâces que lui faisait Hesako.
Alors qu'ils arrivaient face à un grand banc de pierre, Naline s'y dirigea pour finalement s'y assoir. Là, elle regarda Hesako et lui fit signe de s'assoir à coté d'elle.

- C'est la reine qui a fait construire ce parc. Et c'est sur ses ordres qu'il est si bien entretenu. Déclara t-elle d'une voix beaucoup plus adoucie. Elle aimait vanter les mérites de sa mère et se demandait ce que pouvait bien faire cette dernière en attendant le diner.
- C'est magique comme endroit... Comment c'est chez vous ?
Toute rancune semblait s'être évaporée, pourtant elle restait légèrement tendue, ne souriant plus comme avant, ne souriant même plus du tout.
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 20:04

Le silence fut la seule réponse donnée par la princesse. Ce silence angoissant, plein de rancœur et de rage était troublé par le bruit de pas des deux compagnons qui marchaient côte à côte. Nul n’aurait put deviner en les voyant les sentiments complexes qui agitaient les deux êtres. Hesako, lui, ressentait un mélange d’impuissance mêlé à la frustration de n’avoir put attirer la pitié de Naline sur lui. Même cela, il n’aura pas réussi à l’obtenir ; même la pitié. La belle princesse était trop fière, trop lointaine, nourrissait trop d’aversion pour lui accorder ne serait-ce qu’un peu de pitié ? Vraisemblablement oui. Hesako sentit son cœur se serrait douloureusement dans sa poitrine ; une douleur lancinante envahit tout son être tandis qu’il continuait sa marche. Il lui semblait n’être plus maître de lui-même, de n’être plus qu’un ectoplasme qui regarde avec indifférence se déroulait la vie. Sa propre vie… Quelle était cette sensation indescriptible ? Quelle était cette noirceur qui l’envahissait à nouveau sans qu’il puisse la contenir ? Il ne le savait pas, et cette ignorance le perdait. Peu à peu, inexorablement, il s’enfonçait. Ah comme le destin était cruel ! Personne, personne ne lui voulait du bien ; tous le méprisait, le haïssait à l’image de la princesse.

Les effluves raffinés du jardin, les couleurs éclatantes des fleurs qui tapissaient admirablement le sol entretenue avec soin ainsi que les statues de verdures ne tirèrent même pas un quelconque compliment à Hesako. Pourtant, le jardin était d’une magnificence telle que personne ne pouvait faire autre chose que de s’extasier devant ce spectacle à la fois raffiné et exotique. Mais Hesako n’étais plus lui-même ; il était devenu comme bien auparavant : Une espèce de mort-vivant.

Hesako s’assit à côté de Naline. Brusquement, il était revenu à la réalité et papillonnait maintenant des yeux, comme s’il venait de sortir d’une longue nuit de sommeil et était ébloui par la lumière vive du jour se levant à l’horizon. Avait il rêvait ou le ton de la jeune femme était doux, bien loin de la brutalité de tout à l’heure ? Il n’avait certainement pas été victime d’un rêve ; à aucun moment il ne s’était endormi. Mais alors…Cela voulait dire qu’elle ne lui en voulait finalement pas ? Qu’elle lui accordait son pardon et qu’il s’était leurré sur ses intentions depuis le début ? Mais pourtant, le ton sec avec lequel elle s’était adressée à lui, et la froideur de ses paroles n’étaient pas feints, Hesako en était persuadé. Le comte jeta un regard étonné sur Naline ; ses traits étaient détendus, et seul persistait une petite flamme inquiétante dans ses yeux. Alors son sentiment était véritable, ce n’était pas son imagination qui lui jouait un fâcheux tour : La princesse semblait avoir perdu son antipathie à son égard. La voix mélodieuse quoique légèrement hésitante de Naline caressa doucement ses oreilles.

Comment était-ce chez lui ? Sûrement pas aussi magique que cet endroit ; il lui semblait que le jardin du palais était éternel, plein de vitalité et que jamais une seule de ces délicates plantes ne flétrirait sous l’influence mortelle du temps. Le jeune seigneur aurait voulu explique la vision de son pays à Naline, mais il ne s’en sentit pas la courage.

-Je ne suis pas un bon conteur, répondit le comte, mais je suis un assez bon peintre ; je peux vous montrez Fubuki tel que je le vois. Cela sera certainement bien loin de la réalité, mais au moins aurez vous une idée de la contrée où je réside.

Le jeune seigneur possédait en effet une collection de tableaux peints par lui-même. Il peignait ce qui ne lui passaient pas la tête, et particulièrement les paysages purs et immaculés qui marquaient son esprit d’une marque indélébile. Hesako fouilla un instant dans son grand manteau noir, bordé de fourrure, et finit par en sortir un petit carnet en cuir relié. Il tourna rapidement les pages du carnet où étais peints divers paysages. Il voulait lui montrer sa plus belle création qu’il avait peinte pendant sa période de « renaissance ».

Il s’agissait de la représentation d’un manoir dans lequel il avait résidait quelques temps. Son séjour là-bas l’avait particulièrement marqué et il avait été si marqué qu'il avait passé de longues heures à travailler avec acharnement pour dédier sa vision du château. De cette manière, pensait il, une partie de ce château où il avait vécue tant d’années heureuses resteraient toujours avec lui. C’était certes une pensée manichéenne mais y croyait dur comme fer.




L’esquisse été peinte avec délicatesse et représentait la manoir vu de la petite colline qui entourait l’édifice charmant ; une petite cours en gravier blanc, étincelant sous le soleil d’été embellissait le cadre déjà d’une incroyable beauté. Une beauté simple et pure. Le manoir était prolongé par une écurie et autour, c’était la forêt ; un océan d’arbres haut et verdoyants entourait la bâtisse aux murs blancs et aux larges fenêtres donnant sur la forêt en question ainsi que sur la pente verdoyant de la colline qui surplombait le manoir. Le cadre était verdoyant et pur, l’édifice austère quoique confortable. Pouvait on demande plus que cela ?

-C’est là que j’ai habité pendant sept ans ; et ces sept années ont été pour moi d’une grande richesse : J’ai appris le maniement des armes, la littératures, la musique l’équitation. Pendant ces sept années je me suis sentit vraiment »vivre ». Cela peut paraître étrange car on vit tous. Mais d’une certaine manière, il y’a des moments ou je ne me sens pas vivant. J’ai l’impression de n’être plus qu’un fantôme.

Le jeune homme se tut, honteux d’en avoir tant dit sur lui en si peu de mots. Jamais il ne s’était livré ainsi à quelqu’un, et il éprouvait une certaine appréhension à l‘avoir fait à présent. Mais étrangement, il se sentait mieux. Comme si on lui avait enlevé un poids qui l’oppressait et l’empêchait de respirait, l’étouffait peu à peu. Le comte releva la tête et soupira. Un soupir de bien être Comme c’était étrange ! Il avait l’impression de vivre à nouveau.


Dernière édition par Hesako le Dim 2 Mar - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 20:28

Il semblait beaucoup moins sombre, son regard s'étant légèrement éclaircis lorsque la princesse lui avait posé cette question. Ce n'était plus un homme anxieux qui était assis à coté de la princesse, mais le comte de Fubuki tel qu'ils s'étaient rencontrés. Naline avait ses deux mains posés sur la pierre et tandis qu'Hesako semblait chercher quelque chose dans son manteau, elle l'observa sans se préoccuper de ce qu'il faisait. Avait-il remarqué qu'elle le regardait avec insistance ? Probablement pas.
A bien y réfléchir, il est vrai que de près on voyait bien qu'il était masculin, et non féminin. Remarque, de profil aussi... Naline haussa ensuite les sourcils en regardant le petit carnet que sortait l'homme. Qu'était-ce ? Elle le regarda l'ouvrir et finit par décrocher ses yeux du visage de l'homme pour observer avec attention l'œuvre qu'il lui montrait. Une peinture, voilà sa manière de décrire l'endroit où il vivait, son comté. Naline observait chaque détails, chaque couleur, elle avait l'impression de regarder un paysage réel mais empli de magie. Elle avait l'impression qu'il était vivant, et donnait envie d'y aller.

-Permettez... Murmura t-elle alors qu'elle prenait le petit carnet pour mieux l'admirer, passant légèrement le bout de ses doigts sur la texture et ayant l'illusion de ressentir une brise fraiche provenant du paysage qu'elle regardait.
-C'est... Chuchota t-elle avec hésitation. Si elle le complimentait, il comprendrait qu'elle ne lui en voulait plus... Et Naline aimait ce sentiment, elle aimait lorsqu'il voulait attirer son pardon. Cependant elle se lâcha, n'allons pas faire souffrir cet homme moralement plus longtemps.
- Magnifique.
Elle retendit à nouveau l'œuvre d'art à son propriétaire.
La princesse leva la tête vers ce dernier. Elle plongea alors son regard sans celui de l'homme et l'observa, profitant de ce doux moment pour étudier le visage, les manières... Lui plus que les autres, elle prenait plaisir à le regarder droit dans les yeux.
Sans qu'elle s'en rende compte, sa tête s'était très légèrement approchée...
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 22:05

Etait il définitivement pardonner ? Hesako l’espérer de tout son être. A observer les traits fins de Naline, il était certain d’avoir obtenu la « rédemption » qu’il voulait par-dessus tout. Et qui plus est, il semblait avoir capter l’attention de Naline par son œuvre. Hesako dévisagea le visage de la princesse, attentif à la moindre de ses expressions. Ce qu’il vit ravit son cœur : la princesse semblait s’extasier de la peinture, allant même jusqu'à la toucher. Habituellement, Hesako serait intervenue pour que la personne enlève ces doigts des pages peintes ; les toucher pouvait les abîmer et Hesako chérissait ses peintures. Il aimait les contempler lorsqu’il en avait le temps. Il avait alors l’impression de remonter le temps et de revivre chaque instant vécu dans les scènes qu’il regardait. Ces fugaces évasions le revigoraient, prêt à reprendre la lourde tâche de comte de Fubuki. Fonction qu’il occupait sans en être véritablement digne : Il n’avait fait que naître après tout ! Cependant, le jeune seigneur s’acquittait de sa tâche avec autant de zèle qu’il le pouvait et entretenait sans relâche ce que son père avant lui avait construit de ses mains.

Le compliment de la princesse lui alla droit au cœur et Hesako ne put s’empêcher de sourire. Mais plus que le compliment, ce qui provoquait sa joie était qu’il avait la certitude d’être complètement pardonné. Toutefois, Le souvenir de la froideur de Naline était encore profondément ancré en Hesako. Aussi, il ne laissa pas éclaté sa joie et remercia modestement la jeune princesse et reprit son bien.

Le comte resta pensif un court instant. Il lui était arrivé tant de chose en si peu de temps ! Les événements de sa vie s’était rarement –et même pour ainsi dire jamais- enchaîner de cette façon ; aussi rapidement, de manière aussi imprévue avec de tels sensation qui accompagnait tous ces rebondissements. Hesako finit par s’apercevoir que Naline scrutait son visage avec insistance. Il ne put échapper à l’hypnose de ses yeux. Et doucement, il y plongea son regard noir et profond où brillait constamment une lueur farouche quoique emplie d’une espèce de peur qui témoignait de son caractère profond.

Hesako s’immergea totalement dans les yeux de la jeune femme. Comme ils étaient beaux ! Il reflétait la personnalité de Naline aux yeux du comte : Belle, sauvage, totalement libre, si libre qu’elle en était inatteignable ; elle semblait au-delà du commun des mortels, elle semblait les dominer et le regarder de haut en riant de leur faiblesses. Le jeune seigneur s’extasiait de cette somptueuse beauté. Il ne pouvait pas rester insensible à ces charmes. Car malgré ses airs altiers et nobles, invincibles, il devient que comme tout être humain elle possédait ses faiblesses. Mais qu’elle avait appris à les dissimuler aux yeux des hommes. Pourquoi ? Hesako n’en savait rien, mais dieu qu’elle était belle ainsi ! En même temps que Naline approchait son visage du sien, il faisait de même. Inexorablement attiré pas la beauté et la grâce de celle-ci. Il embrassa son visage du regard. Puis, avec une douceur infinie, il prononça d’une voix respectueuse, comme si ce qu’il disait été sacré :

-Naline
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 22:35

Elle le regardait avec chaque secondes, plus d'intensité que la précédente. Le comte aussi avait plongé son regard dans ce lui de la princesse, de ses pupilles se dégageaient une sorte de profondeur dont le fond se trouvait bien loin. S'approchant toujours, il fit de même et Naline espérait découvrir ce fond dans les yeux sombres du comte. Comme si cette profondeur délimitait l'espace d'une âme et de son masque, comme s'il cachait ce fond aux autres par l'intermédiaire d'un je ne sais quoi qui empêchait quiconque de découvrir ce qui se dissimulait en lui.
La princesse aimait cette sensation, celle de tenter de découvrir qui se cachait derrière un homme tel que lui.
Ses mains ne touchaient plus la pierre, l'une était posé sur sa propre cuisse tandis que l'autre venait de trouver celle d'Hesako... Elle n'entendait plus le chant des oiseaux, elle ne savait même plus où elle se trouvait. Tout ce qu'elle savait c'est qu'un homme qui lui était encore trop inconnu possédait un charme si puissant envers la jeune fille qu'elle se sentait inexorablement attirée, chose qu'elle n'avait encore jamais ressenti où subi auparavant...
Son visage s'approchait toujours, celui de l'homme aussi... A quoi pensait-il sur le moment ? Peu importe, Naline se sentait comme enveloppée par une odeur parfumée, une odeur de rose avant même que le doux choc qui allait suivre ne soit arrivé.
De la sienne elle caressait très doucement la main de l'homme, jouant du bout de ses doigts sur les intersections de ceux d'Hesako.
Le moment qu'elle attendait avec impatience arriva, lorsque les deux êtres ne pouvaient s'approcher davantage...
Dieu que ses lèvres étaient douce ! Un petit goût fruité parfumait ce baiser envieux et elle mêla son odeur à celle de celui avec qui elle partageait un moment qui lui était inoubliable. Le bout de son nez frôla celui d'Hesako, et la princesse ressentit un frisson parcourir son corps entier, elle ne voyait plus le paysage autour, ne pouvant regarder que les yeux du comte. Elle ne ressentait plus la brise qui lui donnait pourtant la chair de poule, le temps venait de s'arrêter autour d'eux, elle n'aurait même pas remarqué une autre présence dans ces lieux...

Tout ce qu'elle voyait, c'était la profondeur des yeux de cet homme.
Tout ce qu'elle sentait, c'était le bien être et l'odeur masculine de cet homme.
Tout ce qu'elle entendait, c'était la respiration régulière de cet homme.
La douceur de ses gestes, de ces lèvres, tout en lui attirer de plus en plus la princesse qui cédait à la tentation.
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Dim 2 Mar - 23:32

Une douce brise s’était levée, caressant délicatement le paysage qui peu à peu tombait dans l’obscurité de la nuit ; les pétales multicolores des fleurs se rétractait sur eux même tandis que le soleil embrasait une dernière fois l’horizon avant de disparaître définitivement. Pour réparait le lendemain et se recoucher le soir en un cycle immarcescible. Mais Hesako ne ressentit pas la caresse du vent, ni même qu’il ne s’extasia pas devant le somptueux coucher de soleil. Il était trop omnubilé. Omnubilé par le visage gracieux de Naline. A la contemplation de ce visage si beau, de ses lèvres si tentatrices, de ses yeux si profond, tous ses sens étaient en éveil. Jamais il n’avait ressenti une telle sensation d’extase, de bonheur absolu ; jamais il n’avait tant aimé, tant désirait une femme. Chaque seconde qui passait le rapprochait de la jeune femme dont le regard l’hypnotisait. Il ne pouvait décrocher son regard du sien. C’était impossible, même avec toute sa volonté il ne l’aurait put. Ah comme elle était désirable ! Comme il aurait aimé la toucher, sentir sa peu contre la sienne, ses lèvres contres les siennes ! Mais qu’est ce qui l’en empêchait ? Rien !

Un frisson de plaisir intense le parcourut lorsque la main de Naline effleura sa cuisse avant de cherchait sa main, et de la trouver. A son tour, il effleura la cuisse de la princesse avant de la poser complètement et de la caresser avec insistance. Plus rien d’autres n’importait qu’elle. Elle qui l’attirait, elle qu’il touchait, qu’il respirait ; elle qu’il…Qu’il aimait ? Peut-être…Mais qu’était-ce donc que ce sentiment si ce n’était de l’amour ? Il était donc amoureux ? Hesako ne savait répondre à cette question. A vrai dire, il s’en fichait éperdument à l’instant présent. Rien ne comptait plus si ce n’est elle… Autour d’eux, tout semblait s’être arrêté, même le temps, pour un instant qui ne s’arrêtait pas.

Et puis leurs lèvres se rencontrèrent. Hesako caressa la cuisse avec plus d’instance tandis qu’il goûtait avec ardeur et fougue aux lèvres de Naline. Comme elles étaient douces ! Elle avait un parfum délicieux qu’Hesako ne sut définir : mais qu’importait cela ; c’était tellement bon ! Tellement excitant qu’e cela n’avait pas d’importance. En même temps qu’il embrassait la jeune femme avec une fougue qu’il ne e connaissait pas, il avait son regard plongé dans celui de Naline. Il était hypnotisé, prisonnier de ce regard qui le retenait plus sûrement que des chaînes. Mais dieux sait que ces chaînes là étaient bien plus douces ! Il aurait put rester ainsi pendant une éternité, esclave de la princesse. Mais
A quoi bon pensé à ces choses si futiles? Il préférait être un esclave qu’un comte haït.

Les doigts de Naline chatouillaient sa main et Hesako se prit à entremêler sa main avec elle de Naline, son autre main caressant toujours la cuisse de la princesse. Hesako, prit d’une impulsion subite, força les lèvres de Naline, l’entrouvrit avec sa langue et écarta ses dents. Il voulait lui montrer à quelle point elle l’attirait, a quelle point elle était désirable et à quelle point il ne pouvait s’empêcher de l’aimer. Même si c’était malgré lui. Même si cette passion était vouée à l’échec.
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Lun 3 Mar - 22:13

Il était doux, il était tendre, et chacune de ses caresses faisait ronronner intérieurement la princesse qui s'extasiait devant ce baiser envieux. Lui aussi prenait des initiatives, elle aimait ça. Il était à lui seul une source d'inspiration plus fructueuse que tous ce que Naline avait pu trouver auparavant. Une source d'inspiration ? Oui, car la jeune fille confectionnait elle aussi des œuvres, un peu comme les peintures du comte. Sauf qu'elle, elle ne dessinait pas, ne peignait pas, elle écrivait. Mais pas n'importe quoi, d'autant plus qu'elle n'écrivait pas seule, elle écrivait pour une passion qui lui tenait à cœur : La chanson. Elle aimait chanter, que ce soit pour son propre plaisir et parfois pour ceux qui la regardaient lorsqu'elle n'était pas seule. Elle ne chantait presque jamais en public, préférant montrer cela à ses proches, mais elle chantait. Et cette source d'inspiration qui se tenait devant elle, où plutôt contre elle, cette source d'inspiration qui semblait aussi attiré qu'elle, il lui donnait envie d'écrire... pour lui. Et de chanter, de chanter une nouvelle passion qui naissait dans son cœur, une musique enjoliveuse qui traduirait plus intensément ses sentiments que de simples paroles.

Mais l'heure n'était pas à la chanson, et la jeune princesse sentit un bout de chair rose réclamer l'ouverture de son antre, ce qu'elle fit immédiatement. Ouvrant les portes de son être à cet intrus qu'elle accueillait chaudement de sa propre langue, ses yeux se fermèrent tout doucement pour laisser seul son sens du toucher éveiller son excitation. Sa main libre se leva et se posa doucement sur le visage d'Hesako qu'elle caressa. Elle ôta délicatement une mèche de cheveux qui tombait devant les yeux de l'homme avant de faire lentement monter sa main jusqu'à sa chevelure qu'elle ne cessait de caresser en passant ses doigts dans la douceur sombre des cheveux du comte...

Instinctivement, son bassin se souleva avec souplesse pour ne pas déranger ce baiser animé, puis il se déplaça pour venir trouver chaleur et réconfort contre celui d'Hesako.


Dernière édition par Naline le Mar 4 Mar - 12:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Mar 4 Mar - 0:01

Ah comme ce baiser était doux ! Hesako ouvrit doucement la barrière de dents et explora peu à peu la bouche Naline avec sa langue. Il en explora les moindres recoins, avides de la sensation d’extase qui le saisissait à chaque fois qu’il pénétrait un peu plus avant dans son exploration. Instinctivement, Le jeune homme remonta le long de la cuisse de Naline ; avec une douceur doublée d’une ardeur passionnée. Il sentait le désir de la jeune femme grandir en même temps que le sien tandis qu’il se découvrait l’un l’autre. Une découverte lente, pleine de chaleur, d’une envie toujours plus grande.

En même temps que Naline se mettait à caressé ces cheveux, il sentait qu’elle s’ouvrait à lui ; complètement. Comme jamais une femme ne l’avait fait. Il l’accompagna dans son ouverture. De tout son être, de toute son âme, il pénétra l’intimité de Naline. Jamais il n’avait ressenti tant d’extase, tant d’émerveillement. Et jamais il aurait imaginé qu’une femme puisse donné tant de bonheur. Le bassin de sa compagne se souleva, celui d’Hesako suivit le mouvement à la perfection, tout en continuant d’embrasser avec ardeur la belle princesse dont les cheveux lui chatouillaient agréablement le visage. Cheveux que Naline enleva d’un geste emplie de tendresse.

Puis, tout explosa ; un plaisir intense le parcourut pendant un bref instant tandis qu’il parvenait au summum de l’acte. Le comte se pencha un peu plus en avant, en caressant à pleine main le corps svelte de Naline. Il aimait ce toucher, cette odeur qu’il respirait à pleine narine. Cela avait quelques choses de sauvages, quelque chose d’indomptable et en même temps aussi doux que le pelage soyeux d’un fauve. Hesako aimait cela. Il aurait put rester ainsi pendant des heures, à embrasser sa compagne, la regarder avec amour et délectation. Sans lui parler, il n’en avait pas besoin : C’était au-delà de toutes paroles. Seul le regard pouvait traduire les émotions que les deux êtres ressentaient au plus profond d’eux même.

Un bref instant, Hesako se demanda s’il ne pourrait pas peindre Naline ; Elle était si belle, le portrait parfait. Et le jeune homme n’éprouvait pas d’autre envie de peinture. Pourquoi cherchait vainement le modèle absolu alors qu’il l’avait devant les yeux ? Hesako interrompu brusquement son baiser avec Naline avant de la regarder dans les yeux. Il se contint quelques secondes, puis lâcha prise : Il embrassa sa compagne avec d’autant plus de fougue. Sa main caressait toujours son corps divin mais avec plus de tendresse à présent que les instants de folies étaient passés ; il goûtait à présent la saveur ô combien merveilleuse des instants langoureux.
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Mar 4 Mar - 12:33

Ses paupières toujours closes, elle frissonnait sous chaque caresses du comte sur son corps, sa propre main passant des cheveux à na nuque de l'homme pour effleurer de ses doigts sa peau chaude et douce. Soudain le baiser fut interrompu par l'homme. La princesse ouvrit alors les yeux pour savoir pourquoi cet arrêt, lorsqu'il reprit de plus belle le baiser passionné. Naline s'apprêta à fermer les yeux lorsqu'un instant elle se demanda où elle était. ... Dans le Parc, mais on ne voyait plus rien à cause de l'obscurité qui avait maintenant recouvert tous les recoins, laissant les deux êtres en tout intimité.
Il fait entièrement nuit.... Nuit ?? La princesse retira doucement ses lèvres en regardant Hesako. Elle leva ses lèvres et embrassa le comte sur le front avant de se décoller totalement. Elle se leva ensuite et ses deux mains prirent celles d'Hesako pour l'inviter à faire de même. Elle regrettait d'agir ainsi, mais d'une voix hésitante elle expliqua.

- Je... Nous sommes en retard...
Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé depuis qu'ils étaient arrivés dans ce parc. Tout ce qu'elle espérait c'est qu'il n'y ai pas eu trop d'attente et surtout que sa mère ne lui en veuille pas pour cela. Naline regardait Hesako en attendant qu'il se remette debout. Elle se serait bien remise à l'embrasser, mais le devoir les appelait tous les deux. Et ce devoir il valait mieux ne pas le manquer, surtout pour le comte.
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MessageSujet: Re: Le grand Parc   Mar 4 Mar - 21:33


Leurs lèvres se quittèrent avec regret. Elles ne se rejoignirent pas à nouveau : Naline s’écarta du comte avant de l’embrasser avec tendresse sur le font. Ce baiser sur la peau brûlante de passion d’Hesako le fit frissonner. La princesse l’enjoignit à se lever, et il obéit. Il se sentait comme un chiot aveugle, perdu dans l’hostilité ambiante, qui à besoin de sa mère pour le guider ; le protéger, le rassurer ; il ressentait le besoin de s’accrocher à un point d’accroche pour ne pas être emporter par le flot impétueux de sentiments contradictoires qui s’entremêlaient en lui en un écheveau complexe. Et cette mère, ce point d’ancrage, il s’agissait de Naline.

La voix de celle-ci résonna à ses oreilles comme une douce musique ; il se sentait dans un été second, presque dans une espèce de transe après les plaisirs charnelles. Il répondit d’une voix mal assurée, en regardant avec étonnement au tour de lui, tentant vainement de percer l’obscurité profonde de la nuit :

"-Oui…Sûrement…Nous devrions y aller."

Hesako suivit Naline qui marchait un peu devant lui, montrant la voix de son pas assurée. Le jeune homme contemplait les courbes de la jeune femme, tout en ayant envie de la toucher, de l’embrasser à nouveau ; de s’adonner à elle comme elle s’était donnée à lui. Mais il ne le pouvait pas. Il avait des obligations trop importantes pour qu’il se permette ce genre de plaisir. En temps que chef du comte de Fubuki, ses sentiments passaient à près. Peu importe s’il doive perdre ceux qu’il aimait le plus, peu importe même qu’il meurt : il devait accomplir son rôle. C’était son destin et même s’il ne l’avait pas choisi, il devait l’assumer. C’était effroyable comme destin, mais c’était ainsi ; tel était la vie, et rien ne changerait, malgré toute la volonté, toutes les actions qu’il entreprendrait. Elle serait toutes vaine et seul l’échec couronnerait ces tentatives.
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