Sitris

Le choix d'une vie
 
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 Jour de marché

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MessageSujet: Jour de marché   Dim 24 Fév - 20:34

Ah comme cette fin de journée était douce.
Sa chaleur environnante portait une odeur de pâtisserie alléchante aux narines de la belle rousse qui vagabondait dans les rues telle une féline. Une féline ? Oui, c'est ce qu'elle voulait être, exactement comme celle sur qui elle apprenait cette façon de marcher. Bien sûr, son modèle était bien plus douée que la Princesse, mais cette dernière était ambitieuse. Elle savait qu'un jour elle sera capable d'agir aux cotés de sa mère.

Cédant bien trop facilement à cette tentation, la jeune fille avait bifurqué pour s'enfoncer davantage dans le quartier du commerce. Surtout qu'aujourd'hui c'était jours de marché, elle s'était promis de ne pas y aller pour éviter de dépenser dans des armes de collection. Oui, elle faisait collection de toute arme, tout ce qui était capable de défendre son propriétaire et en particulier les lames bien aiguisées. Seulement on lui a bien trop souvent reproché de ralentir les dépenses dessus, et c'est pourquoi elle s'empêchait d'aller dans ce quartier les jours de marché.
Mais là, elle était excusable puisque si elle y allait, c'était simplement pour un bon croissant chaud... L'image de cette pâtisserie lui mit l'eau à la bouche. Elle l'avait bien mérité après toutes les salades qu'elle venait d'entendre venant de ce conteur dans la taverne. Comme s'il connaissait son histoire, LUI, son histoire à ELLE ! Naline s'en est un peu voulu de lui avoir éclaté de rire au nez, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher.... Et puis de toute manière il n'avait qu'a pas commencer, c'est lui qui a tant insisté pour s'enfoncer davantage dans la boue !
Enfin, ce qui est fait est fait et à partir de maintenant elle va trouver une autre taverne pour passer les quelques soirées qu'elle voulait hors du palais. Il lui fallait sa liberté à cette femme, et les "Ne buvez pas d'alcool Princesse, c'est très mauvais pour vous ! " ; "Faites attention, à être ainsi trop découverte vous mettez votre vie en péril." ; "Princesse, puis je vous être utile ?" ; "Vous avez besoin de quelque chose Princesse ?" ... lui paraissaient lassant...
Depuis la mort du roi, il n'y avait que la reine que Naline appréciait fortement. Voire plus, elle l'aimait et l'adorait, comme une fille aime sa mère. Les autres étaient plutôt collants et trop protecteurs, à part quelques membres qu'elle ne connaissait pas bien où d'autre qu'elle connaissait peu mais avec qui le contact était passé.
Ce général en faisait d'ailleurs parti. Pour l'avoir déjà rencontré, croisé quelques fois, la jeune fille n'avait pas à dire qu'il était du genre chiant comme les autres. Mais elle ne le connaissait pas assez bien pour se permettre de le juger.

La Belle rousse passa devant un stand de légumes qu'elle snoba complètement. Ses pas l'amenèrent ensuite devant une petite charrette sur laquelle était entreposés des épées soigneusement faites à la main. Ne pouvant s'empêcher de s'arrêter, elle les contempla d'un œil critique.

- "Bonsoir princesse ! Ces armes vous plaisent-elles ?"
-" 'Soir... Vous n'êtes pas forgeron vous..."
Lâcha t-elle à l'intention de l'homme qui haussa les sourcils en signe d'étonnement. La demoiselle lui adressa ensuite un léger sourire et se tourna pour marcher vers un petit bâtiment collé aux autres où l'enseigne laissait paraître :" Au p'tit coin chaud."
Cette ancienne boulangerie est devenue un restaurant pour cause de changement de propriétaire. Néanmoins le pain et les pâtisseries sont toujours faîtes maison et c'est un régal de savourer un plat chaud à l'intérieur.
Naline sortit de l'argent de sa sacoche puis elle se dirigea vers le comptoir.

- "Bonsoir princesse ! Vous désirez ?"
- "Bonsoir, un simple croissant..."
Sur l'instant elle se sentit légèrement stupide de s'être déplacée juste pour une petite pâtisserie, cela pouvant paraître étrange de la part d'une Princesse. C'est pourquoi elle rajouta aussitôt sur sa commande du lait chaud et une baguette de pain.
Elle ressortit encore plus stupide d'avoir gaspillé de l'argent ainsi pour sa fierté.
Elle trouvera bien un mendiant à qui donner le pain et le lait chaud...
Elle dirigea ses pas un peu au hasard, n'ayant pas envie de rentrer tout de suite au palais. Il lui fallait digérer un peu le demi verre d'hydromel qu'elle avait bu à la taverne et marcher était un très bon moyen.
Une silhouette assise contre un mur attira son attention. Un mendiant, comme il y en avait dans la ville. Non pas qu'ils étaient nombreux, mais comme tout endroit il y avait les riches et les pauvres... Ici ils étaient mélangés, et l'on pouvait trouver un mendiant adossé à un mur d'une grande maison de bourgeois. S'avançant vers lui la Princesse lui tendit la baguette qu'il prit avidement en la noyant de remerciements chaleureux et sincères...
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Lun 25 Fév - 8:54

Yasha était en permission aujourd'hui. Normalement il aurait du réorganiser les groupes ayant des missions prévues à l'extérieur de la ville et vérifier les demandes de permissions, mais ayant besoin de ce changer les idées, il avait confier cette tâche à un des colonels qui se rapportaient à lui. La grande différence entre lui et les autres officiers, c'est qu'eux recevaient des ordres transmis, mais les recevaient directement à la source, c'est-à-dire directement auprès de la Reine. En de très rares occasions son bras droit ou le conseiller se chargait du message, mais généralement il avait audience. Il ce promenait ici et là, vêtu en civil pour une des rares fois, mais il n'avait su ce départir de son épée à lame d'ébène. C'est donc avec son arme fétiche au fourreau qu'il ce promenait dans le quartier commercial. Il n'était pas vraiment du genre à faire du lèche-vitrine, mais ces derniers temps il n'avait pas eu beaucoup de temps pour sa vie personnelle, alors il profitait de ses rares moments de liberté! Il ce décida à entrer dans une boutique de vêtements, il commençait à sérieusement en manquer, mais ce ravisa en appercevant une jeune femme peu vêtue aux cheveux de feu...Il était certain au point de mettre en gage son épée qu'il s'agissait de la princesse! Intrigué de la voir dans les environs dans la journée et non le soir, il alla à sa rencontre, mais attendit qu'elle soit près de lui pour lui adresser la parole.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Mar 26 Fév - 20:42

- "Mais lâche moi tu veux !" S'exclama la jeune princesse au mendiant qui ne cessait de la suivre avec comme prétexte ses nombreux remerciements.
Naline poussa un long soupir en regardant hargneusement l'homme et ce dernier s'éloigna sans rien dire, comprenant qu'il valait mieux pour lui laisser la jeune fille tranquille.
La belle rousse passa devant un magasin de vêtement. Elle mordit à pleine dent dans son croissant et savoura la texture croustillante et encore tiède de la nourriture. Il était délicieux, comme d'habitude. En quelques bouchées raffinées elle avait déjà terminé sa pâtisserie et s'était arrêté devant une poubelle pour y jeter le mouchoir avec lequel elle s'était essuyé les mains. La princesse se passa ensuite une main dans ses longs cheveux, elle aimait caresser elle même sa chevelure luisante, fière de posséder une telle ardeur.

Bon, trêve de vagabondage, la nuit aller bientôt tomber, il fallait donc rentrer au palais maintenant. Naline fit demi tour lorsqu'elle aperçut un homme qui lui était familier sortir du magasin de vêtement auquel elle était passée juste devant quelques minutes auparavant.
Des cheveux roux lui aussi, une longue veste noire et déchirée par le bout, une démarche plutôt souple et assurée, voilà une bonne surprise qui s'amenait vers elle.
Il s'avançait volontairement vers la jeune fille mais une fois à son niveau ce fut elle qui parla la première sur un ton assez enjoué.

- "Général Yasha, quelle bonne surprise. En manque de sous-vêtements ?" Demanda t-elle avec ironie, sa question étant en rapport avec le fait d'avoir vu sortir le général de la boutique d'habits. L'allure, le visage, la virilité de cet homme donnait à la princesse l'envie de le taquiner, se dissimulant par ailleurs derrière son jeune âge pour excuser ses paroles parfois enfantines pour un homme adulte.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Mer 27 Fév - 21:43

Hesako caressa avec anxiété le pommeau finement ouvragé de son arme. Il s’agissait d’un sabre qu’il portait toujours sur lui. Non pas qu’il en soit amoureux, il ne ressentait aucune attirance envers les armes ; Ce serait le comble tout de même ! Non, c’était un geste familier, presque intime qui le rassurait lorsqu’il était anxieux. Et dieux sait qu’il l’était ! Il ne pouvait pas faire trois pas dehors sans ressentir une appréhension si puissante qu’elle le poussait le plus souvent à rentrer aussitôt dans ses appartements. Mais de quoi avait il si peur ? Quel était ce mal qui le rongeait peu à peu de l’intérieur ? Hesako n’en savait rien ; il ne voulait pas savoir ; cela faisait si mal de savoir ! Alors il préférait rester dans l’ignorance et rester la proie des démons impitoyables qui le hantaient et le forçait à rester cloîtré dans ses appartements. Mais cette fois-ci, c’était différent. Il avait rendez-vous avec la reine du royaume d’Akane. Et pour cet honneur, il se devait de se déplacer. Cela ne lui plaisait pas, il aurait préféré de loin la recevoir dans son château, à l’intérieur du comté de Fubuki. Mais comme il avait été par la reine elle-même, il ne pouvait pas refuser. Aussi, il avait surmonté, non sans mal, sa phobie et avait pris la route. Hesako s’était arrangé pour voyager de façon anonyme, emportant avec lui le strict nécessaire. Pour tout avouer, le comté était partit en secret, laissant son bras droit s’occuper des affaires du comté qui était d’ailleurs florissante et dont il n’avait pas particulièrement besoin de s’occuper. Toutefois, c’était une précaution utile. Au moins, personne ne pourrait l’accuser d’avoir abandonner le royaume sans personne pour l’administrer.

Le comte était donc partit en secret pour rejoindre le royaume d’Akane. Le voyage s’était déroulait sans encombre, à travers le comté de Fubuki. En voyageant, Hesako avait observé les paysages monotones s’étalant à perte de vue. Et ce qu’il avait vu l’avait rassuré. Le pays était prospère, et pour preuve, les champs donnaient des récoltes abondantes.
Après quelques jours de route, Hesako et son escorte avait pénétré dans le Royaume d’Akane. Le comté avait eu une hésitation avant de franchir la frontière. Après tout, qu’est qui lui disait qu’il ne s’agissait pas d’un piège caché par un prétexte pernicieux pour l’attirer jusqu’en Akane et le tuer ? Il n’y avait rien de plus plausible : le comté de Fubuki ne cessait d’accroître sa force et sa puissance économique et militaire, au point de menacer les autres pays. Il ne serait pas étonnant, et même probable qu’un jour ou l’autre, une tentative soit faite pour tenter d’éliminer le chef du gouvernement et plonger ainsi le pays dans le chaos total. Car si Hesako mourrait, qui prendrait la relève, lui qui n’avait pas d’héritier ? Il était certains que tous les hauts dignitaires et prétendants au trône s’entre tueraient pour avoir la possibilité de goûter à la saveur, l’extase sans borne du pouvoir. Car l’homme se ressemble : il est cupide, égoïste, avide de pouvoir ; et pour l’obtenir, il est prêt à tromper, trahir, blesser et même tuer. Hesako le savait mieux que personne. De nombreuse fois il avait dut lutter contre ces côtés animaux qui avilissent l’homme jusqu'à le rendre à l’état d’une bête sauvage, et toujours il était parvenir à vaincre ces côtés pernicieux. Toutefois, il redoutait qu’un jour, il ne succombe à l’assaut trop puissant de ceux-ci et qu’il devienne pire que animal : un monstre.
Finalement, Hesako avait passé la frontière, tremblant à l’idée d’être tomber stupidement dans un piège dont la toile se refermait peu à peu sur lui. Mais aucun piège ne se referma sur lui et il entra bientôt dans la capital du royaume d’Akane : Hana.

La bannière de Fubuki flottant au vent, il avait pénétré dans le gigantesque cité. Avec stupeur, il découvrit que les écrits disaient vrais : droit était construite à moitié à l’air libre, à moitié sous le sol. Le jeune seigneur trouvait cela stupide. Lui qui aimait tant la lueur vivifiante du jour, la douce caresse du vent sur le visage, la vue magnifique et lumineuse du paysage, il ne pouvait comprendre que l’on puisse vouloir habiter sous terre, là où il faisait sombre et froid et que le vent n’atteignait jamais. En outre, les sous sols étaient dénués de toute verdure. Commet pouvait on vivre sans deviner la présence d’arbre ? Cela devait être bien monotone. Néanmoins, Hesako ne fit pas de commentaire et se contenta d’avancer à travers la foule de badaud qui se pressait atour d’eux pour s’enquérir de l’identité du prestigieux visiteur.

La traversée de la ville fut une épreuve pour le jeune seigneur. Il se sentait menaçait par cette foule agitée qui ne cessait de hurler, de vociférer sans se lasser des questions incompréhensibles. Si son rang ne le lui avait pas interdit, Hesako aurait hurlé de frustration et de peur. Cependant, il se contint et son accès de terreur finit par se calmer lorsqu’il put s’étendre avec délice sur le lit moelleux qui avait été préparé en toute hâte dans l’un des plus prestigieux établissements droit Mais rapidement, l’atmosphère suffocante de sa chambre lui devint insupportable, et après un long débat intérieur, Hesako décida de sortir prendre l’air et de visiter la capitale au passage. D’après ce qu’il en avait vu, c’était une cité développé, pleine de richesse. La visiter pourrait lui être utile par la suite. Il aurait ainsi un aperçu de la puissance du royaume d’Akane et la disposition des lieux si par hasard une guerre avait lieu. Non pas qu’Hesako en veuille une, simplement, il était prévoyant. Toutefois, il doutait qu’une guerre se déclare dans les mois à venir. Du moins pas avec le royaume d’Akane. D’après les dires de ses conseillers la reine actuelle tentait de créer des alliances avec les autres pays. Si Celle-ci l’avait invité ici pour conclure un accord, sa réponse était toue faite : il dirait oui sans l’ombre d’une hésitation. Une alliance ne pourrait être que bénéfique. D’une part parce qu’il n’aurait pas à craindre une attaque de ce côté ci, mais aussi parce que cela rapprocherait les deux peuples qui nourrissaient une aversion réciproque.

Hesako était donc sorti, après s’être équipé de son arme et d’avoir enfilé son éternel manteau noir finement ouvragé. Il avait flâné dans les rues de la cité, la peur au ventre, mais paradoxalement heureux d’être libre et de pouvoir ainsi se promener à sa guise. Etrangement, sa phobie n’était que peu éveillée, et il prenait du plaisir à marcher. Au fil de sa promenade, Hesako avait finit par se perdre. C’était une chose stupide, et il aurait put retrouver son chemin très facilement en demandant l’emplacement de l’établissement qu’il cherchait à un passant. Mais il ne le voulait pas. Il voulait encore goûter ce plaisir si rare qu’il éprouvait à l’instant. Et c’est ainsi qu’il déboucha dans le quartier commerçant.

Hesako fut étonné de l’agitation fébrile qui agitait le quartier. Heureux de constater que personne ne faisait attention à lui, même en ce lieu, le comte continua sa flânerie, tout en rêvant éveillé. Puis, au bout d’un moment, il s’aperçut que le jour baissait sensiblement et que l’air fraîchissait. Déjà, le crépuscule tombait. Il ne tarderait pas à faire nuit ; il était l’heure de rentrer. Bien qu’Hesako n’en ait aucune envie, il prit le chemin du retour. Chose compromise puisqu’il ne connaissait pas la direction à prendre. Aussi, après avoir chercher vainement, il se décida à demander à un passant. Il jeta son dévolu sur une jeune femme accompagnait d’un homme. Sans en savoir la raison –dont il se fichait d’ailleurs éperdument- Hesako était attiré par les deux personnes. Peut-être était-ce leur apparence, peut-être était-ce l’aura qui émanait d’elle, il n’en savait rien. Qu’importe après tout !

Il se rapprocha donc du couple, et les détailla plus en détail avant de les aborder. Ce fut surtout la jeune femme qui l’interpella. Elle était vêtue d’une manière extravagante, laissant apercevoir ses formes voluptueuses et possédaient une magnifique chevelure rousse qui dansait dans son dos. Toutefois, le jeune seigneur devina qu’il valait mieux ne pas trop l’offenser. Les deus lames aux formes étranges suffisaient à le prouver. Son compagnon semblait assez banal, mais Hesako remarqua qu’une arme pendait à son côté. Après un bref instant d’hésitation, le jeune seigneur s’avança lentement vers les deux compagnons, et les aborda simplement et presque stupidement même :

-"Excusez moi, je me nomme Hesako. Etranger de passage, je me suis perdu dans les méandres de cette cité aux multiples facettes, néanmoins toutes intéressantes et je cherche donc nécessairement l’établissement où j’avais élue domicile. Mais vous vous en doutez sûrement. Ainsi donc, pourriez vous m’indiquer le nom de cet établissement ?"

Instinctivement, Hesako porta la main à son sabre et empoigna sa garde. Ce geste ne présentait en aucun cas une quelconque intention de dégainer son sabre –bien qu’on puisse le croire- mais simplement à se rassurer. Parler ainsi à des inconnus le rendait anxieux ; toutefois il n’avait pas d’autres solution.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Mer 27 Fév - 21:59

Yasha sourit doucement à la taquinerie de la princesse et répondit:- Oh non, pas vraiment, je ne faisais que jetter un coup d'oeil en profitant de ma journée de congé. Et vous princesse? Encore à la recherche d'un dueliste qui pourra vous tenir tête pendant quelques secondes avant que vous lui fesiez mordre la poussière et le traumatiser à vie? Et côté vêtements, ce serais plutôt vous qui en auriez besoin! Tout les hommes qui croisent votre chemin dans les rues vous reluque ouvertement. Un peu plus de pudeur ne vous ferait pas de mal! Je sais bien que quiconque ce risquerait à vous toucher ce retrouverait dans de sales draps, mais quand même, on trouve toujours plus fort que soi!

Edit PNJ : Attention au nombre de lignes ! 10 minimum !
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Mer 27 Fév - 22:12

Sa façon de se comporter et de parler ainsi au général des armées du royaume d'Akane était peut être indigne d'une princesse, et Naline s'en rendit compte un peu après avoir posé sa question. Mais elle n'eut pas le loisir de regretter ses paroles qu'elle reçut assez amèrement celles du général. La jeune fille avait levé légèrement la tête pour regarder Yasha dans les yeux, plongeant son regard dans celui du général. Ce dernier était plus grand, il avait de larges épaules musclés mais elle ne paraissait nullement impressionnée.
- "Sachez que tout regard masculin posé sur mon corps ne me gêne pas et qu'au contraire je trouve du plaisir à charmer la vue d'un bel homme tel que vous." Répliqua t-elle en se passant à nouveau une main dans les cheveux, confiante.
Elle ajouta pour conclure.

-"Et puis je n'apprécierais pas que quelqu'un ose se proclamer capable de me vaincre sur mon terrain de jeu, encore moins d'y arriver..."
Son attention se concentra quelques secondes plus tard vers une personne qui se dirigeait vers eux d'un pas assez hésitant. Des cheveux longs, bruns, la belle rousse adressa un léger sourire à l'individu en se demandant d'où il pouvait venir, ses vêtements n'étant pas d'ici, c'était sûre.
Elle eut un léger choc lorsque l'inconnu parla. Un homme ! Elle aurait dit que c'était une femme mais sa voix... Et c'est vrai qu'en y regardant de plus près... Heureusement que la princesse n'eut pas fait comme à son habitude, c'est à dire parler la première, imaginons un peu que sa remarque ait été déplacée au vu de la situation.

Mais pourquoi un homme déguisé en femme venait les voir ? Et ses manières, son accent, ses vêtements, ça se voyait qu'il était étranger. Lorsque le dénommé Hesako fit mention de son nom et prétendit avoir perdu son chemin, Naline comprit qui il était. Elle afficha alors un sourire chaleureux et inclina légèrement la tête en guise de salut.

- "Je vous souhaite la bienvenue sur nos terres Comte Hesako, êtes vous réellement venu seul ?"
Il était stupide de se promener seul dans un royaume inconnu pour un homme aussi gradé que lui ! Etait-il fou ? Même Naline n'irait pas s'offrir une petite ballade au risque de se perdre dans le comté de Fubuki, où autre part d'ailleurs. Enfin, le principal était qu'il soit arrivé, sain et sauf, et qu'il paraissait plutôt confiant. Tant mieux cela fera plaisir à sa mère, et la princesse se ferait un plaisir d'offrir son aide à un invité de la reine. Avant de répondre à la question d'Hesako, elle ajouta en montrant le général Yasha.
- "Sire, je vous présente Yasha, le général des armées de ce royaume. Je suis Naline, la princesse d'Akane. Mais venez je vais vous amener au palais, ma mère, la reine Leyla, et moi même, vous attendions."
Leyla lui avait parlé du comte qui viendrait souper à leur table le soir. Naline acquiesçait toujours, s'occupant d'aider du mieux qu'elle pouvait sa mère. Elle prenait note de toutes les décisions de cette dernière pour prendre modèle.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Jeu 28 Fév - 23:32

Un étonnement non feint se peignit sur le visage d’Hesako, et un sourire fugace éclaira son visage hâve et fatigué. La jeune fille le surprenait agréablement par sa perspicacité. En la détaillant plus en détail, le jeune seigneur s’aperçut qu’un dépit de son apparence impudique, elle avait une tenue altier ; en outre, Hesako contempla avec avidité ses traits fins rayonnants de grâce et de beauté. C’était une jeune femme magnifique. Qui plus elle semblait remplie d’une intelligence supérieur qui définisse les grands esprits du commun des mortels. Le jeune seigneur estimait l’intelligence par-dessus tout ainsi que le sens de la réalité qui était inexorablement dur. La vie n’avait pas de pitié ; les forts écrasaient les faibles, et la mort emportait tout au bout du compte. Seul restait de souvenirs flous très vites oubliés.

Hesako ne nia pas son identité. Il aurait put le faire, mais à quoi bon ? La vérité aurait fini par transparaître à un moment ou un autre. Maintenant ou après, il n’y avait pas d’importance à cela. D’autant que La jeune fille était la princesse d’Akane, fille de la reine elle-même. Inéluctablement, ils se seraient rencontrés. Toutefois, Hesako n’était pas certains que Naline soit la fille de sang de la reine d’Akane. Non pas qu’il mette en doute la parole de celle-ci pour le simple plaisir, mais il avait entendu dire un jour que la monarque avait adopté une jeune fille qu’elle considérait comme son propre enfant. A l’époque, Hesako n’avait prêter aucune attention à cette rumeur qui pouvait tout aussi bien se révéler être fausse. Comme la plupart des rumeurs d’ailleurs.
D’un geste brusque, le jeune seigneur enleva sa main crispé sur la garde de son arme puis, répondit à la jeune fille :

« -Je vous remercie de votre accueille ; je ne m’attendais pas à tant d’amabilité. Qui plus est donné par une personne aussi gracieuse que vous. Je vous retourne vos salutations et vous confirme expressément que je suis effectivement seul ; j’avais besoin de prendre un peu l’air et de goûter au plaisir rare, trop rare de la liberté. Etre le chef d’un état est une responsabilité gratifiante mais qui possède quelques inconvénients. Toutefois, je ne m’en plains pas, j’ai choisis moi-même cette voix et j’assume parfaitement ce que cela implique. Il est cependant normal que je prenne parfois quelques libertés. Les intrigues incessantes du château finissent par lasser et parfois, j’en ai assez d’être le comte de Fubuki. Dans ces moments la, j’éprouve l’irrépressible besoin de vagabonder dans les rues tortueuses d’une ville remplie de monde. J’aime ainsi passer anonyme ; j’éprouve un sentiment de satisfaction et de bien être en constatant avec plaisir que personne ne se retourne sur mon passage, ne me pointe du doigts en me regarde avec des yeux ébahis, comme si j’étais un spectre revenu d’entre les morts. «

Ayant fini sa tirade prononcée d’une voix monocorde et basse, Hesako porta son attention sur l’homme qui accompagnait Naline. Sa première impression se confirma : Il avait une apparence banal et ne semblait pas méprisant comme certains de son espèce et de son rang. Le comte était à moitié surpris que cet homme puisse être général, mais à vrai dire, peu de personne aurait cru qu’il était le comte de Fubuki s’il l’avait proclamé sans son escorte. Et en observant bien, il se dégageait de cet homme une aura impressionnante qui semblait vous écraser par sa simple puissance. Hesako ne se formalisa pas de l’apparence de l’homme et le salua cérémonieusement. Il s’agissait tout de même du général en chef des armées du royaume Akane. Un personnage important en somme :

-Je vous salue général Yasha. Votre réputation de combattant est parvenue jusque chez nous, et je nourris envers vous une fervent admiration. D’aucun disent que vous êtes l’un des meilleurs combattant de Sitris, ce dont je n’ai jamais douté.

Assortit d’un petit sourire amical, le discours était bref et efficace. Hesako avait conscience de ne pas avoir dit la vérité. S’il était vrai qu’il admirait le général Yasha pour en avoir entendu parler à plusieurs reprise, à la vue de cet homme, il avait fortement douté qu’il puisse être le fameux général Yasha. Cependant, il en était maintenant certains, attendait qu’on le conduise au palais où résidait la reine d’Akane. Il avait hâte de la rencontrer. Comme lui, elle était jeune, et pourtant, elle possédait déjà le pouvoir. Qui plus est en étant une femme. C’était à n’en point douter un personnage exceptionnel qu’il lui tarder de voir de ses propres yeux. Hesako décida d’interroger la jeune princesse en chemin. Il en apprendrait sûrement beaucoup ainsi. Cette résolution prise, Hesako porta un regard inquisiteur sur ses interlocuteurs.


Dernière édition par Hesako le Ven 29 Fév - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Ven 29 Fév - 17:15

Yasha ignora complètement les mots que la princesse déclara pour sa défense à propos des tirades sur ses étranges manies donc celles de ne pas porter grand chose et de faire mordre la poussière à ses adversaires. C'est alors qu'un homme aux traits doux s'approcha d'eux et entra en conversation avec la princesse Naline. Il ce présenta comme Hesako, comte de Fubiki et on lui reconnu son titre. Il savait pertinament que ses habits juraient avec son grade, mais étant en permission, il n'en avait guère soucis. Il répondit tout de même:- Je suis honoré égallement de votre visite et que ma réputation sois connue jusqu'à Fubiki, votre Grâce. Et pour vos petites libertées, n'ayez crainte, cela n'aura aucunes répercussions. Moi même on me fait les gros yeux lorsqu'on apprends que je suis le Général et que je n'ai ni escorte, ni uniforme, ni armure. Voyez vous, même les officiers haut gradés on droit à leurs congés! Pour ce qui est de votre visite dans notre royaume, j'espère qu'elle vous sera agréable et intéressante. Mais bien sûr, si c'est notre princesse qui vous sert de guide pour visiter notre cité, je puis affirmer avec certitude que la visite vous plairas! Son Altesse Naline sais toujours trouver les endroits les plus intéressants. Quand à nous, nous nous reverrons au palais et nous risqons de nous croiser durant votre séjour. Ahh, un petit détail, si votre escorte dors au château, faites mander un de mes colonels qu'il fasse les arrangements nécéssaires pour héberger vos hommes dans le quartier réservé à la garde.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Ven 29 Fév - 18:41

Surprise que le comte se livre autant sur lui même, la princesse l'écoutait avec attention. Il avait besoin de liberté, cela se comprenait. Mais elle ne comprenait pas pourquoi il n'appréciait pas être montré du doigt. Etait-il complexé ? Par son physique ? Son caractère ? Son allure ? Son grade peut être ? Avait-il peur du danger ? Naline en revanche aimait être regardée, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle se promenait en ville, seule et au milieu de la foule. Elle sortait les jours de fêtes pour montrer l'exemple au peuple du royaume d'Akane. Elle se sentait proche de lui et s'efforçait de toujours être à ses cotés pour montrer sa confiance. Parfois même c'était elle et non une autre personne haut gradé comme la reine, qui ouvrait les jeux saisonniers où qui allumait une grande torche symbolique pour un de ces jeux.
Cependant sa confiance n'était pas entièrement complète. Fort heureusement d'ailleurs, Naline possédait quelques méfiances vis à vis de comportements louches, et elle garde toujours accrochés à sa ceinture ses deux lames fétiches. Des tentatives d'assassinats sur sa personne eurent déjà lieux, mais il était rare que l'on en veuille à la princesse. De plus les fous qui voulaient s'en prendre à elle tout en risquant de déclencher la colère de la reine, étaient bien trop fous pour réussir à l'atteindre. Naline réussissait toujours à contrer une attaque quelle qu'elle soit, et ce grâce à ses charmes, ses lames où sa perception.
Hesako parla métaphoriquement des spectres, se comparant à eux pour définir l'attitude de son propre peuple lorsqu'il sortait. Certes celui d'Akane n'était pas bien différent sur ce point, mais il avait l'habitude de voir quelques personnes du palais dehors. Des personnes telles que leur général où leur princesse. Affichant un air compatif, Naline posa ensuite chaleureusement sa main sur l'épaule du comte pour le faire tourner vers une direction. Elle commença ensuite à marcher, affichant un sourire en remerciement pour le compliment du comte sur son physique.

Son visage pris une légère teinte rouge lorsque Yasha la complimenta également. Elle ne s'attendait pas à cela de la part du général et s'en voyait flattée, mais elle ne comprit pas exactement le sens de ses paroles lorsqu'ils prétendit qu'elle savait trouver les endroits les plus intéressants. Y avait-il un quelconque double sens ? Peu importe, elle chassa cette pensée de son esprit et s'adressa poliment à leur invité.

-Peut-être préféreriez vous plutôt aller vous reposer en attendant le soir, la visite attendra je pense... Où du moins je vous accompagnerais probablement si la reine décide de vous montrer le palais.
La nuit commençait à tomber sur la ville, et Naline savait qu'elle risquait de se faire gronder par un des maîtres du château pour avoir manqué un cours d'arme ce soir là...
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Ven 29 Fév - 20:50

Le vesper soleil répandait des teintes mauves, sangs et or dans le ciel tandis que l’air fraichissait sensiblement et que, une à une, les étoiles apparaissaient dans le ciel crépusculaire. Hesako ne put s’empêcher de s’extasier devant la beauté du spectacle qui s’offrait a lui. Il était si absorbé par sa contemplation qu’il entendit à peine les paroles de Yasha. Vraisemblablement, il ne s’agissait de rien d’important. Cependant, lorsque Yasha aborda le sujet de son escorte, il se fit aussitôt attentif. D’un bref hochement de tête, il remercia le général, mais ne prit pas la peine de lui répondre. Non pas qu’il n’estimât pas Yasha, seulement, son esprit était accaparé par Naline. La jeune fille possédait une sensualité et une beauté presque irréelle. Les charmes qu’elle dégageait ne le laissait pas insensible, loin de la. Mais comment aurait il put en être autrement ? Naline était si gracieuse, si attirante !

Hesako se laissa faire par la jeune princesse. Habituellement, il aurait régit brusquement et aurait immanquablement blessé Naline qui ne pensait sûrement pas à mal. Et étrangement, le comte en était persuadé. Lui qui était si méfiant d’ordinaire ! Que lui arrivait il donc pour vouer ainsi une confiance aveugle en une personne inconnue qui était un agresseur potentiel ? Hesako n’en savait rien, mais à vrai dire, il s’en fichait éperdument. Il se sentait enivré par cette sensation de confiance qui l’avait envahi. Certes la belle princesse portait des armes sur elles, mais pourquoi s’en servirait elle contre lui ? Pourquoi attenterait elle à sa vie alors qu’ils venaient à peine de se rencontrer ? Non, décidément, c’était impossible. Hesako s’en rendait bien compte.

-Non, je ne suis pas fatigué ; répondit le comte à Naline. J’ai eu tous le loisir de me reposer pendant mon long et ennuyeux voyage jusque Hana. Sauf si bien sur vous avez une préférence. Dans ce cas, je m’y plierai.

Conscient que son rang l’empêchait de jeter des coups d’œil trop insistants à la jeune fille, le comté décida de s’abstenir de la regarder. C’était le moyen le plus efficace pour ne pas succomber aux charmes ô combien tentateurs de Naline.

Hesako marcha en goûtant le plaisir d’un silence partagé. Silence qu’il finit par rompre, lassé n’entendre pour seule parole que le chant de la petite brise qui soufflait imperceptiblement dans la gigantesque cité et faisait grincer sinistrement les fenêtres des maisons et claquer les portes encore entrouvertes. Il avait envie d’en apprendre plus sur le royaume d’Akane, et plus particulièrement sur la capitale de celui-ci. Et de cette façon, peut-être glanerait il quelques renseignements sur la belle princesse qui l’accompagnait et le guidait à travers les rues étroites tantôt vétustes tantôt luxueuses d’Hana.

- Naline, dit le comte, Est-ce que le royaume d’Akane est il aussi guerrier que ses ancêtres ? Non pas que j’ai une quelconque objection à cela bien sur, mais j’aperçois à votre côtés deux lames qui ne peuvent pas être que de simples décorations ; et par ailleurs, j’ai vu plusieurs groupes de soldats patrouillant à travers la ville.

Hesako avait posé cette question innocemment. Il voulait simplement avoir la confirmation de qu’il avait déduit de lui-même. Toutefois, le jeune seigneur doutait que Naline lui réponde avec précision. Déjà parce que sa question pouvait mal être interpréter, et ensuite parce que la princesse n’était pas forcément au courant de ces choses la. C’tait plutôt au général qu’il aurait du s’adresser, mais Hesako n’en avait aucune envie. Il préférait converser avec Naline, juste pour le plaisir d’entendre sa voix résonnait doucement à ses oreilles.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Ven 29 Fév - 22:15

- Alors je vous montrerais le parc, il est le plus beau lieu du palais. De la ville aussi. Répondit-elle au comte. Ce dernier n'avait omit aucune résistance envers le geste de la princesse, ce qui rassura cette dernière sur son comportement. Elle qui au départ voyait les chefs d'états comme des gens méfiants, âgés, avides, avares, entourés de gardes du corps aussi... A part bien évidemment sa mère qui elle, constituait un exemple du courage, de la majestuosité, de la jeunesse... Naline était plutôt surprise que le comte de Fubuki soit aussi amical, non méfiant, aimant profiter des moments seuls. Il paraissait sympathique mais un petit détail attira l'attention de la jeune fille en marchant. Il semblait légèrement gêné, comme s'il n'osait plus poser son regard sur elle. Pourquoi ? Y avait-il un problème ? Peut-être l'apparence quelque peu extravagante de la princesse déstabilisait le jeune comte ? Il serait timide, coincé ? Cette pensée décrocha un léger sourire à la belle rousse qui s'efforça de dissimuler ce sourire en levant la tête vers le ciel. Le soir arrivait, il était son moment préféré de la journée. Le ciel rougeoyant laissait onctoyer les nuages orangés qui, de leur contour, dessinait d'étranges formes enflammées.
Parfois des habitants les montraient du doigt, reconnaissant le général et la princesse. Mais ils baissaient aussitôt la tête lorsqu'ils croisaient le regard d'un des trois individus.
Naline remit ensuite sa tête droite. Elle regarda du coin de l'œil le général en se demandant s'il dinerait avec eux ce soir où non. La reine l'avait-elle convié au souper ? Peut être avait-il autre chose à faire aussi. La princesse se passa une main dans les cheveux en se disant que de toute manière elle ne pourrait pas 'taquiner' l'athlète tant que le comte sera là. Et pas au palais... Il fallait se retenir et rester courtoise devant des invités de marque ! Même si ces derniers s'éloignaient de leur escorte pour être tranquille un moment et se perdaient dans les rues d'un royaume qui ne leur appartient pas et qu'ils étaient sauvés par coïncidence par deux personnes importantes et haut gradés de ce royaume...
Le comte brisa le doux silence qui s'était installé par quelques questions sur le royaume. Une réponse était difficile à donner, Naline savait quoi dire mais elle ne savait si elle pouvait où si, par peur de manquer de tact où de doigté, devait attendre et laisser répondre sa mère qui avait surement invité Hesako pour cela.

- Disons que nous vénérons des éléments qui ne facilitent pas la tranquillité dans notre peuple. Le feu est signe de danger, lorsqu'il se déclare il ne peut que devenir l'ennemi de la plupart des hommes. Les ténèbres représentent la partie obscure de notre âme, inutile de vous raconter l'état d'esprit de ceux qui essayent d'utiliser cet élément.
Elle se tut quelques secondes plus tard pour réfléchir à ses paroles. Elle espérait ne pas effrayer où repousser le comte car son peuple n'était pas fou où sanguinaire comme ses dires laissaient présager. C'est pourquoi elle reprit.
- Mais à part les rares conflits qui se déclenchent de temps en temps, parfois des incendies, le peuple est de nature calme. Les soldats que vous voyez patrouiller veille sur la ville mais...
Elle lança un regard à Yasha, ne sachant si elle devait continuer dans le risque de vexer le général qui était le supérieur des gardes. Finalement elle détourna sa phrase pour honorer plutôt l'homme.
- Mais leur simple présence suffit à faire ressentir un sentiment de sécurité aux habitants.
C'était sa façon de dire que les soldats ne faisaient vraiment pas grand chose de leur journée...Le comte fit également mention des armes de la princesse, et cette dernière les montra fièrement en bougeant ses hanches. Elle expliqua ensuite en passant sa main dans ses longs cheveux de feu.
- Ça, c'est parce qu'on est jamais trop prudent. Je trouve toujours des gens pour critiquer la reine, et de ce fait, me critiquer moi aussi. D'autres plus courageux, où plus fous, tentent de profiter de mes nombreuses sorties en public pour satisfaire leur envie de meurtre sur un haut rang.
Elle n'en dit pas plus, préférant ne pas ajouter qu'elle s'en servait aussi pour se montrer comme étant dominatrice dans certaines tavernes où des hommes s'avéreraient un peu touche à tout...
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Ven 29 Fév - 23:51

Hesako fronça les sourcils. Il lui semblait que la jeune fille avait contourné la question et ne lui avait révéler q’une partie de la vérité. Il ne mettait pas la parole de Naline en doute, simplement, il avait la nette impression que celle-ci lui cachait des choses. Se pouvait il qu’elle ai dénichée le sens cacher de sa question ? Si c’était le cas, elle devait lui en vouloir. Toutefois, Hesako ne se troubla pas et continua de marcher à côté de Naline, écoutant la suite de ces explications. Non, la jeune princesse ne semblait finalement pas en colère contre lui. Ce devait être son imagination fertile qui lui jouait des tours, ce qui lui était arrivé plus d’une fois.

Lorsque Naline agita gracieusement ses haches, Hesako frémit et ne put s’empêche de dévisager la princesse avec insistance. Une féline. C’était ce à quoi pensait Hesako en observant à la dérober Naline. Tout dans ses gestes, ses déplacements et son maintient altier ressemblait à un félin. Un mélange de sauvagerie et de grâce entremêlés. Le comté ne pouvait s’empêcher de contempler avec ravissement cette créature hors du commun. Comme il aurait aimé avoir quelqu'un de semblable à sa cour ! Hélas, aucune jeune fille de sa cour, si belle et gracieuse soit elle n’égalait Naline.

Hesako finit par décrocher son regard de la jeune fille et reporta son attention sur la route. Les rues étaient maintenant plus espacées et étaient luxueusement décorées ; une lumière tamisée éclairait chaque recoins de celles-ci de sortes qu’aucun brigand ou assassin ne puisse se fondre dans l’obscurité avant de bondir sur sa proie tel un faucon et la tuant d’un geste net et précis. Le jeune seigneur se sentit hors d’atteinte et demanda à la jeune princesse qui marchait l’air insouciante et libre.

-Puisque vous semblez savoir manier ces armes, que diriez vous de croiser le fer contre moi ? Oh, je ne suis certes pas un virtuose comme le général Yasha, mais j’ai eu les meilleurs instructeurs pour professer et je peux me targuer je pense d’être un assez bon combattant ; bien entendu mon niveau n’égale pas celui des grands maîtres pour autant.

Hesako se rendit compte que son idée était quelques peu …déplacée. Après tout, il ne connaissait Naline que depuis quelques instants que déjà il voulait la provoquer en duel. C’était une attitude indigne d’un chef d’état. Du moins du point de vue d’Hesako qui avait l’impression d’être en faute vis-à-vis de Naline.

-Oh pardonnez moi, s’excusa-t-il, je crains avoir été présomptueux et vous avoir offensez impunément. Je n’aurais pas dut. Je vous en prie, ne m’en tenez pas rigueur, je me suis laissé emporter par un accès de folie.

Le comté baissa vivement les yeux et caressa de nouveau le pommeau de son sabre. Il se sentait vulnérable à présent, à la merci de tous, même de ses propres alliés. Il lui semblait que d’un moment à l’autre un événement terrible à survenir et briser son existence. Même la douce brise qui caressait doucement son visage ne l’enchantait plus. Comme la vie était dure !
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Sam 1 Mar - 15:30

Les avenues bordant le palais devenaient maintenant banales pour la princesse qui avait l'habitude de les traverser. Elle était concentré sur le comte qui la regardait avec peut être insistance. Naline aimait attirer le regard, elle était fière de constater que son charme n'était pas insensible même auprès des chefs d'état. Ce dernier avait ensuite détourné les yeux pour observer les changements de richesse au fur et à mesure qu'ils s'approchaient du château. Il sembla pensif un instant puis il regarda à nouveau la princesse pour parler.
Croiser le fer ? Il la provoquait en duel ? Mais était-il vraiment comte ? Il se promenait seul dans un royaume qui n'était pas à lui, demandait son chemin à des passants qui lui étaient inconnus et voilà maintenant qu'il défiait la princesse d'Akane ! Bien sûr, cette dernière crut comprendre que cette demande était amicale, il n'y aurait donc probablement pas de blessé à moins qu'Hesako n'ait des gestes brusques où incontrôlés, ce dont la princesse doutait. La jeune fille se demandait en revanche s'il n'avait pas demandé un duel pour montrer sa puissance ? Il n'était pas comte pour rien et lui même a dit qu'il avait eu les meilleurs professeurs. Qu'est ce que ce duel lui apportera, la fierté ? Une honte ? Ce que Naline savait en tout cas, c'est qu'elle risquait de ne pas apprécier une éventuelle défaite....
La belle rousse regarda un instant Hesako, et si sa mère les voyait, que croirait-elle ? Et si le général s'interposait ? Et si les habitants les apercevaient ? Les rues étaient désertes le soir...
Finalement Naline inspira et répondit sur un ton décidé.

- Je n'ai pas fini ma formation... Mais j'accepte.
Elle ne fit pas attentions aux excuses qui suivit, satisfaite d'engager un combat contre un homme qui allait probablement s'avérer être un expert.
Naline recula de quelques pas, elle prit ses deux armes en main. Elles paraissaient lourdes mais la jeune fille avait l'habitude de les porter et elle n'était pas guerrière pour rien.

- Quoiqu'il arrive, ma mère ne doit rien savoir...
Il devait s'en douter, mais il était évident que la reine ne devait pas apprendre qu'un combat avait eu lieu entre la princesse d'Akane et le comte de Fubiki. Naline comptait également sur le général Yasha pour tenir sa langue. L'une de ses deux armes avait une forme ondulée, formant des pointes acérés sur les cotés. Elle était sa lame de défense, l'autre en revanche était un peu plus grosse et ressemblait à un sabre, elle lui servait pour l'attaque. Elles étaient les techniques que s'était fixé la princesse, mais elles pouvaient très bien voir leur fonction s'inverser en plein combat.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Sam 1 Mar - 16:06

((Bon ben moi jvais vous laisser, je me sens complètement largué, que ce soit dans l'histoire et niveau de rp, je ne trouve pas autant de choses à dire que vous deux ^^''))
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Sam 1 Mar - 20:23

Les formes étranges et le tranchant acérées des deux lames de la princesse impressionnèrent Hesako qui contempla les armes d’un oeil admiratif. C’était à n’en pas douter des armes superbes qui aveint été forgés par un grand maître forgeron. Le jeune seigneur avait entendu dire que les forgerons D’Akane étaient parmi les meilleurs de Sitris. Preuve en était faite. Vraisemblablement, l’une des lames étaient destinés à la défense, et l’autre logiquement à l’attaque. Hesako arqua les sourcils ; il serait difficile de pénétrer la garde de Naline s’il devait non seulement parer les attaques de son adversaire mais aussi déjouer se heurter à la défense de celle-ci. En somme, elle possédait un avantage considérable sur lui. Cependant, Hesako ne s’en formalisa pas : il avait affronter de nombreux adversaires et, le plus souvent, avait dut jouer la défense. Recommencer ne serait un pas un problème bien qu’il aimât avoir l’initiative.

-Votre mère n’en saura rien, répondit le comte. Il est évident que, vous comme moi, ne voulons pas que cela se sache. J’ose espérer que le général Yasha ne dise rien ; ce serait fort fâcheux pour La princesse et moi-même.

Hesako s’abstint d’ajouter « et pour vous aussi ». Cela ne pourrait que blesser le général et le rendre hostile à son égard. Et cela, le jeune seigneur ne pouvait se le permettre : Il était venu dans le royaume Akane pour lier des liens cordiaux avec le représentant de celui-ci et peut-être débattre de l’avenir économique des deux pays. Des échanges commerciaux ne pourraient qu’être bénéfiques pour l’un comme pour l’autre. Mais l’heure n’était pas aux alliances politiques où à quelques choses d’autres, elle était a combat. Combat qui allait se révéler ardu, Hesako en était convaincu. Naline semblait manier ses armes comme si elles étaient faites de plumes et non d’acier et ses gestes étaient remplies d’une assurance qui ne pouvait être feinte.

Le sabre d’Hesako émit un chuintement métallique quoique feutré en sortant lentement de son fourreau. Hesako frissonna légèrement au contact familier de la garde de son arme contre sa main. Il aimait sentir le cuir qui enveloppait le pommeau sur sa peau ; de même qu’il s’extasiait à contempler le fil si fin de la lame dont les reflets mouvants, bleutés qui semblait incrusté dans l’arme.

D’un geste assuré, Hesako se mit en garde. Il remarqua au passage que Naline avait fait de même, et que comme il l’avait supposé, elle semblait être une excellente combattante ; sa garde laissait peu d’espace. Le comte laissa les battements de son coeur se régler sur sa respiration, puis, il se concentra sur les armes de son désormais adversaires. Il ne devait pas les quitter des yeux, ni l’une ni l’autre ; chaque mouvement devait être anticipé, chaque attaque parer ; il devait épuiser la princesse, et lorsqu’il aurait une ouverture frapper aussi rapidement que l’éclair. Hesako était convaincu que la victoire se trouvait la. Les armes de la princesse semblaient lourdes bien qu’elle les mania sans difficultés apparentes, et le comte était certain d’être plus endurant qu’elle. Il fallait juste être patient. Purifié de toutes pensées extérieures au combat, Hesako demanda dans un murmure :

-Prête ?

L’instant suivant, il bondissait sur Naline. Il était conscient que son geste était vain, jamais il ne vaincrait la princesse en l’attaquant de front, mais, il voulait la tester. Voir si malgré cette apparence invincible de face, ne se cachait pas en fait une faille qu’il pourrait exploiter à son avantage. La lame d’Hesako décrivit une courbe étincelante en direction de la gorge de la princesse. C’était un coups basique, presque trop même qui ne surprendrait sûrement pas la jeune fille, mais son objectif était de sonder la force de son adversaire. Une fois que ce serait fait, il pourrait adapter sa tactique de combat.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Sam 1 Mar - 21:45

Son sabre était finement bien taillé, ses reflets semblaient magiques et captivaient l'attention de la Princesse. Là où était le premier défaut de cette dernière, elle s'intéressait surtout aux armes et ne pouvait s'empêcher de les admirer où critiquer lorsqu'elle en voyait une. Fixant avec attention le sabre acéré de son adversaire, elle en étudiait les courbes et la pointe et retenait approximativement sa mesure. Une bonne connaissance de l'arme pouvait lui sauver la mise si elle devait la retourner contre son propriétaire. Cela lui était déjà arrivé mais elle préférait de loin se servir des siennes 'légalement'. Elle se rendit compte de son manque d'attention lorsque le comte lui demanda si elle était prête. S'il n'avait rien dit, peut être aurait-elle réagi plus tard et aurait-elle paré l'attaque qui arrivait droit sur elle avec plus de difficulté.
Néanmoins il l'avait prévenu, et lorsqu'Hesako tenta une estocade au niveau de la gorge de la princesse, cette dernière mit en œuvre ce qu'elle avait pu étudier de l'arme de son adversaire. À l'aide de gestes fermes, sa première épée parée pour la défense s'interposa entre son cou et le sabre, mais plus encore elle coincé entre l'une de ses pointes sur les cotés et son corps la lame adverse. Ayant calculée la longueur de l'épée du comte et l'endroit le plus large, sa deuxième épée d'attaque remonta du bas vers le haut pour frapper du plat de la lame sur le 'tronc' de celle de l'ennemi, juste devant le manche.
De cette façon elle espérait le désarmer et voir l'arme voler pour se planter dans le sol un peu plus loin...


[HRp : Si tu comprend pas, je t'expliquerais sur msn... ^^ ]
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Sam 1 Mar - 23:41

La lame d’Hesako fut contrée par l’arme défensive de Naline, comme il l’avait prévu ; mais non content de parer l’attaque, la princesse fit décrire à son espèce d’épée un mouvement complexe qui coinça le sabre d’Hesako dans l’une des intersections qui ornait son arme. Le jeune seigneur avait pris ces intersections pour de simples décorations et n’y avait pas prêté attention. Il en était bien puni ; car de cette manière, il ne pouvait dégager son arme qu’en la tirant vers lui ce qui le déséquilibrerait immanquablement. Le comte ne put s’empêcher de sourire : il ne s’était pas tromper, Naline était une combattante hors pair et pour preuve, elle le mettait en difficulté dés la première passe d’arme.

Hesako comprit l’intention de son adversaire que trop tard. Il n’eut que le temps de raidir ses muscles, de serrer les dents à l’attente du choc qui ne manquerait pas de secouer. Mais quoiqu’il arrive, il ne devait pas lâcher prise, cela signifierait sa défaite. Et c’était hors question qu’il perde.

Et le choc secoua. Sur le coup, Hesako eut l’horrible sensation qu’on lui avait coupé le bras. Mais il n’avait pas lâché. C’était le plus important. Maintenant, il allait contre-attaquer en prenant garde à ne pas coincer de nouveau son sabre. Et pour cela, il allait devoir maintenir son adversaire à distance par des attaques incessantes et rapides. Grâce à son arme légère, Hesako était en mesure de le faire, ben que la parade de Naline l’ait secoué. Mais avant cela, il fallait qu’il dégage son arme. D’un geste brusque et rageur, le comte extirpa avec difficulté le sabre coincé entre les deux lames.

Sous l’impulsion, Hesako recula de deux bons mètres et se remit tant bien que mal en garde. Puis, soudainement, avec la vivacité d’un serpent, il fit décrire à son arme une courbe fulgurante en direction du cou de la princesse ; le coup était le même que la fois précédente, du moins en apparence. Lorsque la lame fut tout proche de Naline le comte tourna brusquement sur lui-même sans interrompre son geste. De cette manière, il se retrouver du c^té opposé à celui auquel il aurait du frapper. La rotation offrait son dos et son flanc à la princesse, mais accélérait sensiblement la vitesse du sabre rendant impossible tout esquive. Il fallait contrer. Pour finir, Hesako tourna le bassin en un geste presque comique pour se retrouver face à son adversaire et ne pas rester de dos, ce qui aurait put lui être fatal.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Dim 2 Mar - 0:15

Il avait réussi à garder son arme, voilà qui était impressionnant. La princesse aurait aimé profiter du déséquilibre temporaire du comte suite à cette attaque mais le poids de ses armes ne lui permit pas autant de rapidité. Hesako contre attaqua aussitôt, comprenant qu'il valait mieux que ce genre de situation ne se reproduise pas. La princesse eut un petit mouvement étonné en remarquant la même attaque que la précédente, mais lorsqu'elle leva l'arme pour parer elle regarda le comte tourner sur lui même pour augmenter considérablement sa rapidité.

La belle rousse, surprise, se retrouva totalement piégée. Elle n'eut alors d'autres choix que de lâcher subitement ses armes pour croiser et placer ses bras entre la lame et sa nuque pour éviter un coup fatal.
Sur ce bref moment de réflexion où ses bras agirent instinctivement, elle aperçut la défaite arriver, elle, qui venait d'abandonner ses épées pour pouvoir se protéger, tentative désespérée voire vaine.

Elle ferma brièvement les yeux, attendant à ce que la lame taillade ses veines et priant pour que le comte n'arrête pas le combat après. Elle ne POUVAIT perdre, elle ne le voulait pas. Contre un homme en plus ! Perdre contre un homme, elle le refusait, sa fierté l'obligeait à détester ce comte à ce moment précis de la situation...

La rage la gagnait alors qu'elle se sentit impuissante, elle eut même pour pensée d'enflammer ses cheveux dans un dernier secours, un moyen de se battre sans armes. Mais cette technique était loin d'être légale et malgré la frustration, la colère et la honte de la princesse, elle se retint jusqu'à ne plus avoir le temps de penser à autre chose que la lame s'approchait trop rapidement...
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Dim 2 Mar - 10:30

Le tintement métallique d’armes heurtant le sol avec fracas alerta Hesako. Juste à temps pour éviter une catastrophe. Un bref regard lui confirma ce qu’il pensait : Naline avait lâchée ses armes. Elle état folle ! Complètement folle ! Avait elle envie de mourir à ce point qu’elle lâche ses armes en plein combat et mette ses bras devant elle, geste dérisoire. Qu’il y’ait ses bras ou non sur la trajectoire, elle serait tuée sur le coups si le sabre la touchait. Le fil était trop aiguisé, le coup trop rapide.

Le jeune seigneur se savait incapable d’arrêter son geste. A la vitesse à laquelle il était lancé il ne pourrait éviter la princesse. A moins que…Non, cela ne marcherait jamais. Mais avait il le temps de tergiverser ? Non, il n’avait pas ce luxe ; la vie de la jeune femme en dépendait. Le comte, tout en en tentant d’arrêter net son geste en bandant ses muscles, tourna sa main dans le sens opposé au fil de la lame. Ainsi, si son adversaire était touché, même de plein fouet, les séquelles ne seraient pas mortelles. Au pire, elle en sortirait avec quelques contusions ce qui n’était pas si mal. Elle aurait tout aussi bien recevoir le coups tel qui lui était destinée.

Toutefois, le comte n’avait pas l’intention de faire de mal à Naline. Aussi, au lieu de laisser Naline encaisser le coup et s’en tirer plus ou moins indemne, il fit décrire à sa lame un mouvement vers le haut tout en relâchent les muscles qui ralentissaient sensiblement le sabre. Son arme fila, mais n’atteignit pas la belle princesse, elle passa juste au dessus de sa tête, sans lui causer le moindre mal.

Pour autant, Hesako ne s’arrêta pas Certes, il avait évité le pire et la princesse était désarmée. Mais il n’avait pas encore gagné. Pas encore ; la défaite de Naline était inéducable : Hesako ne lui laisserait jamais le temps de se saisir de ses espèces d’épées hybrides et reprendre le combat. Il était hors de question qu’il perde alors qu’il avait l’avantage maintenant. Certes, le combat était compromis faute d’adversaire valable puisque Naline était pour le moment incapable de combattre.

Le jeune seigneur effectua donc un pas tournant pour se retrouver dos à la jeune fille, le sabre toujours à la main prêt à attaquer. Mais au lieu de frapper la jeune fille comme il l’aurait fait contre n’importe qui d’autre, il se contenta de pointer la pointe de son sabre sur la nuque de Naline qui était sans défense. Un sourire de joie naïve et enfantine se dessina sur son visage habituellement sombre et soucieux.

-Il semblerait, dit le comte d’une voix où perçait encore l’excitation du combat, que vous ayez perdue.

Hesako n’avait pas prononcé cette phrase par méchanceté ou pour le simple plaisir de rabaisser Naline, il n’était pas assez mesquin pour cela ; en outre, il ne se serait jamais permit une telle attitude envers la belle princesse qu’il estimait grandement pour ses charmes, ses qualités guerrières et intellectuelles. Il voulait simplement marquer la fin du combat entre eux. Rien de plus. Il était bien loin d’imaginer la réaction de Naline.
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MessageSujet: Re: Jour de marché   Dim 2 Mar - 13:34

Aucune douleur, juste un frôlement. Alors qu'elle s'attendait à de graves blessures suites à l'ampleur de cette attaque, la princesse rouvrit les yeux pour voir le comte manœuvrer avec quelque peu de difficulté afin de l'éviter. Ce dernier n'avait donc aucun attention agressive, il ne voulait pas lui faire de mal, tel en était la preuve.

Les bras de Naline se rabaissèrent pour essayer du moins de reprendre le combat, bien qu'elle sache que s'il avait été réel elle serait probablement morte. Seulement, elle n'eut pas le temps de ramasser ses épées qu'une pointe dans son cou termina la bataille. Il la tenait à sa merci, son arme sous la gorge de la perdante. La princesse se sentit humiliée, et les paroles du comte l'irrita encore plus.

- J'ai remarqué... Répondit-elle sur un ton sec en tournant la tête pour regarder froidement la lame qui la menaçait et son propriétaire. Il souriait l'inconscient... Il était heureux, c'est bien, il avait gagné.. et alors ?
De la chance... non... il était plus fort. Naline serra les dents si fort qu'elle se rendit compte au bout d'un instant qu'elle avait mal. Ses poings aussi se serrèrent pour marquer sa colère, ses ongles se plantant dans la paume de ses mains involontairement.
Elle avait perdu. Elle se sentait stupide d'en vouloir au comte, mais elle ne pouvait s'en empêcher. Une rage qu'elle contrôler avec difficulté se créa en elle. Elle n'avait plus qu'une seule envie, qu'il se batte contre sa mère. Parce qu'elle était totalement sûre que cette dernière mettrais au tapis ce minable ! Ce minable ? Non... Ça va trop loin, il faut se calmer. Il n'est pas minable... Mais il pourrait quand même arrêter de sourire, elle a perdu elle l'a remarqué !
Brusquement elle recula la tête pour s'éloigner de la lame. Elle se baissa ensuite pour ramasser les siennes. Ô comme elle aurait aimé lui foncer dessus avec ses épées... Ô comme elle aurait aimé... le blesser ? Non ! Il fallait qu'elle se retienne, elle était princesse ! Naline rangea ses armes, une mine déçu et rageuse sur son visage devenu sombre.
Sans même un regard pour Hesako, ne voulant plus voir son stupide sourire, elle passa à coté de lui.

- Suivez moi. Lâcha t-elle froidement. Elle ne s'assura même pas si le comte la suivait bien, de toute manière il n'avait pas le choix s'il voulait ne pas se perdre une seconde fois. La nuit était tombée, et le cœur de Naline se serra sur une pensée.

Et si on les avait vu se battre ? Elle voyait bien le titre dans le journal... "La princesse d'Akane a perdu une bataille contre un homme dans une rue prés du palais !" Où pire ensore : "La princesse d'Akane a perdu une bataille contre le comte du Fubuki dans une rue du palais, est-ce une déclaration de guerre ?"
Match amical, si ça se trouve tout ce qu'il voulait c'était prouver à la princesse qu'il était le plus fort...
C'est idiot, mais le jeune fille savait qu'elle avait tort. Elle savait que si la victoire avait été de son coté elle n'aurait pas été fière, mais chaleureuse avec le comte. Elle aurait également très vite oublié cette bataille. Naline était mauvaise perdante, mais elle était aussi modeste.

La nuit était tombée, la reine n'allait pas tarder à recevoir le comte de Fubuki. Il leur restait encore un petit peu de temps. La princesse aurait aimé renvoyer Hesako dans ses appartements, mais elle lui avait dit qu'elle lui montrerait le magnifique parc du palais, elle tiendra donc parole...
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